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Publié par Norbert MBU-MPUTU

ARRONDISSONS NOS ANGLES : LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT FRANÇAIS EMMANUEL MACRON

Norbert MBU-MPUTU

Journaliste, écrivain et libre-penseur

Room 23, Ron Jones House,

20-30 Jamaica Street, Bristol, BS2 8JW

Email : norbertmbu@yahoo.fr

Royaume-Uni

Bristol, le 5 décembre 2019.

À Monsieur le Président de la République Française

Palais de l’Élysées,

PARIS (France)

OBJET : MODESTES CONTRIBUTIONS POUR DISSIPER CES AMBIGUÏTÉS S’EXPRIMANT PAR CE RAS-LE-BOL AU MALI - IL EXISTE UNE AUTRE AFRIQUE

Excellence Monsieur le président,

Ayant été présent dans cette salle où vous aviez tenu votre conférence de presse et ayant suivi vos propos sur l’Afrique, le Sahel et comment vous aviez dit inviter les présidents de ces cinq pays africains pour leur demander de clarifier ce qu’ils veulent de la présence des soldats français chez eux, j’ai pensé qu’il est important pour moi, l’un des seuls Africains dans la salle, de vous aider modestement à ne pas et à ne plus vous enfoncer dans cette ambigüité lorsqu’il vous faudra dialoguer ou même trouver des approches nouvelles dans ces relations « du reste ambigüe » entre la France et l’Afrique.

AMBIGUÏTÉ. Dans votre conférence de presse, un mot était souvent revenu : l’« ambiguïté ». Vous sachant intelligent, ce mot vaut ce qu’il vaut. Aussi, sans enfoncer les clous dans cette « ambigüité » relevée dans l’OTAN par vous-même et ayant entaché cette conférence à cause notamment de vos propres et analyses, que nous partageons, sur la situation en Syrie où l’OTAN se met à attaquer ou à abandonner les alliés qui, hier, étaient de même côté qu’elle dans la lutte contre le fameux État/Califat islamique, le souhait aurait été d’appliquer la même approche lorsqu’il s’agissait de l’Afrique, des Africains et des États du Sahel.

Au clair, les Africains et l’Afrique vous invitent à la même vision réalistique, pour éviter d’appliquer la loi de deux poids, deux mesures, comme vous semblez le faire.

Cette ambigüité, lorsqu’il s’agit de l’Afrique, vous a conduit dans deux honteuses images qui restent indélébiles dans la tête des Africains : vos douches froides à Ouagadougou et surtout celle à Accra.

CONNAITRE LE LANGAGE AFRICAIN. Au fait, il existe un problème de langage africain et même nègre à exposer. L’Africain et le nègre procèdent souvent par des non-dits et des symbolismes non-verbaux. L’Africain, comme chez Socrate, aime faire accoucher la vérité à son interlocuteur. Ce n’est nullement de la poltronnerie, mais pour évaluer le degré de maturité de ce dernier, pour éviter de perdre son temps pour rien. D’où, après avoir évaluer, l’Africain dira à son interlocuteur ce que ce dernier souhaiterait entendre de lui.

Dans votre cas avec le président Burkinabé, le message qu’il voulait vous transmettre en sortant de cette salle en vous laissant, vous l’invité et l’hôte de marque, c’est vous dire que vos propos n’étaient pas à prendre au sérieux ; vous-mêmes non plus. Tout africain et tout nègre l’avait bien compris. C’est comme cette paire de chaussure lancée au président Bush en Iraq. La symbolique est la même.

Quant à la douche-froide d’Accra, pragmatisme anglo-saxon subjugué avec cette attitude des forestiers africains flanquant sur n’importe quel visage tous ce qui bouge dans ses entrailles, elle voudrait tout simplement vous inviter à rouler votre langue deux ou trois fois avant de prendre langue, de parler ou même de dialoguer avec les Africains. Ceux-ci le font dès qu’un invité s’annonce : l’Africain et le nègre le regardera, l’écoutera, le lorgnera, débobinera quelques mimiques. C’est ce que Ahmadou Hampâté Ba synthétise dans son « À l’école du caméléon » ; au fait, comme l’explique encore ce compte intéressant de Congolais Thadée Badibanga, L’éléphant qui marche sur les œufs, lorsque l’Africain et le nègre se rend compte que vous vous amusez avec lui, en le trompant lorsque vous l’appelez (au téléphone), il jouera le même jeu et vous mentira en vous répondant aussi au téléphone, comme le chante un musicien de chez nous !

