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Publié par Samuel Malonga

Adieu Tony Dee Bokito

 

La musique congolaise est en deuil. Tony Dee vient de nous quitter. Sa disparition ne pouvait passer inaperçu. Pour lui rendre hommage, nous publions sa biographie publiée en 2007 par Maufranc Muamba Bossinga. Ce texte parle de l’homme, de l’intellectuel et surtout de l’artiste. Comme accompagnement, nous avons joint quelques unes de ses compositions.

 

Samuel Malonga  

 

                       Biographie de TONY DEE BOKITO

 

Qui est TONY DEE BOKITO ?

TONY DEE BOKITO BOKOMA est né le 17 février 1944 à Kinshasa au Congo Belge de monsieur Ekoto Antoine officier de l'armée Nationale Congolaise et de madame Bankeni Emilie. Il fait ses études primaires à l’école catholique Saint Georges à Kintambo. Très jeune, il composait déjà des chansons pour le compte d’un orchestre des fils militaires (Camp Kokolo), Scoubidou jazz. En 1963, il arrive en Belgique plus précisément à Liège pour continuer ses études universitaires en Science Commerciale et Consulaire. Il fait alors connaissance à Bruxelles de Bikoko François, Kabuiku Philipe, Galo Michel, Diambo Antoine et Matingou Boniface de l’orchestre Afro Negro.

En 1964, il crée avec ses amis étudiants dont les frères Nzeza (Justin et Félicien), Fanfan Kalala, Bernard Kandolo, Azimba Camille et Kassanda René (Karé) l’orchestre Los Nickelos après un bref passage éclair dans l’orchestre Yéyé National qui vient d’être créé en même temps avec Max Mongali et autres. En février 1965, à la MAIS’AF Liège (Maison Africaine de Liège), c'est la sortie officielle avec des chansons telles que Princessia Nono, Elle est jolie muasi na yo, Etumbu ya bolingo ainsi que les interprétations des chansons de l’orchestre African Jazz.

En 1967, Il revient à Bruxelles et rejoint Yéyé National pour pallier à l’absence de Max Mongali qui est retenu au Congo pour des raisons politiques. Et il enregistre avec ce groupe Aldoressi ya donnée. Au retour de Max Mongali à Bruxelles, il intègre l’orchestre Afro Negro avec lequel il collabore pour enregistrer ses chansons (Princessia Nono, Elle est jolie muasi na yo, Etumbu ya bolingo, Dis venica, Nayoki yo na sango M.H, Maloba mibale, Oyeme Afro Negro) aux cotés de Macoley Agibu, Antoine Diambo, Bikoko François, Philipe Kabuiku, Bongo Philemon (grand frère de Bongo Wende), Matingou Boniface et Me Ndavu.

Au même moment,  Rochereau, ami d’enfance de Bikoko François, de passage à Bruxelles accompagné de Faugus, Guvano et Muena, passe par celui-ci pour solliciter ses services pour l’enregistrement des chansons Marie Jea, Grand lac et Humanité. Il réalise enfin son rêve de chanter aux cotés de son idole Rochereau Pascal Tabu.

Sur insistance de ses amis liégeois, il réintègre Los Nickelos, cette fois pour asseoir le vrai style Los Nickelos de la belle époque avec Zizi Nzanga, Zatho et Kelly. Dans la foulée, ils enregistrent les chansons qui ont fait la renommée de Los Nickelos telles que Pili-pili, Bibi ya poso moko, Dédé, Vie ya moto, Léa Lili et Pembeni ya nzete de Zizi ; Éminence, Gina, Nakoyekola na kokanisa, Salve Regina et Maguy panthera de Tony Dee Bokito.

