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Publié par Messager

Ndeko Messager,

 

Nazali pour le moment. Natie lisusu biyano na baninga mpe natindeli yo article moko sur ba comportements incontrôlés oyo olobelaki. Yo moko o ko reconnaître.

Merci mingi na nionso.

 

Patriotiquement,

 

Emmanuel Kandolo

 

 

 

DIPLOME DE FORMATION CONTINUE EN EDUCATION THERAPEUTIQUE DU PATIENT

Personnes homosexuelles séropositives à Lyon : l’éducation thérapeutique comme outil de prévention secondaire au temps du relapse et du barebacking.

Mémoire présenté par

Jean-Michel LIVROZET

Volée 2004-2007

Quelques phrases d’introduction

A propos des choses nouvelles, notre équipe est actuellement inquiète du relâchement de la prévention dans les pays développés.

Une personne a été contaminée à New York par un virus très résistant aux différents médicaments et très virulent. Le nombre de cas de syphilis augmente également parmi nos patients.

Je vous propose, si vous en êtes d’accord de faire le point sur différents sujets qui nous préoccupent et qui peuvent avoir un effet néfaste sur votre santé.

Le patient de New York

Un homme de 40 ans a passé un week end prolongé à New York en octobre 2004.

Il a eu de nombreux rapports non protégés dans des boites de New York en utilisant du « CRYSTAL ».

En décembre 2004, à la suite d’une fièvre importante, on a découvert sa séropositivité avec des T4 à 80/mm3 (la normale est supérieure à 500/mm3)

Le principal problème de ce patient est qu’il a été contaminé par un virus très résistant aux médicaments : il possède 27 mutations et seuls deux médicaments marchent encore : le SUSTIVA et le T-20 (FUZEON, à s’injecter matin et soir).

Malgré ce traitement, le patient a toujours des symptômes en 2005, il a perdu 4 kg supplémentaires et ses T4 sont à 28/mm3.

Les médecins américains ont identifié la personne à l’origine de sa contamination.

Il s’agit d’un homme de 52 ans qui a eu plusieurs rapports anaux actifs non protégés avec cet homme lors de son week-end à New York.

Cet homme a déjà eu 14 traitements mais ses T4 à lui son à 350/mm3.

Il a fréquemment des rapports non protégés avec d’autres hommes.

Ce week-end à New York, il a transmis un virus différent du sien, très muté et particulièrement virulent qui inquiète les spécialistes du SIDA.

_________________________________________________________________________

 

- Avez-vous entendu parler de cette situation ?

 

- Est ce que cela vous inquiète ?

 

- Essayons de voir quels sont les comportements, l’enchaînement de situation qui a permis cette contamination,

 

- A quel individu vous vous identifiez le plus spontanément ?

 

A l’issue de cette séance, le patient doit s’interroger sur ses comportements potentiels à risque de transmettre le VIH depuis sa contamination et de ses zones éventuelles de fragilité.

On propose une consultation spécifique de prévenance.

Oui/non

+ Entretien avec Isabelle MODOLO.

QUESTIONNAIRE

Monsieur,

Nous allons réaliser un programme d’éducation thérapeutique au sein de notre équipe et nous aimerions tester quelques questions pour un questionnaire, afin de connaître leur difficulté pour vous.

Ces questionnaires sont anonymes et vous pouvez mettre les questionnaires dans l’urne sur la banque

Merci de votre aide

L’équipe médicale du Pavillon P

 

Pensez-vous que le fait d’avoir des rapports non protégés avec une autre personne séropositive peut avoir un impact sur votre santé ?

 

𐂉 Oui

𐂉 Non

𐂉 Je ne sais pas

 

La fellation présente-t-elle un risque de transmission du VIH ?

 

𐂉 Oui

𐂉 Non

𐂉 Je ne sais pas

 

La syphilis peut se transmettre :

 

𐂉 Lors d’une pénétration non protégée

𐂉 Par une fellation

𐂉 Par un baiser

𐂉 Par l’utilisation d’un verre partagé

 

Lors d’un rapport sexuel avec un partenaire de rencontre occasionnelle, si le préservatif se casse :

 

𐂉 Je l’informe de ma séropositivité et lui explique qu’il existe un traitement d’urgence,

𐂉 Je n’ose pas parler de mon infection par le VIH,

𐂉 Cette situation ne me concerne pas.