LES CINQ PRÉSIDENTS AFRICAINS. Au clair, les cinq présidents Africains viendront en France, ils vous écouteront, ils parleront devant la presse, parfois ce que vous voudrez qu’ils vous disent, pour ne pas vous blesser et pour vous faire plaisir, mais au retour, avec ce qui apparaît une mission impossible, ils attendront et prendront leurs temps.

Personne ne refusera un voyage en France ! Personne ne vous contredira car comprenant, comme l’a dit un analyste sur vos propos contre le président Turque qu’il s’agissait de la consommation locale française, votre consommation locale ! La boucle sera ainsi bien et mieux bouclée !

Par respect, l’Africain viendra, il vous écoutera, il vous invitera même chez lui ou même acceptera que vous arriviez chez lui, il bougera même sa tête en signe d’approbation, puis il va dormir, interroger la nuit pour écouter « plus souvent les choses que les êtres », pour entendre « la voix du feu » qui s’entend et pour saisir le message « dans le vent le buisson en sanglot » : le fameux « souffle des ancêtres morts qui ne sont pas morts… ».

En vous écoutant, je m’étais souvenu des deux livres classiques négro-africains que je me mis à relire au retour et comme un recours : L’aventure ambigüe de Cheikh Hamidou Kane et Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire.

L’AFRIQUE AUSSI CHANGE. Mais, plus important, c’est ce que le Secrétaire général de l’OTAN nous a dit dans sa conférence de presse : le monde change et bouge, l’OTAN aussi.

C’est ce message que l’Afrique, et surtout l’Afrique noire, vous invite à comprendre pour un dialogue constructif. Contrairement à l’Afrique blanche qui posera des bombes, cassera et tuera, l’Afrique noire prendra son temps. Mais, faites gaffes, le proverbe dit et renseigne qu’« un homme calme et doux, le jour où il se met en colère et se lève, il faudra dix personnes pour le calmer ». Aussi, même en assistant « consterné à la réduction des bêtes sauvages », l’homme noir et africain ne trahira jamais sa terre et sa mère patrie, malgré les impressions apparentes. C’est ce que je qualifie dans mon livre dont je vous enverrai un exemplaire sur Patrice Lumumba et sur l’histoire du Congo d’être « le syndrome du 4 janvier 1959 ».

PETITE HISTOIRE. Pour la petite histoire, les manifestations congolaises de Léopoldville du 4 janvier 1959 furent l’élément accélérateur pour l’indépendance du pays, dans une colonie considérée alors par les Belges d’être une colonie modèle et docile. Ce fut une histoire quasi rocambolesque d’un match de football perdu, d’un meeting d’un parti politique autorisé au conditionnel, puis des commissaires de police qui arrivèrent dans un cafouillage indescriptible, le tout dans une situation quasi chaotique et étincelante et inflammable comme celle actuellement dans ces pays du Sahel. Au fait, comme le renseigne aussi le proverbe qu’une seule tige d’allumette peut faire brûler la savane entière.

Au Congo-Kinshasa, nous savons par exemple que ce qui est arrivé à Beni et ailleurs chassant la MONUSCO arrivera et c’est arrivé aussi entre 1960-1964 lors de la première arrivée des casques bleus au Congo : il eut des casques bleus assassinés, morts, confondus avec des mercenaires. Ce n’était qu’une question de temps. Les propos d’un Salif Keita sont, au fait, l’expression d’une majorité silencieuse qu’il a eu le courage de porter sur les médias. Alors que tout analyste voyait ce ras-le-bol arriver, tôt ou tard ! Comment n’aviez-vous tiré les leçons de ce qui était arrivé au diplomate américain à Bengazi ? Qui aurait cru ! Et pourtant, tout Africain savait que le marché de dupes était engagé en Libye, jusqu’alors ! Hélas !

