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Publié par Emmanuel Kandolo

LA SITUATION POLITIQUE EN RDC,  SCRUTÉE PAR EMMANUEL KANDOLO

La répression d'une manifestation pacifique à Kinshasa

 

Ba ndeko,

 

Tozali komona maye mazali koleka na ekolo na biso mpe lolenge prise de conscience patriotique ezali kozanga mingi kati na ba Congolais na ntina na kobundela ekolo mpo na kosikola yango na maboko ma ba paya. Lelo oyo, Histoire ezali ko rattraper biso mpe kolakisa ete mopaya a récuperaki lutte ya indépendance mpe a dérouter biso na bolandi vrai élan patriotique ndenge esengelaki na cadre ya kozala véritablement indépendant.

Mpo na nini tomituna te eloko nini esala que sango Boka a composer hymne national na biso  na kombo ya Debout Congolais ? Est-ce que Père Boka asalaki yango na initiative na ye ou azalaki na soutien ya église catholique romaine (Vatican) oyo etelemekai Lumumba na lutte na ye ? Ba oyo bayebi Histoire politique ya ekolo na biso ba bungi te lolenge abbé Malula na Lumumba babandaki koyokana te  mpe na bitumba idéologique oyo ezalaki entre ba sango na ba laïcs na oyo etali éducation  wuta primaire tee na université.

Pour mieux comprendre totanga texte ya hymne national na biso mpe na sima totanga discours ya Premier Ministre Lumumba

DEBOUT CONGOLAIS

Debout Congolais,
Unis par le sort,
Unis dans l'effort pour l'indépendance.
Dressons nos fronts, longtemps courbés
Et pour de bon prenons le plus bel élan,
Dans la paix.

Ô peuple ardent
Par le labeur
Nous bâtirons un pays plus beau qu'avant
Dans la paix.

Citoyens,
Entonnez l'hymne sacré de votre solidarité
Fièrement
Saluez l'emblème d'or de votre souveraineté

Don béni, Congo !
Des aïeux, Congo !
Ô pays, Congo !
Bien-aimé, Congo ! Nous peuplerons ton sol
et nous assurerons ta grandeur.

Trente juin,  ô doux soleil
Trente juin, du trente juin
Jour sacré, soit le témoin,
Jour sacré, de l'immortel
Serment de liberté
Que nous léguons
À notre postérité
Pour toujours.

.

DISCOURS DU PREMIER MINISTRE PATRICE EMERY LUMUMBA

 

Congolais et Congolaises, Combattants de l'Indépendance aujourd'hui victorieux, Je vous salue au nom du gouvernement congolais. À vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos cotés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.

Car cette Indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd'hui dans l'entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d'égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c'est par la lutte qu'elle a été conquise (applaudissements), une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n'avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.

Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.

Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions le chasser de notre mémoire. Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu'à un Noir on disait « tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls Blancs ?

Nous avons connu que nos terres furent spoliées au nom de textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort.

Nous avons connu que la loi était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un Blanc ou d'un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.

Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même.

Nous avons connu qu'il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes pour les Noirs ; qu'un Noir n'était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens ; qu'un Noir voyageait à même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera enfin les fusillades dont périrent tant de nos frères, les cachots dont furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d'une justice d'oppression et d'exploitation ? (Applaudissements)

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert.

Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l'oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini.

La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants.

Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur.

Nous allons établir ensemble la Justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. (Applaudissements)

Nous allons montrer au monde ce que peut faire l'homme noir quand il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l'Afrique tout entière. Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d'autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.

Nous allons mettre fin à l'oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens puissent jouir pleinement des libertés fondamentales prévues dans la déclaration des Droits de l'Homme. (Applaudissements)

Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu'elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays

Nous allons faire régner, non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des cœurs et des bonnes volontés. (Applaudissements)

Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter, non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l'assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque jour qu'elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique, quelle qu'elle soit. (Applaudissements)

Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l'histoire, n'a pas essayé de s'opposer à notre indépendance est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j'en suis sûr, sera profitable aux deux pays. De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis.

Ainsi, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, le Congo nouveau, notre chère République que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous, législateurs et citoyens congolais, je vous demande de m'aider de toutes vos forces.

Je vous demande à tous d'oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l'étranger. Je demande à la minorité parlementaire d'aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques.

Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.

Je vous demande enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République ; si par contre leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.

L'Indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain. (Applaudissements)

Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de race, mes frères de lutte, ce que j'ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre Indépendance complète et souveraine. (Applaudissements)

Notre gouvernement, fort, national, populaire sera le salut de ce peuple.

Hommage aux combattants de la liberté nationale !

Vive l'indépendance et l'Unité Africaine !

Vive le Congo indépendant et souverain !

(Applaudissements frénétiques.)

 

 

Patrice Emery Lumumba, Premier Ministre

Ba ndeko,

 

 

Contrairement  na Lumumba, Père Boka (assister na professeur Lutumba) azali ko exprimer mpasi tomoni te mpe azali kolobela aspiration ya peuple congolais te na oyo etali capitalisation ya lutte na ye.

 

 

1.Unis dans l'effort pour l'indépendance

 Dressons nos fronts

Longtemps courbés

Au lieu aloba polele que tozalaki na bowumbu, kimpika sika to recupere ekolo na biso pour toujours

 

2. Prenons le plus bel élan,

Dans la paix

Faisons table rase ya passé.

Mpo na Père Boka, esengeli bobosana nionso ya mabe mundele asala biso :moniokoli na non respect ya droits de l’Homme. Nionso oyo mpo to préserver paix. Est-ce que déstabilisation ya Congo ezali na intérêt na biso ou na intérêt ya mopaya ? Biso to récupérer ekolo na biso, tozali nde animer na volonté ya consolidation ya unité nationale. Par ailleurs mopaya nde azali frustrer mpo Congo ezali lisusu na contrôle na ye te mpe bomengo nionso oyo ye abandaki ko exploiter ekeyi.

 

3. Par le labeur

Nous bâtirons

Un pays plus beau qu'avant

Dans la paix

To s’approprier ekolo na biso mpe tozala na esprit ya souverain primaire na kati ya indépendance totale oyo to zui comme cadeau te, kasi oyo to arracher  na prix na lutte acharnée mpe na prix ya sang.

Na colonisation, ba Congolais bazalaki ko travailler durement te ? Malgré bazalaki ko travailler durement ba conditions na bango par rapport na droits de l’Homme mpe na mindele ezalaki ndenge nini na kati ya occupation ? Ko travailler sous occupation ezalaka  jamais na prospère mpo na muana mboka, yango e bénéficiaka  toujours na mopaya.

 

4. Citoyens

Entonnez

L'hymne sacré

De notre solidarité

Fièrement

Hymne oyo ezali na eloko moko ya solidarité te (solidarité = dépendance mutuelle entre individus) mpe esengeli kolobela solidarité te, esengeli  nde kolobela hymne sacré ya orgeuil ya peuple ya kolakisa grandeur  ya peuple, un grand peuple uni dans la diversité ethnique mpe culturelle fondement ya Etat-nation na espoir ya kozala grand mpe ko construire avenir na ye na élan patriotique oyo ekosala que a salela richesse humaine mpe naturelle na hauteur ya ba projets ezali kokende na ba ambitiona ya un grand pays habité par un grand peuple.

 

5.Saluez

L'emblème d'or de notre souveraineté

Congo!

S’il faut saluer emblème d’or ya souveraineté, pour quoi tokoki ko défendre yango à prix de sang te, au lieu de nous parler de la paix ?

 

Ba paroles oyo ya Paix, ezali ko traduire eloko moko cacher. Biso tobundi mpo na kobima na bowumbu. Biso kaka nde tokosala  lisusu mobulu mpo to atteindre finalement  objectif ya ko récupérer ekolo na biso?  Non! Mopaya nde akoya na mobulu mpo alakisa que tozali nanu na maturité te ya komikonza biso moko. Mopaya ako lutter mpo na ko justifier nostalgie ya occupation quoi que tango ye azalaki tout allait bien ! Lelo oyo, ba discours ya paix yango wana ezali komemela biso maye manso oyo.

Rapport ata moko te entre hymne national composé na Père Boka  na discours ya Lumumba oyo ezali en réalité ko exprimer maye to subir mpe pourquoi esengelaki kosopa makila na biso mpona kosikolama. Lumumba a insister na bitumba, makila mpe mabele. Défense ya mabele esalemaka kaka na prix ya sang versé. Paix ya solo ekotaka soki nkolo mabele akati seleka ya ko maintenir paix durable kaka na prix ya makila. Biso tosala yango te, yango wana tozali kotepa tepa.

