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Publié par MAUFRANC MUAMBA BOSSINGA

A PROPOS DE LA CHANSON ILONGOY DE LOKOMBE

LE FESTIVAL DES MAQUISARDS AVEC LOKOMBE ASSIS  EN 1ère POSITION

 

Le 14 mars 2020, nous avions publié à travers le lien ci-après : http://www.mbokamosika.com/2020/02/t.html ,  un article intitulé : « Mulongoy « Cathérine » de Lokombe : un nom lié à la zone de Lubao (Sentery) »

À cet égard, nous venons de réceptionner un rectificatif de la part de notre ami MAUFRANC MUAMBA BOSSINGA précisant que la dame à laquelle Lokombe avait dédié la chanson s’appelait ILONGOY CATHERINE et non MULONGOY, et décrit les conditions dans lesquelles Lokombe l'avait rencontrée  lors d’une tournée musicale à Mbandaka.

Nous publions ce rectificatif pour corriger notre erreur et rétablir enfin la vérité sur la vraie identité

de celle à qui Lokombe avait dédié sa chanson, tout en suggérant aux érudits mongo de nous décortiquer le nom ILONGOY, en mettant l’accent sur le préfixe nominal « I » qui précéde plusieurs noms mongo tels que : ILONGA ; ITELE ,etc, etc.

Par ailleurs, au cas où les préfixes nominaux "MU" et "I" auraient la même fonction linguistique, nous pouvons avancer que "MULONGOY" et "ILONGOY" seraient un même nom.

Messager

 

LE RECTIFICATIF

Bonjour cher messager,
Me revoici après plusieurs années d’absence une fois de plus pour apporter ma modeste contribution à ce grand travail que vous abattez, que celui de nous ressusciter des vieux souvenirs enterrés qui font partie de notre histoire collective. Un grand merci à toute l’équipe de MBOKA MOSIKA et à tous les Mbokatiers pour ce travail d’archivage, bénéfique non seulement à notre génération mais aussi aux générations futures. Je voudrais en profiter pour apporter un petit rectificatif à propos de l’article publié le 14 mars 2020 sur la chanson « CATHO NAKOZONGA » de LOKOMBE dans laquelle il immortalise ILONGOY CATHERINE. En parcourant l’article, qui d’ailleurs a été très bien écrit par notre frère, j’ai remarqué que notre frère a tout simplement confondu le nom de MULONGOYI qu’on retrouve, comme il l’a d’ailleurs si bien dit chez les SONGYE, HEMBA ou LUBAKAT à celui de ILONGOYI qui lui a plutôt des origines MONGO, NTOMBA.. .

Pour la petite histoire, nous sommes en Novembre 1968.L’orchestre festival des maquisards quitte Kinshasa pour Kisangani par bateau ITB avec escale à Mbandaka où l’orchestre a une série des concerts à donner. C’est lors de l’un concert en matinée, un dimanche de fin novembre 1968, le dernier d’ailleurs de leur séjours à Mbandaka « CHEZ BOKO BAR » à Mbandaka1, que LOKOMBE fais connaissance de la belle CATHERINE ILONGOY par le canal d’un de ses amis d’enfance ALBERT EKOFO avec qui il avait grandi à Mbandaka. Cette idylle qui n’a duré que l’espace d’une nuit, par ce que le lendemain matin, Lokombe et les siens devaient plier bagage pour Kisangani, va bouleverser la vie de LOKOMBE. La nuit suivante à bord du bateau courrier ITB, LOKOMBE, n’arrivant pas à fermer l’œil, fait appel à son complice de tout le temps Dizzy Mandjeku pour lui raconter son histoire. C’est au de cette même nuit que LOKOMBE compose la chanson CATHO NAKOZONGA en l’honneur d’ILONGOYI CATHERINE, une pure IFOKU ya BA MONGO (Jeune fille mongo d’une rare beauté) qui lui a arraché son cœur avec qui, ils s’étaient donné rendez-vous à Kinshasa et qu’il ne reverra malheureusement jamais. Car en réalité la belle ILONGOYI était deuxième bureau d’un haut cadre de la JMPR Mbandaka. Voici en complément de mon rectificatif la biographie et la carrière de l’artiste chanteurCamille LOKOMBE Nkalulu Baend’afe . Ses débuts dans la musique avec l’orchestre AFRO SUCCES de Mbandaka en passant par EQUA JAZZ , CITY ROCK ,FESTIVAL DES MAQUISARDS, GRANDS MAQUISARDS,OK JAZZ,BANA OK ,à OK INTERNATIONAL.