UN CONTE

Il était une fois un médecin qui prenait en charge des personnes séropositives dans un hôpital de la deuxième plus grande ville de France. Le pavillon n’était pas en très bon état. Les locaux étaient exigus, la lumière du jour rare. L’ensemble des docteurs, en dehors d’une personne exclue du groupe pour des raisons historiques, s’entendaient bien et se retrouvaient ensemble en congrès pour partager des excursions, ou dînaient ensemble dans notre bonne ville. Les relations avec les infirmières étaient le plus souvent bonnes et elles avaient mis en place une consultation d’Education Thérapeutique pour favoriser l’observance des patients séropositifs. Quand au Roi, il passait 90% de son temps dans son château de l’Hôtel de Ville. Les docteurs prenaient en charge les patients séropositifs et en vingt ans se sont mis à avoir des traitements efficaces.

Cependant, avec ces traitements, on a vu apparaître une augmentation du nombre de personnes homosexuelles contaminées récemment. En dehors du « relapse », le problème du « barebacking » est apparu dans la littérature non pas médicale mais communautaire.

Que faire ? Le héros se révolte : « On ne peut pas laisser faire ça ! »

Réfléchissons, on peut faire de l’éducation pour la santé donc de la prévention primaire ! Mais la dernière action de communication sur le dépistage de la Primo Infection n’a pas été un succès. : Cependant, l’A.L.S. n’a pas été très performante sur ce coup là…

Et si on faisait de la prévention secondaire comme nous avons fait avec les maghrébins ? L’option est prise.

Isabelle étudie le barebacking, achète un « Tétu » à Aix les Bains en demandant au marchand de journaux de lui attraper (elle est trop petite) et de ne pas le mettre dans les « pornos ». Elle passe ses nuits sur le net et nous donne un premier état des lieux.

Le bon docteur veut en faire le sujet de sa Recherche Action du DIFEP. Les autres docteurs sont intéressés par ce projet. L’un d’entre eux est un peu en retrait… La sexualité, pour sa génération… On commence à en parler avec des patients. Un sociologue travaille sur le sujet : il procure de la documentation. Gaëtanne travaille sur les drogues à Houston et elle donne toute une documentation au héros qu’analyse François le Pharmacologue. L’équipe jongle avec GHB, ecstasy, Crystal !

Par contre, au DIFEP, ce n’est pas toujours gagné. Parler de pédés et de cul plutôt que de glycémie et de crises d’asthme… pas coton ! Heureusement que les copines du héros, embarquées dans la même galère sont là ! Cela permet de supporter certains modules… l’entretien motivationnel fut celui qui fit déborder la Coupe de Soissons de notre gaulois… enfin, on arrive à rédiger un projet et à stabiliser des outils pour travailler avec les patients. L’évaluation, ce n’est pas une partie de plaisir et pour cela on rame un moment. Finalement, le héros arrive à faire un des premiers projets d’Education Thérapeutique sur le barebacking, sinon le premier. La recherche action est réalisée en une semaine et l’évaluation est significative. Le héros peut être soulagé !

ACTION DE PRÉVENANCE

Les homosexuels masculins prennent aujourd’hui davantage de risque dans leurs pratiques sexuelles et la sodomie non protégée est plus fréquente chez les séropositifs pour le V.I.H. que chez les séronégatifs (1) (2). L’épidémie de V.I.H. repart dans la population homosexuelle (3, 4) et les nouveaux cas de syphilis sont majoritairement observés parmi les patients séropositifs pour le V.I.H. (5). Le « relapse » (6) et le « barebacking » (7) sont des causes pouvant expliquer ce relâchement.

L’éducation thérapeutique peut être utilisée comme un outil de prévention secondaire auprès des patients. Permettant l’acquisition de connaissances sur les risques médicaux, mais aussi pénaux encourus lors de rapports non protégés, les patients peuvent prendre conscience d’avoir parfois des comportements à risque et peuvent s’interroger sur leur gestion des risques.

Ce travail a pour but d’obtenir un déplacement dans les croyances et les représentations de santé, une meilleure gestion de la vie du patient l’amenant à changer certains de ses comportements, à renforcer son estime de lui ainsi que l’adaptation, l’anticipation vis-à-vis d’une situation à risque.

 

I. La problématique éducative

 

1) Contexte du projet :

 

a) la structure

 

La recherche-action a été mise en place au niveau de l’hôpital de jour et de la consultation d’Immunodéficience Humaine de l’Hôpital Edouard Herriot à Lyon, dans le service de Médecine de Transplantation et d’Immunologie Clinique (Ces deux services partagent les mêmes locaux et le même personnel soignant).