LA LIBYE. Certes, comme la répétition étant la mère des sciences, il sied de vous le rappeler et de vous faire comprendre que les Africains veulent que vous sachez qu’ils savent que vous savez que ce qui est arrivé au Sahel est arrivé de par la faute de la France et du Royaume-Uni et des USA qui sont allés bombarder la Libye ! Tant que vous ferez semblant de ne pas reconnaître cette vérité comme l’a bien faite les Britanniques, le dialogue de sourds continuera ! Car, vous le savez bien, l’Afrique avait demandé d’user d’une autre approche : le dialogue. Mais, vous savez que le président français, Sarkozy, avait dit bombarder tout avion des chefs d’État africains qui voulaient aller en Libye pour une médiation ! Et, il avait été dit aux Français que la fin de la Libye serait le début de la fin du Sahel. Et, la France n’a pas voulu écouter l’Afrique. Voilà où nous en sommes.

Devant une telle situation dont la faute vous incombe, la sagesse voudrait d’agir comme les Britanniques : diligenter une enquête et condamner, même du bout des lèvres, cette fameuse France qui est la honte de la France, et demander aux Africains et aux Nègres : puisque nous sommes où nous sommes actuellement, comment faire pour arrondir les angles ? Mais, les menacer l’aviez fait, tout africain comprend ces menaces à demi-mots comme vous, c’est prétendre éteindre le feu avec du pétrole : grosse bêtise. Certes, nous comprenons, Africains et nègres, les pressions et les frustrations qui sont les vôtres. Vous avez une opinion à satisfaire…

ANTI-FRANÇAIS. Il n’existe pas des sentiments anti-Français auprès des Africains. La France, Paris et les Français sont des amis des pays africains francophones. Mais, humains comme le sont les gilets jaunes français, humains comme le sont les anciens Sans Culottes, humains comme sont les grévistes nombreux en France, l’Africain et le nègre et le Malien et le Burkinabé se sent se faire rouler dans la farine blanche et voudraient que ces choses se terminent. Au fait, c’est un vrai ras-le-bol.

Agissez, s’il vous plait, suivant la loi latine ancienne de « causa sublata, tollitur effectus ». Sinon, nous retomberons dans un marché de dupes : un chacun pensant damner les pions ou dribler l’autre. Ou, comme cela nous fait toujours sourire (car, l’Africain ne se met pas à rire devant son interlocuteur) lorsque nous entendons les leaders occidentaux dire privilégier d’abord les intérêts de leurs pays, et pour vous ceux de la France, pensant peut-être que les Africains et les nègres, soit qu’ils n’ont pas d’intérêts à vouloir défendre, soit qu’ils joueront toujours vos jeux, alors qu’ils s’en moquent éperdument et s’en fichent !

APPROCHE SAGE. S’il vous fallait convoquer les présidents précités, pourquoi ne pas l’avoir fait diplomatiquement et les laisser prendre des mesures qui s’imposent pour arrondir ces angles désormais sans formes ? Ou dire simplement les appeler pour une concertation ? Mais, le faire comme vous l’aviez fait, je puis parier qu’aucun de ces présidents ne se hasarderait à convoquer son parlement ou son sénat et transmettre vos volontés.

Au fait, vous commettez la même erreur que le général Charles de Gaule en 1958 lorsqu’il lança son idée du référendum : ce fut la Guinée qui accepta de vivre dans la liberté dans la pauvreté, puis, comme une mycose, les autres pays suivirent. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

LA FRANCE. Je voudrais revenir encore sur une France qui déçoit et qui n’est plus et n’est pas cette France de la France : une France qui n’est pas championne des valeurs universelles des droits humains, de démocratie et surtout d’élections libres et transparentes comme le sont les pays anglophones d’Afrique. C’est le président Tchadien qui a expliqué aux Africains que, alors qu’il souhaitait respecter sa parole de quitter le pouvoir, ce fut la France qui lui demanda de ne pas quitter et qui lui envoya un expert pour changer la constitution. Est-ce un tel message que vous voudrez communiquer aux présidents nouveaux africains à inviter chez vous ?

Ayant souffert des dictatures, les Africains et les nègres se comportent comme des gens jadis mordus par un serpent et qui doivent sursauter, « prevention is better than cure », même à la vue d’un lézard.

Des exemples de cette France nouvelle et soutien des dictatures sont légions. Je prendrais le cas des dernières élections au Congo-Kinshasa car la question reste sans réponse jusqu’alors au point de considérer les Français comme ressemblant aux « eaux dans une pirogue » : versatiles, sans positions et brefs ils ne sont pas des hommes de confiance et de paroles. La question reste de savoir ce qui se serait passé entre les premières déclarations du ministre des affaires étrangères et la position du même monsieur vingt-quatre heures après ?... Comme on le chante encore en Afrique : « On a tout compris » et il est important que vous compreniez que tous avons tout compris. Ainsi, nous pourrons dialoguer sur d’autres bases vraies et véridiques !

