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Publié par ANTOINE NICKEL

ANTO NICKEL REVIENT SUR LES CAUSES DE L’USAGE DES STUPÉFIANTS DANS LA MUSIQUE CONGOLAISE

 

 

Bonjour à tous,

Je prends connaissance un peu tardivement de débat enrichissant et je voulais apporter ma contribution en précisant quelques détails
 . http://www.mbokamosika.com/article-32494515.html


Premièrement, concernant la consommation du "diamba" par les artistes musiciens, il ne s'agit nullement de "prendre des forces" ou des "super pouvoirs", mais plutôt de combattre le trac. Se désinhiber pour affronter le public, surtout les chanteurs timides tels que Evoloko, Emile Soki.
Et comme pour toute drogue, cela amena souvent à une addiction, sachant que l'organe attaqué dans ce cas est le cerveau, ce qui peut expliquer cela.
Et si on ajoute que certains étaient encore ado quand ils se sont retrouvés au devant de la scène (Anto Evoloko, Emile Soki, Jeannot Abumba avaient 15 ans, Gina Efonge 16 ans), leurs cerveaux se sont facilement fragilisés et, pour certains, ont subi des dommages irréversibles
(Emile Soki, Jeannot Abumba) ou réversibles (Gina Efonge).


Ce phénomène était généralisé, mais les artistes plus mûrs pouvaient en prendre le contrôle plus facilement. Lita Bembo, notamment, était un gros consommateur de diamba, mais il avait déjà 20 ans et la force de résistance de l'adulte, tout comme son compère Jules Shungu Wembadio.
Je me souviens d'une anecdote où Wemba, à l'apogée de VLM, qui, avant un concert au Campus de Kinshasa, s'échauffait en fumant et en sautillant et a fini par déchirer son pantalon au niveau de la raie des fesses ! Et comme il n'avait pas de vêtement de rechange, il n'a pas du tout bougé sur scène ce soir-là, et Djanana se moquait un peu de lui en scandant "Hmmm, Papa Wemba, bina ko !"

Deuzio, Joseph Pululu évoque l'exclusion d'Evoloko de Zaïko suite à sa consommation excessive du diamba. Certes Evoloko a fini par avoir une addiction, mais il n'a pas été exclu du Zaïko, pour preuve la rancune tenace de DV qui a usé des "moyens maléfiques" pour le punir de ce départ (les fameux saignements des pommettes d'Evoloko, maladie qui a fini par sceller la fin d'ISIFI Mélodia, l'obligeant de passer le plus clair de son temps alité).


Mais lui et ses 3 compères de l'attaque ISIFI ont quitté le Zaïko suite à un conflit avec le reste du groupe exaspéré par le vedettariat exacerbé du quatuor (nommé à l'époque "1ère division") qui avait élu domicile chez Evoloko pour les répétitions, séparés des autres, en compagnie de Pépé Felly, créant ainsi 2 camps dans Zaïko. Ce qui ne pouvait évidemment pas plaire à tout le monde.
Ainsi, le poste de trésorier, dévolu à Evoloko, lui a été retiré après un concert à Matete et Pépé Felly a été sommé de rejoindre les répétitions officielles. Et comme, parait-il, Evoloko aurait manqué de respect au paternel de Pépé Felly, leur forte amitié s'en est ébranlée et a facilité la scission, le quatuor ayant perdu le soutien (de poids) de Pépé Felly.

 

ANTOINE NICKEL

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