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Publié par Messager

1960-1980 : vingt années marquées par les artistes musiciens. 1997-2017 : vingt années creuses artistiquement !

 FIKIN

L’histoire de la RDC peut être lue à travers les  livres et la presse. Mais elle se raconte aussi à travers la chanson congolaise, particulièrement de 1960 à 1980. Paradoxalement, on constate que de 1997à 2017, les artistes musiciens n’ont pas perpétuer le travail de mémoire artistique initié par leurs aînés.

 

En effet, depuis la table ronde jusqu’en 1980, les principaux  événements politiques et sociaux  de l’histoire de la RDC sont immortalisés par la chanson congolaise.

 

C’est ainsi qu’il existe, entre autres, de nombreuses de chansons sur la Table ronde ; l’Indépendance ; les Sécessions; la Rébellion muleliste , le 24 novembre 1965 ; le Contentieux belgo-congolais ;  Retroussons les manches ; Salongo ; L’OUA ; les victoires des Léopords ; le Recensement  de 1970, La Loi Bakajika ; le Combat Ali-Foreman ; Elections de 1970 ; Fikin, etc, etc. Des œuvres relatives à ces événements sont  disponibles sur mbokamosika.

 

Curieusement, la période allant de 1997 à 2017 n’est  pas suffisamment  consignée à travers la chanson congolaise. Les artistes de cette époque n’ont pas été à la hauteur de leurs aînés. Que leur manque-t-il ?  Le patriotisme? l’éducation ? Ou les deux ?  Il  est certain que les artistes musiciens actuels ont créé un « hiatus » dans l’histoire de la chanson congolaise.

 

Messager

 

 

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Blondé 28/07/2017 11:20

Franchement mon frère, vous venez de nommer directement par des mots justes ce que j'ai appelé le griotisme, le DJ. En fait, je pense que vous congolais qui comprenez les paroles des chansons des artiste congolais devez souffrir actuellement de cette pauvreté. Quand moi j'écoute n'importe lequel des chanteur congolais des années 50, 60, jusque plus près de nous 70 et 80, je sens un plaisir, je n'y comprends souvent rien mais, la manière de chanter, la voix, le rythme, beaucoup de choses dans ces œuvres font que que j'oublie la barrière linguistique. Aujourd'hui la tendance générale en Afrique c'est crier, réciter des noms, ne rien dire, avec en plus les boîtes à rythmes, aucune créativité. C'est le mal des artistes africain d'aujourd'hui et vous avez raison. Moi je n'écoute que la musique du passé.C'est mon choix.

Messager 06/07/2017 08:57

Cher Blondé,

Le grand problème avec l'actuelle génération est qu'elle a sacrifié la chanson à texte au profit de l'animation et ses insanités, au point où leurs oeuvres deviennent creuses. C'est la principale raison pour laquelle nous ne faisons pas leur promotion sur notre site.

Messager

Blondé 05/07/2017 19:27

Concernant cette situation, je pensais que c'est parce les nouvelles œuvres congolaises n'étaient plus distribuées en dehors du Congo. C'est vrai! Depuis les années 60 à 80, l'Afrique, pour ne pas dire le monde entier était inondée des œuvres discographiques congolaises. Franchement, cela nous manque, manque au monde. Les artistes congolais ne se sont pas laissés aller à ma (musique) urbaine du genre ''coupé décalé'' qui fait que mon pays n'a plus de musicien de ce nom aujourd'hui? L'intrusion des ''DJ'' dans musique, le genre direct de griotisme appelé chez nous ici ataku n'a t-il pas émoussé l'inspiration de nos artiste? Pour moi, ce sont autant de piste de réflexion.