LA COTE D’IVOIRE. C’est en Côte d’Ivoire que la chose devient rocambolesque presque avec cette France où même l’Esprit Saint ne la retrouve même plus. La France envoya Gbagbo et Blé Goudé à la CPI, pourquoi ne pas avoir usé des mêmes pouvoirs pour y faire inviter l’autre morceau de la crise pour que justice soit rendue ? Silence honteuse même d’une madame la procureure de la CPI devant chaque fois se justifier poursuivre ses enquêtes ! Dix ans d’enquêtes comme vingt ans de la MONUSCO au Congo-Kinshasa sans terminer le job ! Sincèrement, nombreux Africains se disent que nombreuses personnes apparemment censées seraient même nées avant la honte !

ARRONDIR LES ANGLES. Pour ne pas allonger les trous d’un filet, comme on le dit chez nous en Afrique, il est possible d’arrondir les angles, de conjuguer les meilleurs verbes dans les temps et modes exigés par la concordance des temps (et des lieux). À une seule condition : comprendre que les frustrations africaines retrouvent des ailes d’expression dans une certaine Europe, Occident et France aveugles et sourds-muets à une Afrique nouvelle, jeune, connectée au monde puis capable de se prendre en charge. L’exemple de l’Éthiopie, du Botswana, du Ghana et des autres sont parlant. Mais, pourquoi les pays francophones africains excellent-ils dans des dictatures et la médiocrité ?

Il est possible de dialoguer pour éviter certaines ambiguïtés et tout dialogue exige respect et considération mutuels. En de telles circonstances de la mort des soldats français (et aussi maliens), des menaces à peines voilées, comme vous les aviez proférées, font produire des effets contraires et même inverses. Si la mort des soldats français vous chagrine, à fortiori la mort de ces nombreux Africains et nègres ? Devons-nous donner raison à Aimé Césaire qui écrit dans Discours sur le colonialisme : « On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu’ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs « maîtres » provisoires mentent » ?

Si hier, « la raison est hellène et l’émotion est nègre », aujourd’hui, le nouveau nègre possède sur son maître d’hier ou même d’avant-hier un avantage : il use à la fois cette raison hellène et son émotion nègre ; alors que le nouveau maître que vous représentez, êtes toujours restés avec cette image ou cette définition à dépasser du nègre usant de l’émotion ! D’où, la cacophonie et l’ambigüité de penser qu’au Mali, comme au Congo curieux parallélisme des propos, il eut de la manipulation des personnes à ainsi châtier, au propre comme au figuré ! Rien de tel, s’il vous plait…

ENFIN. Je ne pourrais terminer cette longue lettre, que vous ne lirez sûrement pas, non par mauvaise volonté, mais parce que vous êtes hyper-occupé, sans évoquer ces belles paroles d’un Léopold Sédar Senghor qui, en 1948, après la seconde guerre mondiale, décida de clôturer son livre de poésie, Hosties Noires, par un long poème « Prière de paix » dédié à son ami Georges Pompidou et à son épouse Claude, poème introduit par ces mots nostalgiques : « … Sicut et nos dimittimus debitoribus nostris » (comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés). Il écrit : « Au pied de mon Afrique crucifiée depuis quatre cents ans et pourtant respirante/Laisse-moi Te dire Seigneur, sa prière de paix et de pardon./Seigneur Dieu, pardonne à l’Europe blanche !/Tue-le Seigneur, car il me faut poursuivre mon chemin, et je veux prier singulièrement pour la France./Seigneur, parmi les nations blanches, place la France à la droite du Père. (…)/Oui Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques/Qui m’invite à sa table et me dit d’apporter mon pain, qui me donne de la main droite et de la main gauche enlève la moitié/Oui Seigneur, pardonne à la France qui hait les occupants et m’impose l’occupation si gravement/Qui ouvre des voies triomphales aux héros et traite ses Sénégalais en mercenaires, faisant d’eux les dogues noirs de l’Empire/Qui est la République et livre les pays aux Grands-Concessionnaires (…)/Ah ! Seigneur, éloigne de ma mémoire la France qui n’est pas la France, ce masque de petitesse et de haine sur le visage de la France (…)/Car j’ai une grande faiblesse pour la France ».