Est-ce que tozali na ba nzembo oyo ezali ko rappeler biso ba sacrifices ya baye babundeli ekolo na biso mpe bapesa makila na bango  mpo na paix durable ? Est-ce que toyebi sens ya ko défendre ekolo mpe milimo ya baye bakufela ekolo na biso na juste et bonne causes ? Ba guerriers na biso ba nani ? Ba héros na biso ba nani ? Tosengaka makasi na milimo mya ba nani mpo tolanda nzela ya ba oyo batangisa makila na bango mpo na ekolo ? Est-ce que tozali na ba repères ? Est-ce toyebi ba concepts lokola : Etat, nation, souveraineté, patrie, unité nationale, ultime sacrifice ? Yango eyebanaka kaka na conscientisation politique. Banda tozua lipanda tee na lelo oyo, soki totali ba guerres nionso oyo esalema, est-ce que toyoka ba dirigeants na biso basala recours na civisme ou basala appel na ba volontaires mpo na ko défendre ekolo ? Pourquoi tozalaka na ba réservistes te na armée ? Pendant que ba dirigeants bazali kolobela paix, bazali na conscience te que ekolo na biso ezali na ba voisins libwa mpe ba paya bakoki ko attaquer biso mpo na nkita na biso na ba guerres téléguidées ou mystiques. Aucune précaution tozua mpo toyebi ba concepts oyo natangi likolo te.

Sika to comparer na ba hymnes nationaux mosusu pour mieux comprendre. Na sima na yango tokobuaka lisusu na ba chansons ya kobundela ekolo.

Paroles de la chanson «Qassaman (Hymne national Algérien)» (avec traduction) par Hymne National

Paroles et traduction de «Qassaman (Hymne national Algérien)»

Qassaman (Hymne national Algérien) 
(Nous Nous Engageons*)

Qassaman binnazilat ilmahiqat
Par les foudres qui anéantissent,
Waddimaa izzakiyat ittahirat
Par les flots de sang pur et sains
Qassa walbonood illamiaat ilkhafiqat
Par les drapeaux flottants au vent
F'Ilgibal ishshamikhat ishshahiqat
Sur les hauts djebel orgueilleux et fiers,
Nahno thurna fahayaton aw ma maaat
Nous jurons nous être révoltés pour vivre ou pour mourir,
Wa aqadna alazma an tahya algazair
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nahno gondon fi sabil il hakki thorna
Nous sommes des soldats pour la justice
Wa ila isstiqlalina bilharbi kumna.
Et pour notre indépendance nous avons commencé le combat,
Lam yakon yossgha lana lamma natakna
Nous n'avons obéi à nulle injonction en nous soulevant.
Fattakhathna rannat aibaroodi wazna.
Le bruit des tirs a été notre mesure
Wa azafna naghamat alrashshashi lahna
Et le crépitement des mitrailleuses notre chant favori.
Wa aqadna alazmat an tahya algazair.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Yâ firansâ qad madhâ waqt ul-ʿitâb
Ô France ! Le temps des palabres est révolu
Wa tawaynâhu kamâ yutwa l-kitâb
Nous l'avons clos comme on ferme un livre
Yâ firansâ inna dhâ yawm ul-hisâb 
Ô France ! Voici venu le jour où il te faut rendre des comptes
fa-staʿiddî wa khudhî minnâ l-jawâb
Prépare toi ! Voici notre réponse
Inna fî thawratinâ fasl al-khitâb
Le verdict, notre révolution le rendra
Wa ʿaqadnâ l-ʿazma ʾan tahya l-jazâʾir.
Car nous avons décidé que l'Algérie vivra
Fa-šhadû ! Fa-šhadû ! Fa-šhadû !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nahno min abtalina nadfaoo gondan
Sur nos héros nous bâtirons la gloire
Wa ala ashlaina nassnaoo magdan.
Et sur nos corps nous monterons à l'immortalité,
Wa ala hamatina narfao bandan.
Sur nos âmes, nous construirons une armée
Gabhato' ltahreeri aataynaki ahdan
Et de notre espoir nous lèverons l'étendard.
Wa aqadna alazma an tahya algazair.
Front de la Libération, nous t'avons prêté serment et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Sarkhato 'lawtani min sah ilfida
Le cri de la patrie monte des champs de bataille.
Issmaooha wasstageebo linnida
Ecoutez-le et répondez à l'appel.
Waktobooha bidimaa ilshohadaa
Ecrivez-le dans le sang des martyrs
Wakraooha libany ilgeeli ghadan.
Et dictez-le aux générations futures.
Kad madadna laka ya magdo yada
Nous t'avons donné la main, ô gloire,
Wa aqadna alazma an tahya algazair.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !
__________
"Qassaman", le serment, a vu le jour durant la guerre de libération nationale.

