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Cet espace se veut un lieu de rencontres et d'échanges entre ressortissants de la République Démocratique du Congo . Tout étranger connaissant ou voulant faire connaissance du Congo est le bienvenu. Nous y aborderons des sujets de société en français ou en lingala, selon les interlocuteurs .
Notre devise:réduire la distance qui nous sépare du pays, par l'entretien de notre mémoire, en nous référant à notre musique dans sa globalité.
Je suis ravi de découvrir cette pépite signé Johnny Bokelo en boléro, alors que depuis que je connais la chanson de Franco "Nyongo na yo
nakofuta", j'ai toujours voulu savoir à qui il s'adressait. Pendant longtemps j'ai soupçonné Kwamy Munsi, mais le style adopté par Franco, qui était maniaque aussi bien dans ses provocations que
dans ses répliques musicales, cadrait mal avec le style de Faux millionnaire. Grâce à cette chanson je n'ai rien, toues les pièces du puzzle se sont rassemblées. La période choisie (african jazz ya
Kallé, cobantou ya Ebengo) sukisa ya Nico, fiesta national ya Rochereau) indique que la chanson est à situer dans la période charnière 66/67, juste après la séparation de Nico et Rochereau,
c'est-à-dire après le retour au bercail de l'OK Jazz de Kwamy (juste avant de repartir créer Révolution). Le deuxième indice c'est le style boléro avec lequel Nyongo na yo nakofuta a été exécuté.
cela voulait forcément renvoyer à une provocation dans le même style. En partant de ces éléments, je peux avancer à ce niveau de mes investigations et rapprochements, avec une certitude de 80% que
Franco répondait à "je n'ai rien" de Johnny Bokelo. Un autre élément qui exonère Kwamy de la liste des provocateurs, c'est le fait que Nyongo na yo nakofuta a été publié dans le sillage de "Bolingo
ya bougie, que celui-ci interprète en duo avec Franco.
Pourquoi je crois que Franco est visé par "je n'ai rien":
Il faut savoir que pendant longtemps, Johnny Bokelo et Franco ont cheminé ensemble. Tous deux étaient ont eu pour maître Henri Bowane de Loningisa. Ils ont donc pratiqué le même style. Ami
d'enfance - Maman Hélène, la génitrice de Franco était locataire dans la parcelle familiale des Isenge sur Bosenge - il n'est pas impossible que de l'un à l'autre on s'est prêté plus que de
l'argent. je pencherai plutôt pour un prêt d'instrument de musique ou d'une promesse non tenue, ce qui aurait tourné dans leur relation. le preteur, c'est sûr serait Bokelo et l'emprunteur
Franco.
Mauvais payeur, c'est à travers la chanson Nyongo na yo nakofuta que Franco promet de payer Johnny Bokelo qui n'avait plus rien. Non sans le ménacer au passage de ne pas s'acquitter de sa dette si
Bokelo n'arrête pas d'étaler sur la place publique, le contrat qui les liait au sujet de ce "nyongo".
Je tiens à préciser que lorsqu'on parle de dette "nyongo" cela ne s'arrête pas qu'à l'argent. cela peut aller au délà et s'appliquer à toutes les promesses non tenues. Ne dit-on pas que la promesse
est une dette?