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Publié par Par SIMBA NDAYE

TRADUCTION DE REBE de MPONGO LOVE

Par SIMBA NDAYE

Si la musique adoucit les mœurs, c’est parce que le rythme et l’harmonie sont deux vertus particulièrement propres à pénétrer dans l’âme et à la toucher fortement

Citation attribuée au grand Platon.

Rythme et harmonie, Aimée Françoise Mpongo Landu en avait jusqu’au bout des ongles. Et des âmes, par millions, Mpongo Love en a touchées fortement. A commencer par la mienne.

Près de 30 ans après sa mort (le 15 janvier 1990), impossible d’écouter une seule de ses chansons sans être plongé dans un mélange bienfaisant de mélancolie, douceur et de tendresse.

Est-ce dû à sa grande beauté naturelle, à son handicap, à son talent inouï, à sa voix si limpide et si unique ou à sa mort atrocement précoce (elle n’avait que 34 ans) ? Peut-être tout cela à la fois.

Ce qui est sûr, c’est que dans son vaste répertoire, aucune autre chanson que Rebe ne résume aussi merveilleusement une telle féérie : régal de poésie et ode à l’amour, servis par une étonnante fraîcheur et une innocence juvénile qu’elle conservera jusqu’à la fin de ses jours.

Hommage à toi, grande dame. Et merci pour tout.

Simba Ndaye

REBE

Rebe tika ngai na lela mua moke o (Rebe laisse-moi pleurer un peu)

Mpo na pasi oyo bo monisa ngai a (A cause de cette souffrance dans laquelle on me voit, dans laquelle je me trouve)

Ah pitié, pitié pitié Ah pitié mayi ma leka o (Pitié, l’eau ne s’arrête pas de couler)

Rebe ngai na tuta tolo te o (Rebe je ne me tape plus la poitrine, je ne fais plus la fanfaronne)

Mpo na kota boloko ya kolinga (Car je suis entrée dans la prison de l’amour)

E ko tinda ngai na bwaka nzoto na fulu (Cela m’amènera à me précipiter dans les ordures)

Na koma prisonnière o Rebe (Je suis devenue prisonnière o Rebe)

Na zali condamne ya l’amour (J’ai été condamnée par l’amour, de l’amour).

Na ko lela ye diye ti o kokoma (Mes amies, je continuerai de le pleurer jusqu’à son retour)

Ko kima nzela nionso o mpo na leka (Je fouillerai tous les petits chemins pour arriver jusqu’à lui)

Na ko kosela ye likambo ya monene (Au besoin, j’inventerai un gros mensonge sur lui, une grosse affaire contre lui)

Ba luka bipayi binso o mpo ba kanga o (Afin qu’on le recherche partout, qu’on l’arrête et qu’on me le ramène)

Na ko tika mayi e kawuka na matama (Je laisserai mes larmes couler et sécher sur mes joues)

Soki ba tuni na loba se mpo ya Rebe (Et si on me demande, je dirai que c’est à cause de Rebe)

Nani a ko kotela ngai o (Qui viendra à mon secours)

Na mesana na ngai mpo ya kolinga na makasi te o (Je ne suis point habituée à aimer aussi violemment).

Na mesana na ngai lisano ya ba chérie é (Moi j’ai toujours habituée aux amourettes, aux flirts)

Na boya ko sonzela noki na kowa (J’ai toujours refusé les histoires durables et qui tuent)

Na mesana te o ngai na lobi é (Je n’y suis point habituée et je l’ai toujours clamé)

Ba pakola ngai ngola o na teli te o (J’ai été lavée, badigeonnée avec du kaolin)

Oo na teli te o, o ngai na lela o mama (Ma peau ne s’est pas éclaircie, laisse-moi pleurer, ma mère)

Mama yamba ngai o mama, mama kaba ngai o mama, mama consolé ngai o mama (Embrasse-moi, maman, offre-moi gratuitement à qui tu veux, console-moi maman)

E banda boni na zanga mpongi o, na boma nani o iya o (Pourquoi je n’arrive pas à trouver le sommeil ? Ai-je tué quelqu’un ?)