Les paroles ont été écrites par Moufdi Zakaria (1908-1977) en 1956 à la prison de Serkaji-Barberousse d'Alger où il était incarcéré par les forces coloniales. La musique a été composée, d'abord, par Mohamed Triki en 1956, puis par le compositeur égyptien Mohamed Fawzi. L'hymne a été joué pour la première fois en 1957.

Qassaman est devenue l'Hymne National après l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962.

La Bayamesa est l'hymne national de Cuba depuis 1902. Il a été écrit et composé par Pedro Figueredo, un patriote de la province d'Oriente. Joué en public pour la première fois en 1867, un an avant la guerre de 10 ans

 

Bayamais, courez au combat,

Que la Patrie orgueilleuse vous contemple;

Ne redoutez pas une mort glorieuse,

C'est vivre que mourir pour la Patrie.

 

Vivre enchaîné, c'est vivre,

Soumis aux affronts et à l'opprobre

Écoutez le son du clairon,

Aux armes, braves, courez!

 

Paroles retirées 

Ne craignez pas les féroces Ibères

Ce sont des lâches comme tous les tyrans

Ils ne résistent pas au bras cubain

Leur empire est tombé pour toujours.

 

Cuba libre ! L'Espagne est morte

Son pouvoir et son orgueil, où sont-ils ?

Écoutez le son du clairon,

Aux armes, braves, courez!

 

Voyez nos armées triomphantes

Voyez comme ils sont tombés

Lâches, ils ont fui, vaincus

Braves, nous avons su triompher.

 

Cuba libre! Nous pouvons crier

au rugissement terrible du canon

Écoutez le son du clairon,

Aux armes, braves, courez!

La Marche des Volontaires (義勇軍進行曲) est l'hymne national de la République populaire de Chine.

 

Debout ! Les gens qui ne veulent plus être des esclaves !
C'est avec notre chair que nous bâtirons notre nouvelle Grande Muraille !
La Nation connaît son plus grand danger
Chacun doit pousser un dernier cri.
Debout ! Debout ! Debout !
Nous, qui ne faisons plus qu'un
Bravons les tirs ennemis, marchons !
Bravons les tirs ennemis, marchons !
Marchons ! Marchons ! Marchons !

Paroles de la chanson «Fratelli D'Italia (Hymne National Italien)» (avec traduction) par hymne national

Paroles et traduction de «Fratelli D'Italia (Hymne National Italien)»

Fratelli D'Italia (Hymne National Italien) (Frères D'Italie)

Fratelli d'Italia
Frères d'Italie,
L'Italia s'è desta,
L'Italie s'est réveillée,
Dell'elmo di Scipio
Dans le casque de Scipion (1)
S'è cinta la testa.
Elle s'est fermé la tête.
Dov'è la Vittoria ?
Où est la victoire ?
Le porga la chioma,
Elle porte une crinière,
Ché schiava di Roma
Esclave de Rome
Iddio la creò.
Les dieux la créèrent.
Stringiamci a coorte
Rassemblons-nous en cohorte (2)
Siam pronti alla morte
Nous sommes prêts à mourir
L'Italia chiamò.
L'Italie nous appelle.

Noi siamo da secoli
Nous sommes depuis des siècles
Calpesti, derisi,
Piétinés, méprisés,
Perché non siam popolo,
Parce que nous ne sommes pas un peuple,
Perché siam divisi.
Parce que nous sommes divisés. (3)
Raccolgaci un'unica
Rallions-nous en un seul
Bandiera, una speme :
Drapeau, une ésperance :
Di fonderci insieme
De fusionner tous ensemble
Già l'ora suonò.
Déjà l'heure sonne.
Stringiamci a coorte
Rassemblons-nous en cohorte
Siam pronti alla morte
Nous sommes prêts à mourir
L'Italia chiamò.
L'Italie nous appelle.