LA BIOGRAPHIE DE LOKOMBE NKALULU BAEND’AFE CAMILE
Né le 21/09/1942 à Boliko (Bongandanga) Province de l’équateur, fils de ANTOINE LOKOMBE et de BIKELA EMILIE CATHERINE. Il débute ses études primaires à BIKORO chez les frères des écoles chrétiennes, pour les terminer au groupe scolaire de Mbandaka, et pousuivre ses humanités techniques à l’ETPOC (école technique et professionnelle officielle congréganiste de Coquilhatville (Mbandaka ) où il décroche un diplôme en mécanique générale et automobile qui lui permet de se faire embaucher comme laborantin au laboratoire de TPAT Mbandaka. Ensuite il est muté à Kinshasa et intègre le centre de formation des agents voyers du TPAT, pour suivre des cours d’ingénieurs en ponts et chaussées. Centre duquel il sera d’ailleurs chassé par le directeur pédagogique du centre, l’allemand Henri Pol pour l’avoir vu chanter à la télé.


SA CARRIERE MUSICALE
Ses débuts au chant, se passent à l’école, où pendant l’absence de l’instituteur, il passait devant sur l’estrade et fredonnait quelques chansons à la grande satisfaction de ses collègues de classe qui pour le féliciter lui remettaient quelques pièces de monnaie. En 1961, encore étudiant, contacté par son jeune frère et cadet Dizzy Mandjeku ,qu’il connait depuis 1957,il intègre l’orchestre AFRO-SUCCES de Mbandaka avec Maurice Mandjeku (frère ainé de Dizzy) Bourjoli, Bofasa Charles (Bochard futur ministre),Bokeli Alias Kelly, Bruno Lihau,(jeune frère de Lihau futur ministre).C’est avec ce groupe qu’il va composer ses premières chansons, avec à l’époque des instruments rudimentaires fabriqués par eux-mêmes (boites de conserves) En 1963, à la fin de ses études à l’ETPOC, pour commencer sa vie d’adulte, ses parents lui remettent une importante somme d’argent. Avec cet argent le futur seigneur LOKOMBE, alors Camille tente de se lancer dans le monde des affaires.

 

Il quitte Mbandaka à bord d’un bateau ITB pour Léopoldville ( Kinshasa) avec un lot important des marchandises achetées à Mbandaka pour revendre à Léopoldville (Kinshasa),C’est à Kin qu’il va vite déchanter et comprendre qu’il n’était pas fait pour être homme d’affaires. Après avoir dilapidé tout son capital ,Il rentre à Coqhlatville ( Mbandaka ) bredouille où l’attendait son destin. De nouveau, il rencontre son jeune et inséparable frère Dizzy Mandjeku qui en son absence avait tout arrangé pour qu’il intègre l’orchestre EQUA JAZZ, qui, à l’époque était le plus grand orchestre de Mbandaka, dans lequel évoluaient les Molongia, (futur général des forces armées Zairoises) Bokely et autres. Ce dimanche-là de juillet 1963, EQUA JAZZ se produit en matinée à « La pelouse bar » Dizzy le présente au chef d’orchestre, un certain Erigué. Car en son absence Dizzy avait déjà tout préparé et jusqu’à même répéter avec le groupe, toutes ses chansons dont l’une était déjà populaire. C’est avec ce orchestre que le jeune CAMILE monte pour la premier devant un grand public sous les acclamations du public, et c’est le grand départ .Malgré son intégration dans EQUA JAZZ, lui et son fidèle ami Dizzy Mandjeku continuent entre temps à répéter avec leur propre orchestre AFRO SUCCES.

 

En 1964 Dizzy qui entre temps était parti à Kinshasa, revient à MBDK. Léon Engulu Baanga Mpongo, président provincial et grand mélomane de la bonne musique (lui-même guitariste), ayant entendu les échos du jeune orchestre AFFRO JAZZ, fait appel à leurs service pour agrémenter une soirée à la résidence du ministre YANGA YANGARD.A la fin de la soirée le président ENGULU, épaté par la prestation du jeune groupe, offre une guitare acoustique à Dizzy MANDJEKU. En cette même année 1964, un ami du groupe, nommé PEEPO, fils du propriétaire et tenancier de «BOKO BAR» à Mbandaka 1 , avait un équipement de musique auquel manquait des guitares. Pour avoir des guitares, Lokombe qui est alors président du groupe contacte Bernard Nkoyi qui lui aussi a des guitares et estt président d’un autre orchestre. Alors il décident ensemble de fusionner les deux orchestres pour n’en faire qu’un seul qu’ils baptisent « CITY ROCk » avec Bernard Nkoy vice-président, Lokombe, ,Bofasa Bochard ,Bruno Lihau et J.Paul Isimba au chant,Peepo aux tumbas, Dizzy Mandjeku solo, Mauro Mandjeku (le frère ainé de Dizzy) rythmique. Le jeune Lokombe qui parallèlement à la musique continue ses études, les termine et est engagé au TP AT Mbandaka comme laborantin.
En 1966 Lokombe est muté à Kinshasa et se sépare de son inséparable ami Dizzy Mandjeku qui,lui part poursuivre ses études universitaires à Bukavu (PREU).