En 1970, il quitte la Belgique pour Kinshasa, cette fois non pas pour les vacances mais pour travailler à l’ORND jusqu'en 1974, avec dans ses bagages des chansons déjà répétées avec Los Nickelos : Yuna , Mati Motindo , Léonie et Evelyne Fee qu’il enregistre avec l’aide de Ilo Pablo de Zaïko (drums), Mujos de Stukas (accompagnement et mi-solo), Justin Nzeza (solo).En cette même année, Il fonde l’orchestre Tabou National avec Jacques Lutumba et prennent à leur côté Kisangani Espérant, Polidor Zangilu (Beniko Popolipo), Djodjo Ikomo , Flavier Makabi, Paki et Eugène Lutula . Il amène avec lui Bimi Ombale, drummer de Zaïko pour faire de lui chanteur dans le nouveau groupe qu’ils viennent de créer : Tabou National.

En 1972, il est relégué à Mbandaka par les autorités pour le punir de son engagement à la musique. Il fait alors appel à son ami Zizi pour le remplacer dans Tabou National. En 1975, il revient à Kinshasa et, est alors engagé à la SOZACOM. De 1978 à 1983, il est muté à Bruxelles. De retour à Bruxelles, il rencontre Al Nzimi et enregistre avec lui les chansons Légionnaire et Éminence (Remix). C’est après ces titres qu’il se retire de la scène musicale pour se consacrer à son travail à la SOZACOM-Bruxelles jusqu’à 1999, l’année de son remerciement par les autorités de la SOZACOM. Depuis cette lors, il vit paisiblement à Bruxelles sa retraite, ce qui lui donne de nouveau le temps de se consacrer à sa passion qu’est la musique.

Il a aujourd’hui à son actif plus de 50 compositions qui n’attendent que producteur dont deux (Eka Lowisa et Juventus) qu'il vient d'enregistrer sur demande de Jossart Nyoka Longo pour le compte du nouvel album Conjoint Zaïko Langa Langa Tony Dee Bokito intitulé Rencontre qui sera bientôt sur le marché.

Il profite de cette occasion pour lancer un appel aux producteurs amoureux de la bonne musique de Los Nockelos désireux de le produire et à tous les amateurs et surtout aux jeunes chanteurs interprètes, fervents du rythme Los Nickelos en quête des nouvelles compositions de bien vouloir prendre contact avec la maison Bossmanbusiness sprl.
E-mail : bossmandeux@yahoo.fr
Skype : bossmandeux
Téléphone : Mobile : +32 48 033 524


Discographie
- Yuna
- Eminence
- Mirna
- Mati Motindo
- Légionnaire
- Gina
- Maguy Panthera
- Aldorissi ya donnée
- Léonie
- Evelyne fée
- Princessia Nono

 

Maufranc Muamba Bossinga

Source: http://bokitobokomatonydee.centerblog.net/2510818-Biographie-de-TONY-DEE-BOKITO

TÉMOIGNAGES ET  MESSAGES  DE CONDOLÉANCES

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Encore une triste nouvelle. Je manque de mots pour un artiste dont j'ai connu le nom à travers sa célèbre chanson éminence, une chanson immortelle que ma mère fredonnait beaucoup. c'est triste que le Congo ne sait pas rétribuer ses dignes fils à la mesure des services qu'ils ont rendu. Tony DEE quitte cette terre presque méconnu par les nouvelles générations et oublié par ceux qui ont adulé sa musique, heureusement ses œuvres parlent à sa place et le feront vivre plus longtemps qu'on le croit !

Emile de Kinshasa

 

Adieu Tony Dee, Monstre sacré parmi les Monstres sacrés du panthéon musical des anges musiciens du Congo...Venu du paradis avec les Tabu Ley, Nico, Franco, Bavon Marie-Marie, Kester, Jules Presley, Grand Kallé Jef, Pépé Kallé, André Bimi, les frères Soki et tous les autres pour égayer la terre avec votre musique magique...Les vivants ne t'oublieront jamais car Tony Dee, tu es immortel. Ton oeuvre musicale vivra et inspirera encore des générations. Paix à ton âme et une très grande tristesse pour moi de voir un digne fils du Congo s'en aller au Royaume Céleste de nos ancêtres si loin de notre pays. Toutes mes condoléances à sa famille. Tobosana te RD Congo, mboka ya Bokilo Tony Dee, ezali Libanga ya Talo...

