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Publié par Messager

Salut EDJIDJIMO. Edo serait content de savoir que tu m'as écrit sur MBOKAMOSIKA. BON...Tu es lequel des EDJIDJIMO? Honoré ou Abel? Aha. Excuse-moi, je n'étais plus revenu sur cette rubrique.

 

J’ai bien suivi les précisions de Pépé FELY MANUAKU sur la création de ZAIKO LANGA LANGA. Nous avons, je pense, entendu le même témoignage.

 

Nous avons tous le devoir d’inscrire dans le marbre de l’histoire les faits marquants comme ceux-là. Voilà pourquoi ce témoignage de PEPE FELY MANUAKU est à considérer comme une contribution de valeur et non comme de l’huile jetée sur le feu d’une polémique. La critique historique confrontera et validera dans le temps les témoignages des uns et des autres. L’histoire n’est pas une science exacte : elle se construit toujours à partir des faits, des intentions, des vœux et, plus souvent que nous ne croyons, les mécanismes de sa matérialisation parfois nous échappent. C’est pourquoi je dis que même si l’histoire de ZAIKO a déjà été écrite mille et une fois, ZAIKO fait tellement partie de l’histoire de notre pays que son histoire aura toujours besoin d’être écrite et réécrite. Comme je disais l’autre jour à propos des artistes à qui leur propre génie peut être inexplicable, les hommes peuvent aussi être ignorants de la façon dont eux-mêmes ou leurs actes ont pu influer sur la marche de l’histoire.

 

Voici comment je lis le témoignage de PEPE MAGICIEN.

 

ZAIKO LANGA LANGA a été créé le 24 décembre 1969 par l’équipe dirigeante de BELGUIDE. A savoir les fondateurs André BITA et DELO MARCELLIN, le Président Henri MONGOMBE et le Vice-président DV MOANDA. Il faut savoir que BELGUIDE, selon le témoignage de MANUAKU, était comme une pépinière dans laquelle étaient déjà passés des musiciens comme ROXY THSIMPAKA, ZAMUANGANA, JOSSART NYOKA. Mais, le 24 décembre, seul MANUAKU sera le rescapé de BELGUIDE qui fera partie du nouvel orchestre qui vient d’être créé.

 

Sans Jules SHUNGU WEMBADIO, ZAÏKO n’aurait jamais existé. C’est sa prestation au cours d’une répétition de BELGUIDE qui indique aux membres du comité de BELGUIDE que la composition de l’orchestre n’était pas de qualité. Les patrons de BELGUIDE décident donc de créer un nouvel orchestre sur les cendres de BELGUIDE avec PEPE FELY MANUAKU et Jules SHUNGU Presley. Baudouin et Chriso MITSHO, Belgicains en vacances à Kinshasa et amis de Jules SHUNGU donnent le nom de ZAÏKO : ils transforment tout simplement le nom d’un orchestre ZAÏCO (contraction de ZAÏRE et CONGO : la monnaie ZAÏRE existe déjà au Congo) qui existe déjà à Bruxelles dans le milieu des Belgicains. Mais pour DV MOANDA et les autres fondateurs, ZAÏKO prendra la signification ZAÏRE YA BANKOKO. Plus tard, il semble, que c’est SHUNGU qui ajoutera le suffixe LANGA LANGA, du nom d’une plante médicinale du SANKURU.

 

 

Le 24 décembre 1969, à la réunion prévue pour la dissolution de l’orchestre BELGUIDE, DV MOANDA parle au nom de tous les fondateurs de BELGUIDE et informe tous les musiciens de leur révocation. Pépé FELY MANUAKU part avec eux tous, mais revient plus tard seul ainsi que cela avait été convenu.

 

La première répétition a lieu le 25 décembre 1969. Avec comme seuls musiciens MANUAKU et SHUNGU. Peut-être est-il déjà prévu en ce jour, que SUKAMI, habituellement membre administratif de BELGUIDE, deviendra guitariste dans le nouvel orchestre. En tout cas, ce 25 décembre 1969, seuls MANUAKU et SHUNGU répètent quand, ZAMUANGANA de passage, entre dans le lieu de la répétition et devient le troisième(quatrième) membre de ZAÏKO.

