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Publié par Messager

ZAIKO, Gina et Anto

 

Joyeux Noël à tous les lecteurs de MBOKAMOSIKA, et plus particulièrement à tous les fidèles qui font vivre le site : le Messager, Mr KANDOLO, Anto Nickel, Ya Moti, Muana Mayumbu, Muana Mangembo… Joyeux Noël et meilleurs vœux pour l’année qui s’annonce.

 

Un merci particulier à M. Emmanuel KANDOLO pour la précision chronologique et historique qu’il aime mettre dans ses interventions. Elle nous permet souvent de reconstituer dans les esprits le cadre émotionnel et circonstanciel de certains de ces événements. Encore faut-il, ainsi que le dit Muana Mayumbu, la confronter  à la vérité historique.

 

Qu’Anto Nickel me permette de revenir sur le qualificatif « rebelle » que je colle à EFONGE Gina.

 

Je ne suis pas suffisamment vieux  pour avoir pu voir GINA jouer dans les MAP’S. Mais quand il intègre ZAIKO, c’est tout de suite un événement. Gina est une grosse personnalité, et aussi un caractère trempé qui ne s’en laisse pas conter. Je dis « rebelle », pas par rapport aux formes de pouvoir et d’autorité établies (DV MOANDA le fondateur, PEPE FELY MANUAKU le chef d’orchestre, Jules SHUNGU le doyen des musiciens…), mais une personnalité rebelle d’esprit qui a toujours tenu à être original et à ne pas faire comme les autres. GINA faisait et vivait en public comme une star et une vedette, et pas comme quelqu’un d’autre. Il se voulait star et faisait les choses comme une star. Il n’entrait pas n’importe comment pour commencer un concert, il rodait toujours tout un rituel autour  de ses comportements et attitudes en public. Et, dans l’appareillage qu’il constituait avec EVOLOKO ANTO, je n’ai jamais été sûr que la locomotive ait toujours été EVOLOKO, bien que celui-ci ait été star des jeunes avant lui.

 

Je ne sais pas s’il impose vraiment le SOUM DJOUN puisque les seules chansons vraiment SOUM DJOUN ne sont que ses deux chansons CONSOLATION et CELIO, et qu’il trouve quand il intègre ZAIKO deux chansons qui font du RETRO SOUM DJOUN : MBULI YA MT de J. JOSSART NYOKA et AMOUREUX DEÇU de JULES PRESLEY SHUNGU. Ces deux dernières ne font la cadence SOUM DJOUN que dans leurs refrains.

GINA est un gros contributeur, à plusieurs titres, de la personnalité de ZAIKO et ses talents d’écriture sont évidents et reconnus, et ont souvent été reconnus par ses collègues, il n’y a aucun doute là-dessus.

 

Anto Nickel parle du groupe de réflexion ISIFI. Bon, nous sommes dans le star system et dans l’apparat qui lui est consubstantiel. Mais il ne faut pas oublier que ISIFI n’est pas un néologisme signé ANTO et GINA. On l’expliquera plus tard comme un acronyme de « INSTITUT SUPERIEUR POUR L’INITIATION ET LA FORMATION DES IDOLES ». Mais, c’est une déformation de « Il suffit ». « IL SUFFIT PEPEPE AMATA NA SEBENE ». C’est un cri d’animation et sa paternité serait due ou à JULES PRESLEY SHUNGU ou à JOSSART NYOKA.

 

Il y a, quand on parle d’ANTO et GINA de ces années 71-72, il y a une dimension qu’il ne faudrait pas négliger : l’influence sur eux d’IFOLEYA qui chante ADIETA dans le groupe IFANZA. C’est dans cette veine là aussi qu’il faut peut-être rechercher les motivations de la sortie des chansons DEBAMBONGO et MAMALE, deux perles, dans lesquelles BOZI BOZIANA les accompagne. Y-a-t-il une connexion avec le fait que GINA et BOZI connaîtront des problèmes similaires de santé ?

 

Voilà, ce que je pouvais ajouter sur le sujet.

 

Cela étant, toutes ces valeurs ont fait ZAIKO, oui, elles ont aussi trouvé en ZAIKO un creuset dans lequel elles ont fleuri. Pourquoi ? Ah là est la question à 500.000 balles.

 

Joyeux Noël et bonne année.

 

Guillaume.