En 1967,il retrouve son inseparable Dizzy qui descend lui aussi a Kinshasa pour poursuivre ses études de médecine à l’université LOVANIUM. Avec Dizzy il remonte le groupe CITY ROCK à Bosenge 68 dans la commune de Ngiri ngiri avec, Tino Mwinka, Ngeleka, Franck Nkodia et les autres.Au cour de la même année,1967, un grand frère du quartier proche de Kitima bin Ramazani alors ministre du travail et de la prévoyance sociale,découvre le jeune orchestre et en parle au ministre Kitima qu’il invite à une séance de répétition. A l’issue de la séance de repetition, le ministre Kitima invite le groupe chez lui à BON MARCHE le 31/12/1967,à la fin de la soirée le ministre Kitima très content de la prestation du groupe ,commande un équipement de musique en Belgique pour l’ochestre « CITY ROCK » et remet à chacun une importante somme d’argent. Pour la première fois le jeune Lokombe, goute au fruit de son travail. Le lundi 22 juillet 1968,alors qu’ils attendaient l’équipement en provenance de Bruxelles qui tardait à arriver, revenant du port Onatra, juste devant chez lui ,une voiture klaxonne, il se retourne et qui il voit là ,encore et toujours son inseparable ami et frère Dizzy Mandjeku en compagnie de Guvano Vangu et de Johnny Bokossa .Etonné de voir Dizzy en cette compagnie. Il finit quand même de discuter avec eux et se fixent rendez le lendemain.Mardi 23 juillet comme convenu, les mêmes d’hier reviennent pour le chercher à bord de la même voiture d’hier.Quelque metres plus loin ,il croisent Sam Mangwana et lui font signe que c’était ok. Ensemble ils arrivent « chez BIBIANE BAR » où répéte « LE FESTIVAL DES MAQUISARDS » qui vient d’être créé il y a quelques jours, composé en grande partie des musiciens qui viennent de quitter l’African Fiesta de Rochereau et le « VOX AFRICA de Bombenga, et qui sont à la recherche d’une voix dans le timbre de Rochereau. Le groupe qui vient de sortir ses premières chansons (Assana et autres), avait besoin d’un chanteur au timbre un peu spécial, dans la lignée de Rochereau. Comme toujours, c’est encore Dizzy qui leur avait parlé de son grand frère et ami au timbre vocal de Rochereau.

 

Apres un test réussi avec brio, où il interprète l’une de ses chansons que Dizzy avait déjà répété avec le groupe. Le Samedi 27 juillet 1968, »CHEZ ENGELS BAR » d’un certain Denis ILONSONE,Plein à craquer, c’est sa première sortie avec son nouveau groupe « LE FESTIVAL DES MAQUISARDS ». Il interprète « EGALE MT» de Michelino et sa propre chanson « MWANA IRENE ».A la fin de cette intervention,accompangé par Sam Mangwana , Pascal (le petit frère de Sam) et Ntesa Danlienst au chant, Guvano Vangu guitare solo, Michelino Mavatiku guitare rythmique Dizzy Mandjeku guitare mi-solo, Bonkosa Johnny à la basse, Jean Nzenze à la tropmette, Baramy Nkutuazowa à la trompette, Makirimbia Ignace à la tumba, Duclos à la batterie ,Germain aux maracasses, Kongi Gerard au saxo, Jeaan-Marie Makutukala au saxo ténor, Lokombe est applaudi par ses compères musiciens et le public mais aussi les « NGEMBO » venus nombreux assister à ce grand évènement qui avait fait la une de la presse Kinoise, et qui lui a valu le surnom de Seigneur comme son idole Rochereau.