Uniamoci, amiamoci,
Unissons-nous, aimons-nous,
L'unione e l'amore
L'union et l'amour
Rivelano ai Popoli
Révèlent aux peuples
Le vie del Signore ;
Les voies du Seigneur ;
Giuriamo far libero
Nous jurons de rendre libre
Il suolo natìo :
Notre sol natal :
Uniti per Dio
Unis par Dieu
Chi vincer ci può ?
Qui pourrait nous vaincre ?
Stringiamci a coorte
Rassemblons-nous en cohorte
Siam pronti alla morte
Nous sommes prêts à mourir
L'Italia chiamò.
L'Italie nous appelle.

Dall'Alpi a Sicilia
Des Alpes à la Sicile
Dovunque è Legnano,
Où que soit Legnano, (4)
Ogn'uom di Ferruccio
Chaque homme de Ferrucci (5)
Ha il core, ha la mano,
A le coeur, a la main,
I bimbi d'Italia
Les enfants d'Italie
Si chiaman Balilla,
S'appellent Balilla (6)
Il suon d'ogni squilla
Le son de toutes les cloches
I Vespri suonò.
Les vêpres sonnent (7)
Stringiamci a coorte
Rassemblons-nous en cohorte
Siam pronti alla morte
Nous sommes prêts à mourir
L'Italia chiamò.
L'Italie nous appelle.

Son giunchi che piegano
Se sont des jonques qui plient
Le spade vendute :
Les épées vendues : (8)
Già l'Aquila d'Austria
Déjà l'Aigle d'Autriche
Le penne ha perdute.
A perdu ses plumes.
Il sangue d'Italia,
Le sang d'Italie,
Il sangue Polacco,
Le sang polonais, (9)
Bevé, col cosacco,
Il a bu, avec le cosaque, (10)
Ma il cor le bruciò.
Mais son coeur lui brûle. (11)
Stringiamci a coorte
Rassemblons-nous en cohorte
Siam pronti alla morte
Nous sommes prêts à mourir
L'Italia chiamò.
L'Italie nous appelle.

(1) Scipion l'Africain : général romain, vainqueur de Zama sur les Carthaginois en 202

(2) cohorte : unité formant le dixième d'une base romaine

(3) en 1848 l'Italie était encore divisée en sept états

(4) Legnano : ville de Lombardie où les Milanais vainquirent Barberousse en 1176

(5) Francesco Ferrucci : capitaine, symbole de Florence en 1530 assiégé par Charles V

(6) Giovanni Battista Perasso dit Balilla : jeune gênois, symbole de la révolte populaire contre la cohalition austro-piémontaise, Gênes, occupé depuis plusieurs mois, fût finalement liberé le 10 Décembre 1746 après cinq jours de lutte

(7) Vêpres siciliennes : massacre des Français de Charles Ier d'Anjou, qui débuta le lundi de Pâques 30 Mars 1282, à l'heure où l'on sonnait les vêpres, la révolte qui fit des milliers de victimes aboutit au couronnement du roi d'Aragon comme roi de Sicile

(8) Epées vendues : troupes mercenaires

(9) la Pologne fût rayée de la carte suite à diverses attaques par les Autrichiens et les Russes au cours du XIXème siècle

(10) cosaque : russe

(11) Il est à noter que ce couplet fût censuré par le gouvernement piémontais alors dominé par l'Autriche

Il est à noter, par ailleurs, que ce texte écrit par Goffredo Mameli et mis en musique par Michele Novaro, est, depuis le 12 Octobre 1946, l'hymne national de la République italienne

 

Paroles de la chanson «Hymne national de la Russie» (avec traduction) par les cœurs de l'Armée Rouge

Paroles et traduction de «Hymne national de la Russie»

Hymne national de la Russie 

Cet hymne est une adaptation de l'hymne de l'Union soviétique datant de 1944, comportant la même musique composée par Alexander Alexandrov. ainsi que des paroles, écrites par Sergey Mikhalkov qui, furent modifiées. Les références à Lénine et au communisme furent supprimées ainsi que l'idée d'une union indestructible entre les différentes républiques soviétiques. Les nouvelles paroles insistent d'avantage sur la grandeur et les richesses du pays.

