Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par Norbert X MBU-MPUTU

 

 

R. D. CONGOLAIS (DE LA DIASPORA) : « LIBANDA YA GRAND MASOLO » (EN DEHORS DE GRANDES CAUSERIES)… POUR UNE DIASPORA PARTICIPATIVE

 

 

NORBERT X MBU-MPUTU. Bristol (Royaume-Uni), 30 janvier 2020. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire…

 

J’ai assisté au sommet UK/AFRICA INVESTMENT SUMMIT. Je crois être le rare de la diaspora congolaise en UK à y participer (avec quelques jeunes gens que j’ai rencontrés, de la presse). Constat : il existe des fonds et des investissements à différents niveaux, surtout que l’argent parle et que l’argent, comme des punaises, chatouille et cherche où aller. Nos pays et nos villages ont des problèmes économico-financiers à différents niveaux ; mais la plupart ne peuvent se résoudre avec nos petites cotisations de 100 ou 200 dollars, il faut des millions et ces millions existent. J’ai entendu les président Ghanéen, Sénégalais, Rwandais, des messieurs et dames de la Banque Mondiale, de grandes compagnies de communication et d’ICT, j’ai entendu et vu ceux dans l’énergie solaire. J’ai assisté aux démonstrations de l’impact des « money transfer », j’ai vu des innovations technologiques. J’ai entendu et parlé un peu avec Tony Elumelu Foundation du Nigérian Tony Elumelu (comme j’avais eu l’opportunité de rencontrer et échanger à Oxford l’an passé le Soudanais Mo Ibrahim de Mo Ibrahim Foundation et avant, j’avais eu la chance de suivre à Manchester la formation « Changemakers » par l’un des mentors du Président Barack Obama, Gregory Galluzo de Chicago, puis je fus à une autre formation de « The Democracy Camp » à Dublin financée par George Soros et sa fondation qui est tout sauf cette fameuse fondation complotant contre l’Afrique et le Congo comme certains ne la connaissant pas et étant en dehors de grandes causeries voudraient le faire croire hélas et certains sans esprit de questionnement l’avalent aussi incroyablement, puis à La Haye à la formation « Peace Building » par l’organisation African Diaspora Police Centre avant de conclure avec une formation à Londres par Comic Relief, DFiD, Royal Arts Association et Common Purpose « The Diaspora Changemakers »)

 

Je suis revenu avec une conclusion : nous sommes en dehors de grandes causeries. Lorsque je dis « nous », je vais commencer par « moi ». Lorsque je parle de « nous », je parle de notre diaspora congolaise du Royaume-Uni. Lorsque je parle de « nous », je parle surtout de notre Congo et de nous autres Congolais. Car, dans ce sommet de Londres où est arrivée, avions-nous appris, une délégation congolaise avec plus de cent personnes (et où je n’avais comptabilisé qu’une vingtaine dedans) conduite par la Chef de l’État en personne et des ministres, la même conclusion : nous sommes et étions en dehors de grandes causeries.

 

Surtout que le jour même de l’événement, le Chef de l’État congolais dont la prise de parole était très attendue (à en croire l’interview de l’ambassadeur Britannique au Congo avant le sommet sur Top Congo FM à Londres) avait brillé, Dieu seul sait pourquoi, par son absence alors qu’il fut annoncé. Soit.

 

Quoi de plus normal que nous en soyons sortis avec un maigre résultat : la signature d’un contrat « d’intention » d’un de nos ministres avec la compagnie Bbox (avec qui j’ai eu des échanges et déjà sur le sol africain), une compagnie qui nous aiderait à rendre l’électricité disponible à des pourcentages de notre population. Hélas, ladite compagnie est dans l’énergie solaire dont l’on ne déniera pas le boom actuellement, mais à plusieurs conditions. Et, pour s’en rencontre compte, il faudra avoir écouter le président sénégalais Macky Sall et sierraléonais Julius Maaba Bio et comprendre notre degré de glissement en dehors de grandes causeries sur nous-mêmes. Le premier dit que dans cette porte ouverte des investissements britanniques en Afrique (après le sommet Chine-Afrique, Japon-Afrique, Russie-Afrique, sans oublier notre France-Afrique) et des investissements africains en Afrique et aussi en Europe (il n’existe pas qu’Isabel Santos, mais des Nigérians investissant en Europe), il faudra éviter de penser que l’Afrique est le dépotoir de petits investissements. Un pays comme la République Démocratique du Congo, a-t-il dit, aux potentialités hydroélectriques incroyables n’aura nullement besoin des saupoudrages des investissements en solaire (et dire que c’est le seul contrat d’intention que le pays semble avoir signé dans le solaire avec BBOXX), alors qu’il l’aurait laissé à de petits organismes et entrepreneurs hélas absents), mais un projet comme Inga avec aussi des fonds africains, est un atout à sauter dessus.  Le second alla même plus loin en stigmatisant l’énergie nucléaire avec l’Uranium africain (dont le Congo sommes l’un des pays producteurs membre de l’Energie atomique avec notre TRIGA de Lovanium avant même l’Égypte et l’Afrique du Sud).