Na tindi bato ba tuna na secret o motuwa nini o iya o (J’ai envoyé secrètement des gens demander combien me coûterait l’amour de Rebe)

Na luki moyens na somba Rebe o, na talo nionso (J’ai cherché les moyens (l’argent) pour racheter Rebe, à n’importe quel prix)

Na futi ticket na koma na bruxelles o a kenda wapi o iyao (J’achète le billet d’avion, j’arrive à Bruxelles. Mais où est-il parti ?)

Na tuni bato ba lakisa epayi a kende o, na America o iyao (J’ai demandé aux gens qu’ils me disent où est-il parti ? Est-ce en Amérique ?)

Ba lobi na ngai Rebe a koma na Africa o (Ils me disent que Rebe est parti (retourné) en Afrique)

Na ko landa ye iyao  (C’est pas grave, je vais le suivre)

Na Togo o iyao, na Gabon o iyao, na Cameroun o iyao na Abidjan o iyao, na Zaïre o iyao na Sénégal o iyao (Au Togo, au Gabon, au Cameroun à Abidjan, au Zaïre au Sénégal, je le suivrai)

Maloba e kangami mpe mongongo mo kawuki (Les mots ne sortent plus de ma bouche, je suis devenue aphone)

Mpo na pusa ko belela ye a kipaka te (Car à chaque fois que je parle, c’est pour me lamenter mais lui ne s’en soucie guère)

Na ko landa ye o iyao (Mais je continuerai toujours à le rechercher jusqu’à le trouver)

Ah pitié pitié diye o diye e ah pitié pitié ah pitié mayi maleka o (Ah pitié mes amies pitié car beaucoup d’eau aura coulé (sous les ponts).

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Tony 28/10/2019 09:33

Bonjour chers tous merci ua staf de ce site. A la lecture de la traduction de cette chanson je me sens envahi d'une tendre mélancolie. Ah la belle époque où on faisait de la Musique, quelle nostalgie!!!!!
Grande soeur repose en paix et que la terre libre d'Afrique te soit legère
Bonne journée et bien cordialement à tous
Tony

Simba Ndaye 26/10/2019 14:02

Rythme et harmonie, Aimée Françoise Mpongo Landu en avait jusqu’au bout des ongles. Et des âmes, par millions, Mpongo Love en a touchées fortement.
Près de 30 ans après sa mort (le 15 janvier 1990), impossible d’écouter une seule de ses chansons sans être plongé dans un mélange bienfaisant de mélancolie, de douceur et de tendresse.
Est-ce dû à sa grande beauté naturelle, à son handicap, à son talent inouï, à sa voix si limpide et si unique ou à sa mort atrocement précoce (elle n’avait que 34 ans) ? Peut-être tout cela à la fois.
Ce qui est sûr, c’est que dans son vaste répertoire, aucune autre chanson que Rebe ne résume aussi merveilleusement une telle féérie : régal de poésie et ode à l’amour, servis par une étonnante fraîcheur et une innocence juvénile qu’elle conservera jusqu’à la fin de ses jours.
Hommage à toi, grande dame.
Et merci pour tout.
Simba Ndaye

Blondé 26/10/2019 13:37

J'ai perdu tous les mots qui me trottaient dans la tête à a vue de la traduction de REBE de Mpongo Love, donc je ne sais plus quoi dire. En effet la curiosité m'a poussé à lire d'abord le commentaire ci-dessous que je pensais relatif à cette traduction, quand je suis tombé sur la nouvelle de la mort de Brazzos. C'est difficile pour moi et dis simplement grand merci à mon frère Ndaye pour ce qui fait toujours sur ce média.

Claude Kangudie 26/10/2019 11:41

Bonjour à tous...juste pour annoncer le décès du grand artiste Mwango Fwadi Maya dit Armand alias Brazzos. Un extrait de Mediacongo sur ce triste événément "Mwango Fwadi Maya Armand ( Bazzos pour ses fans ) fut l’un des monuments de la musique congolaise qui ont fait vibrer la corde patriotique avec la chanson mythique « independance Tcha Tcha » vers les années 60 .

Il disparaît 7 mois après la mort du Poète Lutumba Simaro décédé en France . A l’unanimité les artistes ainsi plusieurs personnalités et autres congolais s’accordent pour dire qu’il s’agit d’une grosse perte pour la RDC." Nos condoléances à sa famille et que l'âme de mon Vieux repose en paix.
RD Congo, mboka ya Brazzos, ezali Libanga ya Talo...

Claude Kangudie.