 

 

Traduction phonétique :
Traduction :

Rossiïa — sviaschennaïa nacha derjava,
Russie, notre puissance sacrée,
Rossiïa — lioubimaïa nacha strana.
Russie, notre pays bien-aimé.
Mogoutchaïa volia, velikaïa slava —
Forte volonté, grande gloire
Tvoïo dostoïan'é na vse vremena ! ! !
Sont ton héritage à jamais !

Refrain :
Refrain :
Slavsia, Otietchestvo nache svobodnoïe,
Sois glorieuse, notre libre Patrie,
Bratskikh narodov soïouz vekovoï,
Alliance éternelle de peuples frères !
Predkami dannaïa moudrost' narodnaïa !
Sagesse de nos ancêtres !
Slavsïa, strana, my gordimsia toboï !
Sois glorieux, notre pays ! Nous sommes fiers de toi !
Ot ïoujnykh moreï do poliarnogo kraïa
Des mers du sud au cercle polaire
Raskinoulis' nachi lesa i polia.
S'épanouissent nos forêts et nos champs.
Odna ty na svete ! Odna ty takaïa —
Tu es seule sur la terre ! Tu es unique !
Khranimaia Bogom rodnaïa zemlya !
Terre natale gardée par Dieu.

Refrain
Refrain
Chirokiï prostor dlia metchty i dlya jizni
Espaces étendus pour les rêves et la vie
Gryadouschiïe nam otkryvaïout goda.
Nous ouvrent l'avenir.
Nam silou daïot nasha vernost' Ottchizne.
Notre fidélité à la Patrie nous rend forts.
Tak bylo, tak est' i tak boudiet vsegda !
Ce fut ainsi, c'est ainsi, et ce sera toujours ainsi !

Paroles et traduction de «Hatikva (hymne national Israélien)»

Espérance

Kol od balevav p'nimah
Aussi longtemps qu'en nos cœurs,
Nefesh Yehudi homiyah 
Vibrera l'âme juive,
Ulfa'atey mizrach kadimah 
Et tournée vers l'Orient
Ayin l'tzion tzofiyah
Aspirera à Sion,
Od lo avdah tikvatenu
Notre espoir n'est pas vain,
Hatikvah bat shnot alpayim
Espérance bimillénaire,
L'hiyot am chofshi b'artzenu
D'être un peuple libre sur notre terre,
Eretz Tzion v'Yerushalayim
Le Pays de Sion et Jérusalem.

 

Atikva (l'Espoir)

Ce poème, adopté comme hymne du Mouvement Sioniste, devint, à la proclamation de l'indépendance de l'Etat d'Israël, l'hymne national israélien.

Il fut écrit en 1878 par Naftali Imber, alors âgé de 22 ans. C'était l'époque où le mouvement de renaissance nationale juive était en plein essor dans les pays d'Europe orientale ; les pogromes et persécutions ne faisaient que renforcer la nostalgie du peuple juif pour la patrie ancestrale, pour Sion.

 

Aussi longtemps qu'au fond de nos cœurs

Vibrera l'âme juive,

Et que, vers le lointain Orient

Notre regard sur Sion est fixé,

 

Il ne mourra pas notre espoir,

Notre antique espérance,

De vivre libre et en paix

dans notre pays, le pays de Sion.

 

Tant que sera présente à nos yeux

Ton antique muraille,

Que nous aurons des pleurs

A verser sur les ruines du Temple,

 

Il ne mourra pas notre espoir,

Notre antique espérance,

De vivre libre et en paix

dans notre pays, le pays de Sion.

 

Aussi longtemps que des larmes pures

Couleront des yeux de la Fille du Peuple,

Et que, pour pleurer sur Sion désolée,

Elle se lèvera encore au milieu de la nuit,

 

Il ne mourra pas notre espoir,

Notre antique espérance,

De vivre libre et en paix

dans notre pays, le pays de Sion.

 

Il ne mourra pas notre espoir,

Notre antique espérance,

De vivre libre et en paix

dans notre pays, le pays de Sion.