 

En juillet 1969,le FESTIVAL des Maquisards se disloque,Sam Mangwana et Guivano sont ecartés du groupe apres un concert à la fikin,suite à des problemes megestion financiere,LOKOMBE reste aux cotés de Ntesa,Dizzy et les autres restent dans le Festival des Maquisatds aile originale et son rejoint par Kiese ,Diana et Depuissant En octobre 1969, LOKOMBE et toute l’aile de Festival de maquisards originale, sur décision du patron du Groupe DENIS ILONSONE, partent pour MBUJI MAYI pour préparer un nouveau répertoire en vue d’une sortie avec la nouvelle équipe toujours sous l’appellation FESTIVAL des Maquisards. En novembre de la même année, alors que le groupe se trouve toujours à Mbuji Mayi ,LOKOMBE Ntesa Guivano et les autres apprennent l’arrestation de leur patron DENIS ILONSONE. Et l’équipement musical mis à leur disposition par le Boss DENIS ILONSONE, est saisi par l’auditorat militaire de Mbuji Mayi et c’est la débandade. Mais il finit par regagner Kinshasa à bord d’un avion de la MIBA sur ordre du gouverneur NDEBO. Et les autres musiciens finiront tous, chacun à leur tour par regagner. Une fois à Kinshasa, LOKOMBE, DIZZY, NTESA et les autres, décident sur proposition de LOKOMBE de Changer le nom de l’orchestre afin d’éviter toute confusion avec l’autre aile de Guivano et Sam Mangwana. DALIENST NTESA va voir son ami Verckys ,qui met à leur disposition un nouvel équipement de musique et c’est la naissance de l’orchestre « LES GRANDS MAQUISARDS »Avec au chant :LOKOMBE,NTESA,KIESSE ,DIANA et LOULOU. Dave Makondele (rythmique),DIZZY MANDJEKU (guitare solo),KALAMBAYI (guitare mi-solo),Mageda (guitare solo), Nkodia (basse ) Michel Sax Yuma (saxo ),Maubert (trompette )Jean Marie Kabongo (trompette ) DOMSIS (Tumba ) Taby Tambu (drum)



En 1974, en compagnie de Dizzy Mandjeku et les autres musiciens des grands maquisards, ils quittent Ntesa Dalienst et créent l’orchestre KOSSA KOSSA sous le patronage de Miezi EBOMA
En 1981, Il intègre le TP OK Jazz du Grand maitre LUAMBO MAKIADI Franco .A la mort de Francoen 1989, il reste dans le TP OK jazz jusqu’en 1995où suite à une mésentente avec les héritiers de Luambo Makiadi , il quitte le l’OK Jazz avec les Simaro Lutumba, Ndome ,Josky, Diatho et les autres pour créer les BANA OK.
EN 1998 lors d’un voyage avec BANA OK en Belgique ,il décide de rester en Belgique avec Diatho,Fayila, Mpudi DECA et créent l’orchestre OK INTERNATIONAL jusq’à ce jour.

DISCOGRAPHIE

Mwana Irène (festival de Maquisard)
Emilie nakeyi mobembo (festival de Maquisard)
Catho nakozonga (festival de Maquisard)
Kosambuisa ngai te (grands maquisards)
Kayumba Marte (grands maquisards)
Mado nalembi (grands maquisards)
2eme bureau Nganda (grands maquisards)
Maria maria boni ko (grands maquisards)
Nawelaka te mbanda (grands maquisards)
Nawela nini ngai Petronelle (grands maquisards)
Ilondo Wetshi (grands maquisards)
Bosoyi (grands maquisards)
Topi Nina (grands maquisards)
Ebakume napona yo (grands maquisards)
Bakoluka bayeba tina (grands maquisards)
Moseka Lemo (grands maquisards)
Contradiction (Kossa kossa)
Mwana ya Bonzale (Kossa kossa)
Ye Nkoyi (Kossa kossa)
Daome (Kossa kossa)
Bongele (Kossa kossa)
Ngaliene (OK Jazz)
Esuke (OK Jazz)
Bel agneau (Bana OK)
Camouflage (OK International)
20 eme problème (OK International)
Baron (Nzonzing )
Bende lobela bango (Nzonzing )

Par MAUFRANC MUAMBA BOSSINGA

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Claude Kangudie 11/05/2020 22:29