Au fait, il existe une autre et nouvelle Afrique qui change et qui a besoin d’acteurs et des partenaires de changement pour un mieux vivre, un mieux êtres, un plus libre. Il existe une nouvelle Afrique de la diaspora participative prête à analyser, à schématiser sous forme d’une dialectique, pour des « outputs » répondants aux normes et aux exigences modernes. Hélas, cette Afrique et cette diaspora a difficile à se faire ouvrir les portes et à se faire écouter !

Cette nouvelle Afrique changeant, nous sommes ses représentants et ses ambassadeurs et avons ce devoir sacré d’emboiter les pas à nos maitres et à nos ainés et leaders nouveaux nombreux de vous la faire connaitre et de vous en parler. Certes, vous avez quelques collaborateurs Africains, juste à se demander s’ils ne sont pas de ces Africains « Blancs à la peau noire » ; vous avez nombreux partenaires au pouvoir en Afrique, juste à se demander s’ils ne constituent pas ces disciples d’un Bokassa, personnage qu’aucune Afrique ne souhaite plus voir et revoir et qu’une France semble soutenir avec ces monarchies nouvelles africaines francophones héréditaires !

Mettons-nous à l’écoute d’une telle Afrique et toutes les vaches, même françaises, seront bien nourries !

Certes, combattre le terrorisme et les terroristes n’est pas une opération facile. Nos populations payent le prix de ces guerres. Certains de nos États n’en ont pas les moyens. Ils auront besoin des partenaires comme la France. Question à ce que les choses soient mieux outillées et mieux expliquées. Et, certes, dans ces genres des choses, tout décès, plonge dans des recherches des réponses à des questions même profondes. La France a eu besoin de l’Afrique pendant les deux grandes guerres ; l’Afrique aura aussi besoin de la France pour vaincre ces guerres, guerres contre le terrorisme, mais guerres contre la cyber-attaque, guerres contre la pauvreté, guerres contre les dictatures et les dictateurs pour la bonne gouvernance et la démocratie et la chasse au trésor des biens mal-acquis de ses fils et filles à retourner en Afrique en semble avec des objets d’art, guerres contre la médiocrité et les ignorances pour l’éducation, guerres contre les nouveaux empereurs et rois. La France aura besoin de l’Afrique pour les nouvelles et prochaines guerres aussi dont celle contre le réchauffement climatique avec une victoire à bénéficier le monde entier.

Pour toutes ces victoires importantes pour l’humanité, nous devons arrondir nos angles !

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le président, l’expression de ma haute considération !

Norbert MBU-MPUTU

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C. Kim 07/12/2019 13:47

Je viens de me sentir tres a l'aise quand j'ai lu dans la presse la convocation faite aux 5 presidents africains de se presenter a la date precise et heure precise aupres du Maitre.
Au motif de dire au Maitre la verite sur l'existence d'un sentiment anti-francais grandissant en Afrique. Pourquoi le Maitre ne viendrait-il pas lui-meme en Afrique pour jauger le thermometre? N'est-ce pas que le Maitre raffole les bains de foule a l'africaine? Les Presidents que vous avez convoque sont deconnectees de leur population. Car la population sait tres bien que quand ces presidents volent les deniers publics en Afrique, ils vont les faire garder dans vos banques. Cessez de jouer a la comedie. Ces representants de France-Afrique vous diront clairement ceci: S'il vous plait, Maitre, ne partez pas. C'est cela que vous voulez entendre pour legitimer votra action aupres de l'opinion francaise. Ces dictateurs africains n'oseront pas de dire publiquement : "si vous partez, qui vont proteger les Immigres francais ou europeens, disons mieux les EXPATRIES, qui exploitent l'Uranium du Niger ou les richesses du nord Mali?
C'etait facile d'envoyer les avions pour bomborder la Lybie. Il faut aussi bombarder les Islamistes. Je donnerai toujours raison au General Colin Powell qui, dans son livre , ecrivit: " La plus grande erreur commise en Afghanistan fut d'amener notre technologie de pointe pour combattre contre les guerriers du Moyen Age". Comme pour la Monusco au Congo, le peuple du Sahel se pose question de savoir quel est l'objectif de l'Operation Barkhane? Restera-t-elle pour combien de temps.