 

DELO Marcellin insiste pour récupérer JOSSART NYOKA, l’ancien de BELGUIDE, pour qu’il fasse partie du nouvel orchestre ZAÏKO. Il sera le cinquième élément.

 

Pourquoi DELO Marcellin insiste-t-il pour récupérer JOSSART NYOKA ? Et si le vrai détonateur avait plutôt été JOSSART NYOKA parti avant même l’arrivée de PEPE FELY MANUAKU dans le groupe parce que celui-ci dans sa composition d’alors ne valait rien en tant que groupe ? Qui avait été en même temps que JOSSART NYOKA dans BELGUIDE ? Quand NYOKA LONGO intègre-t-il et quitte BELGUIDE ? Quitte-t-il vraiment l’orchestre? Est-il seulement si peu motivé? Les moyens financiers seulement l’empêchent-ils de rejoindre DENDALE depuis son lointain NDJILI ? Qui pourrait affirmer qu’en ce 24 décembre 1969 JOSSART NYOKA ne fait plus partie de BELGUIDE pour avoir démissionné ou pour en avoir été révoqué ? Peut-être que dans l'esprit des fondateurs, il est déjà bel et bien le deuxième membre de BELGUIDE qui fait partie du nouvel ensemble musical.

 

Une question devrait aussi être posée à ces messieurs, MANUAKU, SHUNGU, NYOKA…. Après combien de jours de répétition du nouveau groupe ZAÏKO NYOKA a-t-il rejoint le groupe, ainsi qu’EVOLOKO et MAVUELA, pour que le groupe soit en mesure de se produire en sortie officielle le 24 mars 1970 au bar HAWAÏ avec toutes ses vedettes de l’heure : JULES, JOSSART, ANTO, SIMEON ?

 

C’est un travail pour l’histoire. Une histoire qui n’appartient plus à leurs auteurs car nous Congolais avons besoin de savoir comment cette histoire ZAIKO s’est mise en route. Nous avons besoin de dénombrer et de démonter un après un les ressorts qui ont fait ZAÏKO. L’histoire pourrait retenir un jour l’aventure ZAÏKO comme la seule réussite véritable du Congo. Alors, autant savoir comment faire pour que des choses marchent et durent au Congo.  

 

·        ZAÏKO a été créé et a prospéré autour la personnalité artistique du plus jeune membre du groupe, PEPE FELY MANUAKU. Il fut d’ailleurs longtemps le chef du groupe.

·        ZAÏKO a retenu l’attention à cause du cachet vocal qui s’inspirait du courant des belgicains qui n’étaient pas permanents sur le marché national ;

·        ZAÏKO n’est pas encore mort parce NYOKA LONGO ne l’a pas laissé mourir ;

·        ZAÏKO restera toujours une œuvre collective à nulle autre pareille dans l’histoire de notre pays. A titre de preuve, tous ceux qui sont passés dans ZAÏKO s’estiment toujours membres de la maison, et sont toujours considérés comme les bienvenus par ceux qui ne sont jamais partis.

 

A propos de Gina, et le choix des solistes, il faut rappeler que CELIO et CONSOLATION font partie de la période durant laquelle MANUAKU fut le seul soliste typique, MATIMA étant à l’époque attitré au yéyé. Plus tard, MANUAKU jouera aussi OMIBONGISA pour Gina.

 

Mais, cette attitude de la part de GINA, faisait plutôt partie de son personnage : le rebelle, le non-conformiste, celui qui fait les choses autrement… Alors… vous, vous chantez PEPEPE MAGICIEN ? Eh ben, moi je prends MBUTA MATIMA … Et peut-être aussi une réelle préférence pour MATIMA… Lui seul pourrait nous dire. MATIMA et MANUAKU étaient de toutes les façons les deux roues d’un même vélo, donc pas de problème.

 

Merci, à plus.


Courage au messager et merci à tous les contributeurs. grand merci à M. Emmanuel KANDOLO.
 