 

Car le problème de cette absence se situe à trois niveaux : celui pendant les assises, mais surtout avant et surtout après où des participants se lancent dans des « back home actions plans ». C’est là où le pas est absent. J’ai visité certaines ambassades par exemple avant, pendant et après le sommet : elles étaient actives avec des représentants de leurs pays. Vous sentez avoir à faire aux gens sachant ce qu’ils veulent. Car, dans tout ceci il faut du lobbying : savoir ce qu’attendent ceux vous invitant et ceux devant venir pour le leurs offrir. Nous étions absents avant le sommet comme nous l’étions pendant. Surtout les canaux de communication de notre ambassade et des notre délégation laissent à désirer. C’est incroyable !

 

Il ne sert à rien d’avoir et afficher des numéros de téléphones et des Emails lorsque personne n’est là pour répondre ! Il est moins maniéré d’avoir et de se déplacer avec une pléthore des conseillers et des secrétaires si personne ne peut aider à faire rencontrer le « chef » pour parler « business » ! Il ne sert par de parler à la communauté de la diaspora (chose qui peut se faire directement sur les réseaux sociaux – ce qui aurait permis aux services de presse d’évaluer et de corriger les dits et redits) si c’est pour se lancer dans une crise pour rien, un dîner ou une communion moins bruyante aurait suffi !

 

Si l’après sommet, le Congo s’est illustré avec ce débat faisant même fuir les quelques rares personnes désirant venir y investir avec cette guéguerre dans la coalition ou la cohabitation accidentelles au pouvoir d’un parlement à déboulonner ou pas (autant de climat incertain qui n'attire aucun investisseur), contrairement aux autres délégations qui ont eu après des rencontres fructueuses avec leurs disaporas, chez nous, à part le « fameux FATSHI-BETON » la veille du sommet (Dieu seul sait pourquoi une telle rencontre qui a produit des effets contraires au lobbying aux investisseurs), ce fut un silence de cimetière de la Gombe.

 

Alors, les craintes du Royaume-Uni que la délégation congolaise se sont avérées justes : avec les fiascos enregistrées et partagées dans les chancelleries de nos participations et missions aux USA, en Russie, en France, Londres serait-elle différente ? Voilà les choses qui s’étaient dites dans certaines officines avant l’arrivée de la délégation congolaise à Londres. Et, ce qui arriva à Davos ne vint que donner raison à ceux pensant que « we are not ready for the job » (nous ne sommes pas disposés et prêts pour le boulot). Car, dans une telle compétition, nos frontaliers comme le Rwanda nous fait damer les pions. D’où, nous pouvons crier, chanter, chahuter : notre coltan et notre café et nos or seront vendus dehors via ces pays. À cause de notre faute car nous trainons la réputation de ne pas respecter nos signatures, et cela à un haut niveau ; et encore, nous allons partout avec la fameuse réputation de ne pas honorer nos engagements (si la crise actuelle est tributaire des accords de Lemera ou de Kigali – car, ces accords ne se signèrent pas à Lemera mais à Kigali après la chute de Goma et qu’actuellement le pouvoir UDPS/UNC/PPRD/CACH/FCC est pris au cou du fameux deal), une autre réputation nous colle à la peau : nous trainons avec des parures ostentatoires (Louis Viton, Rolex) et certains de nos soi-disant intellos brandissent des diplômes ne respectant qu’une règle n’attirant pas des affaires et des finances puisque le diplôme est un « signum visibile invisibilis ignorantiae » (un signe visible dans l’ignorance invisible). Et dire que nous sommes encore à ce niveau de bas étage d’étalage des diplômes et des parures !

 

Ce qui navrant dans ces analyses et ces remarques lorsqu’elles proviennent des « en-haut-d’en-haut », c’est que, non pas seulement que ceux au pouvoir sont loin de remplir ces vides, mais même les oppositions ne semblent pas avoir des « shadow cabinets » prouvant qu’ils peuvent offrir mieux que la médiocrité décriée.