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anaclet 29/12/2008 19:23




J'ai donné ici même l'explication de ISIFI et Guillaume le confirme. C'est celà. Mais une chronique se doit d'être juste même si le temps peut conduire à des déformations possibles.Ifolea Ifanza,Ifole ya basi comme il aimait,à se présenter était une star. A l'époque il lisait beaucoup la bible  ainsi sa folie,j'aimerait bien dire névrose,était elle attribuée à cette pratique. La réalité est tout autre. Le cannabis est à l'origine de la forte dépression de Gina. Il était bien jeune à cette époque. Ifanza aussi ne fut victime que du cannabis. C'est comme pour l'alcool tout le monde ne meurt pas de cirrhose.Je suis sérieux le cannabis rend fou. J'ai connu Anto chez les xaveri et comme servant de messe. J'ai accompagné chez lui un jeune homme qui avait le même âge que lui pour des séances de fûmerie dont j'étais exclu car probablement trop sérieux et plus âgé peut être. Celui-ci s'est jeté par la fenêtre de son domicile suivie de quelques jours au cnpp. Il y a des exemples comme celà liés au cannabis car s'il est fortement titré en Tétra-hydro-cannabinol il devient dangereux pour des cerveau sensible de jeunes gens de 16 ans.Bato ya Isifi désignait aussi ceux qui fumait du chanvre et l'attaque ISIFI était composé de Anto,Shungu Wembadio,Mavuela,Gina. Ils se considerait comme les meilleurs de Zaïko. Quand je regarde les vidéo aujourd'huii je constate qu'ils étaient tous bons. Mais la consommation de chanvre est pour beaucoup dans la carrière ratée de Evoloko. Il a assuré à quelques amis à sa venu à Paris avec les Langa langa stars chez Bobino qu'il avait arrêté le cannabis.  Au Shangaï le cannabis se fumait du matin au soir.Le terme Isifi j'aurai cru qu'il était de Debambongo le frère de Evoloko car il le répétait souvent. D'ailleurs on croirait que tous les fumeurs le répétait. Les Yss Boys ont eux interpreté la version de black is black du groupe Los Bravos.
Anaclet


ISIFI est une déformation de"il suffit". On entendait beaucoup il suffit kaka qui donnait la contraction isifi kaka. Ce qui voulait dire tout est possible. D'où l'attaque ISIFI composé de Evoloko,Wembadio,Mavuela,Gina. Voilà les quatre qui composaient l'attaque ISIFI au sein de Zaiko Langa langa. Ceux qui se souviennent encore de cette époque,les quatre chanteurs ci-haut cités faisaient toujours une entrée de stars,Jossart et les autres jouaient en lever de rideau. Il est évident que Mbuta qui était aussi allumé que les Isifi aréussi très vite à avoir le meme succès qu'eux avec la chanson Mashakado. La définition Institut est créée de toute pièce bien après.Par ailleurs l'article du journaliste Jeannot Ne Nzau où il cite les Yss boys me semble manquer de rigueur car Vincent Lombumé Vince n'a jamais joué avec les Yss boys dont tous les membres habitaient à Kinshasa. Vince était étudiant en Belgique à cette époque et la plupart n'entre nous l'ont découvert comme chanteur du groupe les Mustangs à l'occasion des grandes vacances scolaires. Il est devenu rapidement une stars grâce à la télévision qui est un média très puissant. Voyez vous en France Steevy et Loana sont devenus des célébrités par la TV. Sa gloire était éphémère,c'est pourquoi beaucoup de gens ne se souviennent pas de lui. Mais je ne retire rien aux qualités journalistiques de Jeannot Ne Nzau.  
Anaclet


par Messager publié dans

Commentaire n° 1 posté par anaclet aujourd'hui à 18h54

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Antoine Nickel 29/12/2008 15:26

Bonjour Guillaume,Je suis d'accord avec toi sur certains points, mais j'aimerais revenir sur d'autres.D'abord, le soum djoun est un rythme bien particulier. Autant Amoureux Déçu et Mbuli ya MT pouvaient se rapprocher du style Fiesta, autant ces 2 chansons n'ont rien à voir avec le Soum djoun qui est un rythme saccadé. Tout le style Fiesta n'est pas du soum djoun. La seule chanson de Zaïko qu'on peut classer "Soum Djoun" est Consolation. Gina a expliqué pourquoi il tenait à ce style dans une émission au mois de juin sur Radio Okapi (tu peux l'écouter sur http://www.radiookapi.net/index.php?i=63&m=3&hi=68).De même, quand je parle de rebelle, Gina était plus structuré qu'Anto en terme de rebellion. C'est en effet Gina qui était l'instigateur de leurs "mouvements" car il estimait qu'il innover et non seulement copier les aînés. Pour ce qui concerne le mot ISIFI, bien sûr qu'ils n'ont pas créé le mot mais ils l'ont utilisé en lui donnant leur sens à eux. Et ce n'est ni Shungu, ni Nyoka qui l'ont inventé, mais c'est un mot comme tant d'autres qui viennent du langage populaire, notamment du milieu "Jeunes Pour Jeunes" avec Apolosa et Kikwata. Il y avait ainsi des mots "ilifo" (il faut), "isifi" (il suffit), etc... Mais Anto et Gina l'ont utilisé en lui donnant une explication.C'est vrai que Gina aimait à se prendre pour une Star, j'en sais quelque chose car j'ai habité à Lemba, pas loin de chez lui et le croisait tous les jours. Mais c'était très anecdotique. En tous cas, je te conseille l'interview de Gina pour comprendre un peu plus.Bonnes Fêtes de fin d'année.