Guillaume


Bonjour,
Gina n'avait rien contre Pépé Felly, bien au contraire.
Avant sa maladie, Gina avait sorti dans Zaïko 4 chansons : 2 jouées par Pépé Felly (Consolation & Celio)  et 2 par Matima (Yo Nalinga et Bepe ya munu).
A son arrivée dans Zaïko, Gina a insisté pour imposer le style Soum-Djoun car il n'aimait pas le style Yéyé que Zaïko imitait à l'époque. D'où la chanson Consolation. On peut appeler cela avoir un esprit rebelle mais Gina était moins rebelle qu'Anto. Gina a beaucoup contribué dans l'arrangement des textes de beaucoup  de chansons publiées par les autres chanteurs et musiciens de Zaïko (par ex. chouchouna de Shungu, ou autres chansons de Pépé, Bimi, Teddy, Mavuela,...).
C'est pour cette raison que le surnom de
Poète lui a été décerné.

Gina et Anto avaient à coeur d'innover en permanence le style de musique de Zaïko, c'est ainsi qu'ils créèrent leur "groupe de réflexion" nommé ISIFI pour promouvoir une nouvelle façon de chanter et de faire la musique. Dans ce groupe se côtoyaient artistes de divers horizons (pas nécessairement chanteurs ou musiciens), notamment Bozi, alors pensionnaire de Minzoto du Père Buffalo. Les chansons Debambongo (Anto) et Mamalé (Gina) sortirent de cette expérience.
Par ailleurs, après sa naissance en décembre 1969, Zaïko a eu du mal à décoller et s'est souvent heurté à une concurrence rude de la part des autres groupes de jeunes, à commencer par le leader de l'époque, le Thu-Zahina.
Parmi ces groupes naissants et jeunes, un particulièrement lui a fait mordre la poussière : le MapS, emmené par un jeune mais talentueux chanteur : Antoine Evoloko. Les stratèges de Zaïko se sont mis en tête de le débaucher. Ce qui fut fait quelques semaines plus tard, à la grande colère des membres de MapS, dont Vickyris & Gina.
L'arrivée d'Evoloko et Mavuela permit à Zaïko de faire enfin sa sortie officielle en mars 1970 car l'ossature du groupe avait pris forme. Pour le lieu, je crois que c'était au Bar "Dit Théo" (certains pensent que c'était au bar "Hawaï").

Antoine Nickel


Antoine,


A Ditheo Zaiko jouait en lever de rideau de Thu Zaina. Le premier concert en solo de l'orchestre Zaiko fut donné au bar Hawaï sur Bongolo à Yolo. Le succès d'après moi fut fulgurant car très rapidement ils ont enregistré des disques.  

Anaclet


De la mise au point de Guillaume à propos de  ZAIKO LL

J'ai apprécié la beauté du texte et le déroulement de cette page historique qui a vu naître notre ZAIKO national. La lecture de ce texte m'a inspiré quelques considérations:
1. Je me suis toujours réclamé de la GENERATION ZAIKO, à strictement parler, comme amateur quasi-exclusif des chansons de Zaïko, toutes époques, toutes vicissitudes  et toutes danses confondues...Quand on était à la FAC, on était capable de reporter des travaux pratiques ou de sécher les cours de l'après midi pour aller voir une production de Zaïko...
Mais, en dehors de cet aspect, de nombreux autres compatriotes ont toujous savouré (d'une manière ou d'une autre) la musique de Zaïko: fêtes familiales, forums, diverses manifestations...Un dicton intériorisé était l'équivalent de "pas de zaïko, pas de fête". C'est qu'en réalité ZAIKO LANGA LANGA, d'hier, et même celui d'aujourd'hui, est le seul ensemble musical zaïrois qui a su et sait encore rassembler toutes les générations qui passent. Il faut simplement voir la configuration des mélomanes qui affluent lors de ses concerts: que ce soit hier à HAWAÏ, à MaElika(Ngoss Club), à Kimpwanza...jusqu'actuellement au  Millénaire de Savigny le Temple...ce sont les hommes, femmes, jeunes et vieux de tous les âges.
C'est cet élément qui participe à la légitimation de la thèse selon laquelle l'histoire de Zaïko est intrinsèquement liée à l'histoire contemporaine du Congo-léopoldville. Tout cela fait de ZAIKO un patrimoine culturel national.