 

Tant que résonnera l'amour

Dans le sein d'Israël,

et la pitié qui vit

Au cœur de l'Eternel,

 

Il ne mourra pas notre espoir,

Notre antique espérance,

De vivre libre et en paix

dans notre pays, le pays de Sion.

 

Ecoutez, frères des pays de l'exil,

La voix d'un de nos prophètes :

seulement du dernier Juif

Mourra le dernier espoir.

 

Il ne mourra pas notre espoir,

Notre antique espérance,

De vivre libre et en paix

dans notre pays, le pays de Sion.

 

Source :

Pierre Haïat - Anthologie de la poésie juive du monde entier - éditions Mazarine

Hymne ya Palestine

Ma patrie, ma terre, la terre de mes aïeux, 
Ma patrie, ma patrie, ma patrie,
Mon peuple, peuple d'éternité,

Avec ma détermination, mon feu et le volcan de mon retour,
Avec la nostalgie dans mon sang pour ma terre et mon foyer,
J'ai gravi les montagnes, j'ai milité
J'ai conquis l'impossible, et franchi les frontières,

Ma patrie, ma patrie, ma patrie,
Mon peuple, peuple d'éternité,
Avec la résolution des vents et le feu des armes,
Et la détermination de ma nation dans la terre de la lutte,
Palestine mon foyer, Palestine mon feu, Palestine ma revanche, terre de l'endurance,

Ma patrie, ma patrie, ma patrie,
Mon peuple, peuple d'éternité,
Par le serment à l'ombre du drapeau,
Par ma terre et nation, et le feu de la douleur,
Je vivrai résistant, endurerai résistant, et finirai résistant, jusqu'à la restitution de mon pays,
Ma patrie, peuple d'éternité.

 Hymne national français

Les paroles et la musique furent écrites en 1792, par l'officier du génie Claude Joseph Rouget de Lisle (1760-1836). Proclamée hymne national le 14 juillet 1792, interdite sous l'empire, elle devint hymne national de la République en février 1875, à l'instigation de Gambetta.

 

1
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes.


Refrain
Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons ! Marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons


2
Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage
( Refrain)

3
Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers 
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées
( Refrain)

4
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix (bis)
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La terre en produit de nouveaux
Contre vous tout prêts à se battre 
( Refrain)

5
Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups 
Epargnez ces tristes victimes
A regret s'armant contre nous (bis)
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère 
( Refrain)

6
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire
( Refrain)

7
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
(Refrain)

Chant révolutionnaire écrit en 1792 par Etienne Nicolas Mehul, sur des paroles de Marie-Joseph Chenier.

La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière
La liberté guide nos pas.
Et du Nord au midi
La trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d'orgueil.
Le peuple souverain s'avance,
Tyrans descendez au cercueil.

 

Refrain
La république nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr.
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.



De nos yeux maternels 
Ne craignez pas les larmes;
Loin de nous les lâches douleurs !
Nous devons triompher
Quand vous prenez les armes,
Nous vous avons donné la vie;
Guerriers, elle n'est plus à vous:
Tous nos jours sont à la patrie,
Elle est votre mère avant nous,

(refrain)

Que le fer paternel arme la main des braves;
Songez à nous au champs de Mars;
Consacrez dans le sang des Rois et des esclaves
Le fer béni par nos vieillards,
Et rapportant sous la chaumière,
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.

(Refrain)

De Barra, de Viala le sort nous fait envie,
Ils sont morts mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d'ans n'a pas connu la vie,
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillants, nous le sommes,
Guidez-nous contre les tyrans:
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants.

(Refrain)

Partez, vaillants époux ! Les combats sont vos fêtes
Partez, modèles des guerriers.
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes,
Nos mains tresserons vos lauriers,
Et, si le temple de Mémoire
S'ouvrait à nos mânes vainqueurs,
Nos voix chanteront votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.

(Refrain)

Et nous, sœurs des héros: nous, qui de l'hyménée
Ignorons les aimables nœuds,
Si, pour s'unir un jour à notre destinée,
Les citoyens forment des vœux,
Qu'ils reviennent dans nos murailles
Beaux de gloire et de liberté,
Et que leur sang dans les batailles 
ait coulé pour l'égalité.