Nos pères, de véritables monstres sacrés...dans les années '90, nous avions à organiser une manifestation dans le Nord de la France. Un de mes amis organisateurs, nous proposa, pour relever cette manifestation d'y associer Papa Wemba...Nous fîmes le déplacement à Paris afin de solliciter Shungu. A notre arrivée, nous avons trouvé Papa Wemba dehors avec tous ses biloko...Monsieur squattait (ndako ya poids). Et malheureusement, notre arrivée coïncidait avec ce fâcheux incident. J'entendis cet ami (paix à son âme) interpeller vivement Papa Wemba sur un ton de colère...dans cet échange, et lui et Papa Wemba, utilisaient des noms ou sobriiquets inconnus de moi et du grand public...sur le chemin de retour, je demandais à cet ami d'où venaient ces sobriquets entre lui et Papa Wemba. Et cet ami de me répondre: "je fus le tout premier batteur de Zaïko"...ah bon ? Je lui réponds. Ceux de ma génération doivent bien se rappeler comment nos tout-puissants papas géraient nos familles...
1. Règle n°1, le Vieux rentre, tous les jours travaillés, à midi pour manger;
2. Règle n°2, quand le Vieux rentre à midi, tout le monde doit être présent...gare aux absents;
3. Règle n°3, le Vieux mange. Il fait sa sieste. Pendant tout ce temps, tout le monde se tient avec discipline dans la maison familiale...le Vieux finit sa sieste et repart au boulot...les petites souris que nous étions, pouvons, ouf..enfin danser.
4. Règle n°4, Maman est tenue de faire respecter cet ordre. Pas de délinquance ni de vagabondage. Au moindre manquement, c'est maman qui est rendue responsable...
Revenons à notre histoire. Au tout début de Zaïko, mon ami répétait avec le groupe me dit-il...à l'insu des parents. La maman le sut et le mit en garde par rapport au papa...mais cet ami respectait bien la règle de "midi à la maison"...ce qui devait arriver, arriva un jour. Le Vieux rentra et se rendit compte qu'il y en avait un qui était en vagabondage extérieur...Il pose la question à la mère. Celle-ci, sachant le "crime" de son fils, esquiva prudemment la colère du Vieux..."Nayebi place Rick...azali te. Tango mususu azalaka na Inzia kuna". (Ton fils a l'habitude de trainer du côté de Inzia). Le Vieux entreprit de chercher lui même le "vagabond"...OUILLE. Et, ô sacrilège, il trouve son fils en train de jouer à la batterie dans un orchestre. Le récalcitrant a été pris par UNE OREILLE. De Inzia jusqu'à l'avenue du Stade...Ceux qui connaissent Matonge comprendront le supplice !!! Les autres "musiciens" n'entendant plus la batterie de demander mais où est Rick...??? Eh, Père na ye abuili ye...Ainsi se termina la très courte carrière de cet ami...donc c'était un ami d'enfance de Wemba. Pour nos Vieux...PAS DE MUSICIEN DANS LA FAMILLE, point barre...

RD Congo, mboka ya Presley na Rick..., ezali Libanga ya Talo...

Claude Kangudie.

Messager 11/05/2020 11:01

Anto Evoloko, durant son séjour en Europe avait visiblement manifesté son indignation lorsqu’il avait été invité sur la scène à Bruxelles ou Paris par l’orchestre formé par les enfants des anciens musiciens, en constatant que son propre fils était du nombre. Evoloko s’était exclamé que « son fils devrait poursuivre ses études universitaires ». J’avais personnellement visionné ce DVD .
Si l’industrie musicale était bien gérée, comme à l’époque des éditions Loningisa et Ngoma, Opika ou Esengo, le musicien serait plus respecté et sa vie plus rassurante.

Messager

Detanval 16/05/2020 16:30

Il est evident qu à cette époque ces industries discographiques gérées par des expatriés grecs juifs portugais et autres la société congolaise n avait pas encore produit le genre des " musiciens
" à la sale réputation Vicky Longomba était comptable comme Henri Bowane à ce que je saches Rochereau avait été à Ecomoraph quoique déjà la réputation des musiciens commençait déjà à être ternie car comme il l avait dit lui même que son futur beau-père (qui était assistant médical le plus haut titre de la profession) avait refusé que Rochereau épouse sa fille Tété parce qu il était musicien par rapport aux mœurs ou à la fortune ? moi je pense que c est par rapport aux mœurs que l on notait déjà dans ce milieux que je qualifierais en faisant cette métaphore c étaint pareille à l époque du Cotton club aux États-Unis dans le milieu des jazzmen

Congo Avenir 11/05/2020 10:28

moko na moko na biso ayebi ndenge mama na ye abuka guitare na ye, oyo tozalakii kosala na linzanza ya huile d´or... toyokaka ezali kuna na Mbujimayi esika Miichelino Mavatiku akutanaki na elenge muasi Moussa Therese (musa thete) oyo nzembo ezalaki chanson fetiche ya Olympia...

Samuel Malonga 11/05/2020 00:41

Pour nos parents, le foot et la musique ne valaient rien à leurs yeux. A l'époque quand votre fils étudie à Lovanium. c'était un prestige familiale. Comprenez donc la colère de papa Mandjeku à l'endroit de son fils lorsque celui-ci à préféré quitter l'université et une carrière assurée pour la musique considérée comme un métier de voyous donc des fumeurs de chanvre..