2. Sur le plan du texte de Guillaume, j'ai apprécié son allusion à la dimension de l'histoire comme reconstruction des faits que nous qualifions en épistémologie de "interprétables", relevant de l'herméneutique. Des faits , on dirait "pas neutres". Cependant, si, comme le reconnaît Guillaume lui-même, l'histoire d'un événement étant susceptible d'être réécrite, des précautions formelles doivent être de mise: d'un conté lorsqu'on est témoin direct (ayant vécu soi-même le fait), et donc narrateur direct, et de l'autre côté lorsqu'on est témoin indirect, et donc narrateur indirect; cette double situation présente une double exigences: les citations, les références mais également la prudence formelle de l'énonciation, c'est-à-dire la précaution du CONDITIONNEL. Cette double exigence concerne aussi bien les témoins directs et les témoins indirects.

Or, faut-il ajouter, c'est le manque de cette double exigence qui a fait jusque-là qu’en ce qui concerne l’histoire de Zaïko, chacun a donné sa version de manière brute, sans référence, ni citation...Cette difficulté explique des nombreuses contradictions qui apparaissent chaque fois que l'un des pères fondateurs ( ou leurs amis, y compris les premiers recrus de Zaiko) prend la parole pour nous aider à saisir les circonstances de la naissance de notre cher Zaïko. Leur style est souvent à l'indicatif et chacun prétend dire la vérité (un droit indéniable pourtant), mais oublie non seulement que la vérité historique n’est pas une vérité physique, chimique ou mathématique, mais également que la perception des faits n'est jamais la même, même pour deux observateurs directs d'un phénomène unique.

3. Un autre facteur qui cause polémique, c'est la chronologie à la minute d'arrivée d'un tel ou d'un tel entre le 24 décembre 69 et le 24 mars 70. S'il est vrai que sur le plan factuel, Manuaku a été le premier arrivant, suivi de Shungu..., la relecture actuelle devrait transcender cette empirique polémique et emprunter la voie synthétique pour mettre tout le monde d'accord.
Dans la plupart des cas, certains argumentateurs ont privilégié l'ordre d'arrivée pour jeter un discrédit à ceux qui "seraient arrivés après"...
4. De ce qui précède, quoi de plus normal que de donner un coup de chapeau à tous ceux qui ont participé à la Naissance, surtout à la croissance de cet ensemble, plus singulièrement à ceux qui ont résisté au dernier "tsunami" de Zaïko: le départ des Bimi, Lengos...Merci également et particulièrement à NYOKA LONGO, pour nous avoir gardé notre Zaïko jusqu'à ce jour, quel qu'en soit la configuration...C'est encore et toujours Zaïko, tant que nous continuerons à danser "la Touneige", "Pa-Oki", "Kwiti-kwiti"...

5.. Maintenant ce qui importe, c'est de considérer ces pages sur Zaïko comme toujours-déja l'écriture intarissable de son histoire. Et que vive la génération Zaïko.

 

JOYEUX NOEL ET BONANA 2009 à tous les lecteurs du MESSAGER"

MWANA MAYUMBU




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josé mongo 14/03/2010 01:59



Bravo à tous ceux qui dans un souci de témoignage historique brossent  sans considération partisane et esprit de polémique malfaisant une page mémorable de notre culture
afro-congolaise à travers le récit biographique du groupe musical ZAIKO LANGA LANGA.
Nulle oeuvre historique ne peut revêtir le seau intégral de l'objectivité ! Néanmoins, à travers les sensibilités subjectives des cherccheurs, une approche consensuelle rationnelle des faits
dégage toujours la subtilité du fait historique.
L'histoire de ZAIKO est une écriture ouverte avec des anecdotes multiples et croustillantes. Aussi pour le délice de tous, acteurs historiques de cette épopée juvénile, donnez à la postérité le
récit des faits marquants  vos souvenirs inoubliables ...



Guillaume 29/12/2008 03:16

ZAIKO, Gina et Anto
 
Joyeux Noël à tous les lecteurs de MBOKAMOSIKA, et plus particulièrement à tous les fidèles qui font vivre le site : le Messager, Mr KANDOLO, Anto Nickel, Ya Moti, Muana Mayumbu, Muana Mangembo… Joyeux Noël et meilleurs vœux pour l’année qui s’annonce.
 