(Refrain)

Sur le fer, devant Dieu, nous jurons à nos pères,
A nos épouses, à nos sœurs,
A nos représentants, à nos fils à nos mères,
D'anéantir les oppresseurs.
En tous lieux, dans la nuit profonde,
Plongeant l'infâme royauté,
Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté.

Le chant des partisans (Paroles)

Chant révolutionnaire interprété en russe par son auteur Anna Marly, pour la première fois le 13 mai 1943. Le 30 mai 1943 dans la banlieue de Londres, entre midi et 16 heures, Joseph Kessel en adapte une version française en compagnie de son neveu Maurice Druon.

Anna Marly est décédée le 15 février 2006, en Alaska où elle résidait, à l’âge de 88 ans.

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux 
Dans la plaine ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays 
Qu'on enchaîne ?
Ohé ! Partisan, ouvrier et paysan
C'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang 
Et des larmes

 Montez de la mine, descendez des collines
Camarades
Sortez de la paille les fusils, la mitraille
Les grenades
Ohé ! Les tueurs à la balle et au couteau
Tuez vite
Ohé ! Saboteurs attention à ton fardeau,
Dynamite !

 C'est nous qui brisons les barreaux des prisons
Pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse 
La misère
Il est des pays où les gens au creux des lits
Font des rêves
Ici, nous vois-tu, nous on marche, nous on tue 
Nous on crève

 

Ici chacun sait ce qu'il veut ce qu'il faut
Quand il passe
Ami si tu tombes un ami sort de l'ombre 
A ta place
Demain du sang noir sèchera au grand soleil
Sur les routes
Chantez compagnons dans la nuit la liberté 
Nous écoute

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh... .

Chant du 1er Régiment Parachutiste de Choc, créé en Angleterre et qui participa aux débarquements en Normandie en 1944, agissant en commandos infiltrés et s'appuyant sur les réseaux de résistance. Leurs actions combinées paralysèrent les forces d'occupation allemandes.



Quel est cet orage qui gronde ?
Quel est ce signe dans le ciel ?
Est-ce la fin de notre monde,
L'apocalypse qui nous réveille ?
Ce sont nos frères, nos camarades,
Qui scandent ensemble et en cadence
Le grand Requiem de parade
Du Premier Commando de France.


C'est la grande marche virile,
C'est la grande marche du sang,
C'est le grand rythme des cœurs d'hommes,
Oh Commando !
C'est la grande marche virile des Commandos !
C'est la grande marche du sang des Commandos !
C'est le grand rythme des cœurs d'hommes,
Que les femmes, ah les femmes, n'entendent jamais,
Commando !
Que les femmes, ah les femmes, n'entendent jamais,
C'est du sang nouveau,
Comme du vin nouveau,
Mais pas pour les lèvres des femmes.



Ils ont vaincu sous un ciel noir,
Mais ils n'ont pas pleuré leurs morts
Car dans l'amour de la victoire,
Ils se sont révélés plus forts,.
Ils ont servi sur leurs tombeaux
Une patrie que leur vaillance
Fera plus nette que les couteaux
Du Premier Commando de France.



Un jour on les verra combattre,
Ils seront beaux, ils seront purs,
Ainsi ils marchent volontaires,
Vers la mitraille, sans murmure
Et sans murmure dans la souffrance
Pour mieux entendre au loin les cris,
Echo des morts des ennemis
Du Premier Commando de France.

La prière du para

 

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste

Donnez-moi ce qu'on ne vous demande jamais.

 

Je ne vous demande pas le repos

Ni la tranquillité

Ni celle de l'âme, ni celle du corps.

 

Je ne vous demande pas la richesse

Ni le succès, ni même la santé.

 

Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement

Que vous ne devez plus en avoir.

 

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.

Donnez-moi ce que l'on vous refuse.

 

Je veux l'insécurité et l'inquiétude.

Je veux la tourmente et la bagarre

Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.

 

Que je sois sûr de les avoir toujours,

Car je n'aurai pas toujours le courage

De vous les demander.

 

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.

Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.

Mais donnez-moi aussi le courage

Et la force et la Foi.

 

André ZIRNHELD
Parachutiste de la France Libre,
Mort au Champ d'Honneur en 1942. 

 

 

Patriotiquement,

 

 

Emmanuel  Kandolo

 

Source :

 www.lacoccinelle.net

Wikipedia

 www.aidenet.eu

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