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Publié par Clément Ossinondé

 

Le Groupe autochtone Ndima du Congo-Brazzaville, à la pointe du succès.

Beaucoup de bons moments et une 5ème année bien ancrée dans le paysage culturel européen et bien au delà. Il est temps de dresser un bilan avec Sorel Eta, manager du groupe.

 

Une tournée triomphale en Allemagne et en France.

 

Les scènes de spectacles de France et d'Allemagne ont accueilli cette année au cours des mois de  Juin et Juillet 2016 le groupe pygmée du Congo "Ndima Aka". Les musiciens traditionnels de cet ensemble créé  le 15 janvier 2003 et sous la direction du Manager Sorel Eta, a eu à séduire le public venu très nombreux. Lors des différentes chorégraphies exécutées par les talentueux danseurs et chanteurs, la grâce et l'ingéniosité se conjuguaient harmonieusement.

 

Plusieurs représentations en Allemagne et en France ont marqué le séjour triomphale du groupe Ndima qui depuis 2012 est devenu un habitué des festivals en France, Suisse, Italie et France.

 

Cette année, l'esprit de la musique de la forêt a régné sur les lieux  des manifestations ci-après :

 

France :

- Loudun : Animations musicales au Festival du Film ethnographique du Loudunais, organisé par la Fondation Anako, sous le thème "Les derniers chasseurs cueilleurs de la planète".

- Participation à l'exposition collective sur le patrimoine matériel et photographique des différentes minorités autochtones du monde au siège de la Fondation Anako, suivie de plusieurs représentations à Loudun.

 

-  Paris : Concerts au Musée Dapper, au centre Mandapa,  à l'auberge Yves Robert, au Théâtre du Soleil et à la Cartoucherie, en présence des comédiens dirigés par Mme Mnouchkine.

- Allemagne : Animation de la fête de la musique "Rudolstadt Festival" suivie du grand intérêt qu'a suscité la vente du premier album du groupe : "La voix de la forêt". Un réel témoignage quant à la valorisation de la musique polyphonique des pygmées de la lointaine forêt congolaise.

 

Outre les concerts devant des grands publis enthousiastes, le groupe Ndima a animé des stages sur le chant polyphonique pygmée au musée Dapper et au centre de danse Chrysogone Diangouaya  à Paris.

 

Chants et danses des Pygmées Aka.

 

Rappelons que Les Aka pratiquent  depuis l’enfance, une polyphonie vocale contrapuntique que le jodel, avec ses brusques changements de registre, rend particulièrement spectaculaire. De même, leurs rythmes tambourinés, leurs danses, leur musique instrumentale pour harpe arquée, harpe-cithare, arc musical, flûte, témoignent d’une riche culture artistique aujourd’hui menacée d’extinction.

 

Les pygmées Aka habitent dans les forêts du nord du Congo-Brazzaville et du sud de la Centrafrique. Ils parlent le aka et tentent de préserver leur mode de vie et leur culture en dépit de l’influence croissante du modernisme en milieu rural et de la raréfaction des ressources dans une sylve peu à peu dévastée par les agriculteurs et les exploitants forestiers.

 

Originaires du village de Kombola au nord du Congo Brazzaville, les musiciens et danseurs aka de l’ensemble Ndima s’attachent donc à promouvoir et à sauvegarder ce patrimoine musical et, ce faisant, nous invitent à un voyage dans les profondeurs de la forêt équatoriale. Musiques et danses de la vie quotidienne, chants des esprits de la forêt, des rites de chasse, de guérison ou de levée de deuil, nous offrent ainsi un aperçu d’une tradition immémoriale mais aussi en perpétuelle recréation.

 

Enfin, à la pointe de son succès, le calendrier du groupe Ndima en 2017, comporte déjà plusieurs dates de productions en Europe.

 

Clément Ossinondé

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Blondé 19/09/2016 17:25

L'oubliais quant à l'espèce de guitare que joue le chanteur de NDIMA dans la vidéo, elle est beaucoup utilisée dans le nord de la Côte d'Ivoire avec la différence la partie en bois qui assure la résonance est faite chez nous en calebasse. C'est un instrument utilisé par les griots et certains groupes traditionnels.

Blondé 19/09/2016 17:21

Monsieur Ossinondé, l'Afrique c'est l'Afrique. Sur la photo qui illustre cet article, le personnage au cent tient en main un instrument à corde que j'ai appris à jouer au village dans les années 50. Il fait partie aussi des instruments de la musique traditionnelle DAN à l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Je ne me rappelle plus son nom.