L’équipe médicale est composée d’un Praticien Hospitalier à temps plein, d’un Praticien Attaché à 80%, d’un Praticien Hospitalier à 60% et de quatre médecins assurant des consultations (médecins vacataires libéraux et un praticien hospitalier ayant la responsabilité du service d’hospitalisation).

Deux psychologues à temps partiel travaillent dans le service en assurant à la fois des consultations traditionnelles, programmées, dans leur bureau situé dans un autre pavillon de l’hôpital et des consultations non programmées avec des patients venant en hôpital de jour ou en consultation dans nos locaux, ou en rendant visite à des patients hospitalisés dans le service d’hospitalisation.

L’équipe infirmière est composée de quatre personnes dont une est détachée pendant un mi-temps pour la coordination du réseau Ville/Hôpital « THEMIS » structuré autour de l’hôpital Edouard Herriot qui va disparaître au

 

1

 

 

profit du réseau de santé « VIRAGES Santé » dont le champ d’activité va concerner l’ensemble du bassin de population de l’agglomération lyonnaise.

Une diététicienne et une sexologue assurent des consultations spécialisées au sein de nos locaux pour nos patients.

Une consultation d’aide à l’observance est assurée par le praticien attaché à 80%, deux infirmières, la diététicienne et un pharmacien d’officine faisant parti du réseau Ville/hôpital tous les lundis après-midi.

L’équipe travaille depuis longtemps avec des patients infectés par le V.I.H. (22 ans) et elle est ouverte sur la ville grâce au réseau Ville/Hôpital, mais aussi par la présence de médecins généralistes attachés dans le service.

Les associations communautaires de patients ou de lutte contre le SIDA de manière plus générale sont des partenaires du service.

Un réseau de santé V.I.H. (VIRAGES santé) de la grande agglomération lyonnaise a été créé en 2005, fédérant les trois services hospitaliers des Hospices Civils de Lyon prenant en charge des patients infectés par le V.I.H., le service de médecine interne de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes, la Maison d’Hestia, maison spécialisée dans l’accueil des personnes infectées/affectées par le V.I.H. en moyen séjour, les deux réseaux ville/hôpital qui existaient auparavant et les associations de lutte contre le Sida. Il est actuellement en attente d’un financement par l’Assurance Maladie.

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anaclet 12/12/2008 17:03

le SIDA fait partie de ce qu'on appelait jadis les maladies honteuse dont la plupart était des maladies sexuelllement transmissibles. La première chose à éviter pour un patient souffrant du SIDA c'est le regard des autres. Le plus dur est de lutter contre la maladie et contre ce que les autres vont dire.En 1983 on a stigmatisé une catégorie de personnes pour finir par s'appercecoir que la maladie concernait tout le monde même si je suis d'accord avec Le Pen en France qui pensait que l'on pouvait ne pas attraper le SIDA si on le voulait.Pour un patient l'anonymat est un bien précieux et nécessaire pour sa prise en charge. On se soigne tranquilement si personne n'est au courant et le reste est une question de civisme et de moralité.Savez-vous qu'en France et ailleurs beaucoup ont été contaminé par la transfusion sanguine comme l'ontn été plusieurs hémophiles victimes des produits anti-hémophiliques prélevés sur du sang contaminé.Le berbacking est une conception difficile à comprendre par la plupart des congolais,c'est avoir des rélation dans l'arrière du bar ou de la boîte de nuit. C'est une notion des homosexuels ainsi que le relaps qui prône les rélations sexuelles non protégées entre séropositifs. On peut prendre un raccourcit et dire que tout ceci est culturellement occidendale pour ne pas dire lié à la race blanche. Je ne sais pas s'il y a des bars où l'on pratique le berbacking ou le relaps dans les milieux congolais.Il faut conseiller aux congolais qui ont la maladie de se soigner et surtout que le traitement a sauvé la vie de beaucoup de gens depuis 1983. Des maladies sont en vie jusqu'aujourd'hui.Il faut se dire que les hypertendus,les diabétiques,les cancereux pour certains prennent un traitement médical à vie. Même pour des simples douleurs on se soignent à vie. La soif de la vie doit être important associée à des raisons plus profondes de vivre. Ne fut ce que pour élever les enfants par exemple.