Un merci particulier à M. Emmanuel KANDOLO pour la précision chronologique et historique qu’il aime mettre dans ses interventions. Elle nous permet souvent de reconstituer dans les esprits le cadre émotionnel et circonstanciel de certains de ces événements. Encore faut-il, ainsi que le dit Muana Mayumbu, la confronter  à la vérité historique.
 
Qu’Anto Nickel me permette de revenir sur le qualificatif « rebelle » que je colle à EFONGE Gina.
 
Je ne suis pas suffisamment vieux  pour avoir pu voir GINA jouer dans les MAP’S. Mais quand il intègre ZAIKO, c’est tout de suite un événement. Gina est une grosse personnalité, et aussi un caractère trempé qui ne s’en laisse pas conter. Je dis « rebelle », pas par rapport aux formes de pouvoir et d’autorité établies (DV MOANDA le fondateur, PEPE FELY MANUAKU le chef d’orchestre, Jules SHUNGU le doyen des musiciens…), mais une personnalité rebelle d’esprit qui a toujours tenu à être original et à ne pas faire comme les autres. GINA faisait et vivait en public comme une star et une vedette, et pas comme quelqu’un d’autre. Il se voulait star et faisait les choses comme une star. Il n’entrait pas n’importe comment pour commencer un concert, il rodait toujours tout un rituel autour  de ses comportements et attitudes en public. Et, dans l’appareillage qu’il constituait avec EVOLOKO ANTO, je n’ai jamais été sûr que la locomotive ait toujours été EVOLOKO, bien que celui-ci ait été star des jeunes avant lui.
 
Je ne sais pas s’il impose vraiment le SOUM DJOUN puisque les seules chansons vraiment SOUM DJOUN ne sont que ses deux chansons CONSOLATION et CELIO, et qu’il trouve quand il intègre ZAIKO deux chansons qui font du RETRO SOUM DJOUN : MBULI YA MT de J. JOSSART NYOKA et AMOUREUX DEÇU de JULES PRESLEY SHUNGU. Ces deux dernières ne font la cadence SOUM DJOUN que dans leurs refrains.
GINA est un gros contributeur, à plusieurs titres, de la personnalité de ZAIKO et ses talents d’écriture sont évidents et reconnus, et ont souvent été reconnus par ses collègues, il n’y a aucun doute là-dessus.
 
Anto Nickel parle du groupe de réflexion ISIFI. Bon, nous sommes dans le star system et dans l’apparat qui lui est consubstantiel. Mais il ne faut pas oublier que ISIFI n’est pas un néologisme signé ANTO et GINA. On l’expliquera plus tard comme un acronyme de « INSTITUT SUPERIEUR POUR L’INITIATION ET LA FORMATION DES IDOLES ». Mais, c’est une déformation de « Il suffit ». « IL SUFFIT PEPEPE AMATA NA SEBENE ». C’est un cri d’animation et sa paternité serait due ou à JULES PRESLEY SHUNGU ou à JOSSART NYOKA.
 
Il y a, quand on parle d’ANTO et GINA de ces années 71-72, il y a une dimension qu’il ne faudrait pas négliger : l’influence sur eux d’IFOLEYA qui chante ADIETA dans le groupe IFANZA. C’est dans cette veine là aussi qu’il faut peut-être rechercher les motivations de la sortie des chansons DEBAMBONGO et MAMALE, deux perles, dans lesquelles BOZI BOZIANA les accompagne. Y-a-t-il une connexion avec le fait que GINA et BOZI connaîtront des problèmes similaires de santé ?
 
Voilà, ce que je pouvais ajouter sur le sujet.
 
Cela étant, toutes ces valeurs ont fait ZAIKO, oui, elles ont aussi trouvé en ZAIKO un creuset dans lequel elles ont fleuri. Pourquoi ? Ah là est la question à 500.000 balles.
 
Joyeux Noël et bonne année.
 
Guillaume.
 

