Publié par Messager

 Les violences xénophobes déclenchées depuis la semaine passée en Afrique du Sud ont pris une proportion jamais égalée: 22 morts et plus de 300 arrestations, selon la Police Sud-Africaine.
De nombreux Sud-Africains imputent aux étrangers la responsabilité du chômage et de la criminalité galopante dans leur pays.
 Vu l'affluence des Zimbabwéens (3 millions) ayant fui leur pays en pleine crise économique en Afrique du sud, ces violences peuvent être interprétées comme leur étant  particulièrement destinées. Alors que le Gouvernement  Sud-Africain,avec Tabo Mbeki en tête ,donnait l'impression d'être le dernier rempart du régime  Mugabe.
 Par ailleurs ces violences qui interviennent à la veille du deuxième tour de l'élection présidentielle entre Mugabe et son challenger Morgan Tsvangirai risque de sonner le glas pour le régime en place. Jusque là, l'Afrique du Sud constituait le dernier refuge pour la population paupérisée du Zimbabwe. Les échos de ces violences vont accroître la détermination des Zibambwéens à se débarrasser rapidement du régime Mugabe par le biais de ce 2e tour de l'élection présidentielle.

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Théthé 28/06/2008

Mugabe " Trône divin"  il n'y a que Dieu qui peut le sortir de là!!! Encore un qui implore la grâce divine, car tout seul,il ne trouve pas la sortie...Les multiples violences électorales qui ont amené Morgan Tsvangirai, rival du président Robert Mugabe, à se retirer du deuxième tour de l'élection présidentielle prévue vendredi 27 juin, ont disséminé un autre type de menace : imprévisible, politique et livrée à domicile. Lydia, une secrétaire de 24 ans, a été contrainte d'afficher sur sa porte une effigie du président sortant, au pouvoir depuis 1980, par des miliciens qui sont entrés chez elle. Policiers et militants pro-Mugabe multiplient les descentes. Lovemore, un coursier quinquagénaire, hésite à boycotter le vote, comme l'y invite le leader de l'opposition, de peur d'être repéré dans son quartier.Avec son salaire mensuel de 20 milliards de dollars zimbabwéens, soit le prix d'une demi-douzaine d'oeufs, Lovemore a d'autres soucis en tête."En ville, nous sommes libres de ne pas aller voter. Mais en brousse, tout le monde le saura. Si tu restes chez toi vendredi, tu peux craindre pour ta femme et tes enfants", résume Simba, chauffeur de taxi. Les enlèvements, assassinats et mutilations de responsables du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), les manoeuvres d'intimidation dans les townships acquises à l'opposition, le déplacement forcé de dizaines de milliers de citadins vers les campagnes où ils ne pourront pas voter, les SMS qui annoncent - faussement - l'imposition d'un couvre-feu, ne cessent de diffuser l'angoisse parmi la population. "Arborer un tee-shirt "Mugabe" ou placer ostensiblement l'une de ses affiches dans sa voiture peut vous éviter des ennuis, voire vous sauver la vie", note un observateur zimbabwéen.NELSON MANDELA DENONCE UNE "TRAGIQUE DEFAILLANCE DE DIRECTION" S'exprimant pour la première fois sur la crise politique au Zimbabwe, mercredi 25 juin, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela a dénoncé "le déclenchement de violences contre nos semblables" au Zimbabwe et regretté "la tragique défaillance de la direction chez notre voisin". Les remarques de M. Mandela, considéré comme un héros de l'indépendance sud-africaine, ont été favorablement accueillies par l'opposition zimbabwéenne. A l'inverse, le parti de Robert Mugabe a estimé que Nelson Mandela était victime "de pressions occidentales". Théthé
 

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