 

Comment alors espérer un miracle congolais ? Comment faire pour inaugurer un autre nouveau Congo ?

 

Il existe une autre diaspora qui peut faire mieux et qui n’a besoin qu’une chose : se réunir et exister et devenir une voix et devenir un pont entre le pays et le dehors. Ce que les combattants de Londres ont prouvé avec la résistance en interdisant les concerts et les bruitages des prédications venant du pays pendant près de dix ans, d’autres peuvent et doivent le faire positivement dans d’autres domaines. Pour cela, il faut apprendre tout un langage, exister individuellement, tenter d’autres approches, copier chez les autres, sauter sur certaines opportunités, « congoliser » certaines approches. Mais, ceci ne peut se faire que dans une nouvelle façon d’être responsable et de faire de la politique et d’ouvrir les portes aux idées et aux initiatives.

 

Les gouvernants sont à blâmer certes, mais plus nous-mêmes, individuellement et collectivement. La médiocrité n’est pas aussi bétonnée qu’elle ne peut être briser par de nouvelles approches du changement.

 

J’ai entendu dire qu’un gouverneur comme celui du Kwilu avec le chef-lieu Bandundu était au sommet, pour ne prendre qu’un exemple, et je me suis dit : quel gâchis ? Pourquoi n’avait-il pas préparé et fait une présentation, même après le sommet, sur la ville de Bandundu où pourrit le courant d’Inga sans aucune entreprise alors que les infrastructures comme celles de la vielle SOBRABAND peuvent servir à lancer des usines s’assemblage ou de montage informatique, d’ordinateurs ou mêmes des téléphones portables, puisque ces hommes d’affaires en quête des lieux et des places à implanter ces compagnies étaient dans ce sommet et dans ces salles ?

 

Au clair, nous devons cesser de chahuter et de pérorer et nous mettre à l’œuvre et exister, individuellement et collectivement. Même si d’autres pourrons continuer à déranger la quiétude des richards dans des quartiers huppés avec des manifestations genre ce que nous avons offert au quartier à côté d’Excel à Londres, d’autres doivent combler le vide et ce vide de la non-existence d’une diaspora congolaise participative.

 

C’est ce que personnellement je me suis décidé de faire désormais ! Nous allons améliorer ce que nous avons déjà commencé depuis bientôt une décennie, nous allons devenir une voie et une voix pour nous-mêmes et pour les autres et, de là, nous allons exister autrement ! Nous sommes une force, mais nous nous ignorons ! Hélas !

 

Mais, pour que nous réussissons un tel combat contre la médiocrité, il nous faudra dénoncer et ne pas nous faire distraire par les nôtres calculateurs-profiteurs-opportunistes se cachant derrière des manières des troubadours et des agir des thuriféraires aux neurones cunéiformes et à la moralité publique de bas niveau nous ayant fait plonger et glisser vers cette risée que nous sommes devenus actuellement…

 

Une telle nouvelle résolution et un tel schéma, comme nous l’avons appris d’un « godfather » en marge de ces assises, il nous faudra avancer dialectiquement et pragmatiquement en trois étapes : « listen, learn and lead ! » ou la loi de « Three Ts ». La réalité est que nous devons devenir, au singulier et/ou au pluriel, d’une façon solidaire ou même solitaire, collectivement mais plus le commençant individuellement, ces « changemakers » dont notre Congo a besoin. De gré ou de force !

 

Le constat de ces jours pendant le sommet fait croire que l’équipe actuelle nous gérant ou disant nous gérer doit encore fournir des efforts et quitter un stade moins attractif pour des partenaires nouveaux ! Et, il faudra les leurs dire, sans ambages !

 

 

Norbert X MBU-MPUTU

Email : norbermbu@yahoo.fr

 
____________________________________________
Norbert X MBU-MPUTU
Journaliste, Ecrivain et Chercheur en Anthropologie et Sociologie
Journalist, Writer and Researcher in Anthropology and Sociology
 
South People's Projects-SoPPro Coordinator
 
MOB.: + (44) 74 04 095 007
TWITTER: @norbertxmbu - FACEBOOK: http://www.facebook.com/norbertmbu
BLOG: https://londonaggiornamento.wordpress.com/ - ABOUT ME: http://about.me/norbertmbu
________________________________________
 
VITA BREVIS EST - Life is short - La vie est courte.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article