Guillaume 30/03/2014 16:14

A Olivier et Kim.
Bonjour.
Nous prenons de l'âge et des souvenirs se perdent. Pouvez-vous nous rafrâichir la mémoire? S'agit-il du titre d'une chanson de Zaïko, ou d'un nom cité dans une chanson de Zaïko? Quelle année, et SURTOUT...sur quelle danse fut-elle dansée? Je pourrais me tromper, mais il me semble que vous parlez d'une chanson des Casques Bleus avec Feu Ya Lengos, Yenga Yenga Junior et une intervention probable de Feu Teddy Sukami...Alors vous savez sûrement, pour les puristes de Zaïko dont je suis, les Casques Bleus furent une expérience musicale enrichissante pour les oreilles et la danse Sonzo...mais...Si Jhersy Jossart Nyoka et Pépé Félly Manuaku se s'étaient pas arcboutés, s'ils n'avaient pas puisé dans leur force de caractère et dans leur expérience commune de la vie du groupe, pour résister pour que Zaïko survive, la vague CASQUES BLEUS eût tôt fait de balayer l'Anti-Choc Tout-Choc Eaïko Langa-Langa. Bon, cela est une autre histoire. OK...donnez-nous des précisions, nous allons chercher pour Gigi Ntumba. Bonne fête de Pâques.

Olivier 09/03/2014 00:37

bonjour, moi aussi je recherche cette chanson gigi ntumba, avez vous trouvez a qui elle appartient et l'avez vous pour ecoute?

Kim 23/12/2008 10:17

A tous les internautes de ce site,Quelqu'un pourrait-il me dire à qui appartient la chanson Gigi Tumba de Zaïko ?Merci d'avanceKim (Bruxelles)

anaclet 19/12/2008 00:47

Antoine,A Ditheo Zaiko jouait en lever de rideau de Thu Zaina. Le premier concert en solo de l'orchestre Zaiko fut donné au bar Hawaï sur Bongolo à Yolo. Le succès d'après moi fut fulgurant car très rapidement ils ont enregistré des disques.  

Antoine Nickel 18/12/2008 22:41

Bonjour,Gina n'avait rien contre Pépé Felly, bien au contraire.Avant sa maladie, Gina avait sorti dans Zaïko 4 chansons : 2 jouées par Pépé Felly (Consolation & Celio)  et 2 par Matima (Yo Nalinga et Bepe ya munu). A son arrivée dans Zaïko, Gina a insisté pour imposer le style Soum-Djoun car il n'aimait pas le style Yéyé que Zaïko imitait à l'époque. D'où la chanson Consolation. On peut appeler cela avoir un esprit rebelle mais Gina était moins rebelle qu'Anto. Gina a beaucoup contribué dans l'arrangement des textes de beaucoup  de chansons publiées par les autres chanteurs et musiciens de Zaïko (par ex. chouchouna de Shungu, ou autres chansons de Pépé, Bimi, Teddy, Mavuela,...). C'est pour cette raison que le surnom de Poète lui a été décerné.Gina et Anto avaient à coeur d'innover en permanence le style de musique de Zaïko, c'est ainsi qu'ils créèrent leur "groupe de réflexion" nommé ISIFI pour promouvoir une nouvelle façon de chanter et de faire la musique. Dans ce groupe se côtoyaient artistes de divers horizons (pas nécessairement chanteurs ou musiciens), notamment Bozi, alors pensionnaire de Minzoto du Père Buffalo. Les chansons Debambongo (Anto) et Mamalé (Gina) sortirent de cette expérience.Par ailleurs, après sa naissance en décembre 1969, Zaïko a eu du mal à décoller et s'est souvent heurté à une concurrence rude de la part des autres groupes de jeunes, à commencer par le leader de l'époque, le Thu-Zahina.Parmi ces groupes naissants et jeunes, un particulièrement lui a fait mordre la poussière : le MapS, emmené par un jeune mais talentueux chanteur : Antoine Evoloko. Les stratèges de Zaïko se sont mis en tête de le débaucher. Ce qui fut fait quelques semaines plus tard, à la grande colère des membres de MapS, dont Vickyris & Gina.L'arrivée d'Evoloko et Mavuela permit à Zaïko de faire enfin sa sortie officielle en mars 1970 car l'ossature du groupe avait pris forme. Pour le lieu, je crois que c'était au Bar "Dit Théo" (certains pensent que c'était au bar "Hawaï").