Claude Kangudie.

 

Tony Dée BOKITO, l'idole des jeunes des années 70. Tu es pour beaucoup une valeur et une source d'inspiration. "TOPESI YE KOMBO ÉMINENCE", etikali souvenir. Noloba lisusu nini? Les mots me manquent. 
A. PANZU MULOZI Tonton-dy

Na 1967 tangu batu ya sureté nationale ba boyaki Max Mongali azonga na Bruxelles, cousin na ye azalaki adjudant ya gendarmerie, azalaki kofanda na Limete, asengaki na Max, aya kofanda epayi na ye, po na sécurité na ye, Max asalaki à peu près un mois wana Limete, tangu yango pe abandaki fiancaille na soeur moko azalaki kofanda na quartier ya Immocongo, esika masolo ya ba belgicains ezalaki kobetama, tongo midi pe na pokwa, esika pe nayaki ko découvrir Tony Dee Bokito... adieu mon frère Tony.

Christophe

 

 

 

Adieu l'icône de la musique zairo-congolaise,Tony Dee Bokito,si tibi terra dulcis et levis. L'homme qui a fait la fierté de l'intellectuel et musicien,le belgicai s'en est allé. Repose en paix.

 

Gautier Eyenga

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Gauthier Eyenga 21/02/2018 20:00

Adieu l'icône de la musique zairo-congolaise,Tony Dee Bokito,si tibi terra dulcis et levis. L'homme qui a fait la fierté de l'intellectuel et musicien,le belgicai s'en est allé. Repose en paix

Christophe 21/02/2018 07:23

na 1967 tangu batu ya sureté nationale ba boyaki Max Mongali azonga na Bruxelles, cousin na ye azalaki adjudant ya gendarmerie, azalaki kofanda na Limete, asengaki na Max, aya kofanda epayi na ye, po na sécurité na ye, Max asalaki à peu près un mois wana Limete, tangu yango pe abandaki fiancaille na soeur moko azalaki kofanda na quartier ya Immocongo, esika masolo ya ba belgicains ezalaki kobetama, tongo midi pe na pokwa, esika pe nayaki ko découvrir Tony Dee Bokito... adieu mon frère Tony...

A. PANZU MULOZI Tonton-dy 20/02/2018 13:23

Tony Dée BOKITO, l'idole des jeunes des années 70. Tu es pour beaucoup une valeur et une source d'inspiration. "TOPESI YE KOMBO ÉMINENCE", etikali souvenir. Noloba lisusu nini? Les mots me manquent.
A. PANZU MULOZI Tonton-dy

Claude Kangudie 19/02/2018 21:06

Adieu Tony Dee, Monstre sacré parmi les Monstres sacrés du panthéon musical des anges musiciens du Congo...Venu du paradis avec les Tabu Ley, Nico, Franco, Bavon Marie-Marie, Kester, Jules Presley, Grand Kallé Jef, Pépé Kallé, André Bimi, les frères Soki et tous les autres pour égayer la terre avec votre musique magique...Les vivants ne t'oublieront jamais car Tony Dee, tu es immortel. Ton oeuvre musicale vivra et inspirera encore des générations. Paix à ton âme et une très grande tristesse pour moi de voir un digne fils du Congo s'en aller au Royaume Céleste de nos ancêtres si loin de notre pays. Toutes mes condoléances à sa famille. Tobosana te RD Congo, mboka ya Bokilo Tony Dee, ezali Libanga ya Talo...

Claude Kangudie.

Emile de Kinshasa 19/02/2018 15:55

Encore une triste nouvelle. Je manque de mots pour un artiste dont j'ai connu le nom à travers sa célèbre chanson éminence, une chanson immortelle que ma mère fredonnait beaucoup. c'est triste que le Congo ne sait pas rétribuer ses dignes fils à la mesure des services qu'ils ont rendu. Tony DEE quitte cette terre presque méconnu par les nouvelles générations et oublié par ceux qui ont adulé sa musique, heureusement ses œuvres parlent à sa place et le feront vivre plus longtemps qu'on le croit !