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Publié par Messager

DES VARIÉTÉS AFRICAINES CONCOCTÉES DEPUIS ABIDJAN PAR BLONDÉ

 

                

            Jeannot Bombenga                                               François Lougah

 

 

Des variétés africaines, concoctées depuis Abidjan par Blondé

La musique congolaise fait partie du patrimoine culturel africain, avons-nous l’habitude de le souligner.  Et les raretés censées perdues offertes au site dernièrement par Amaya Mokihini de Franceville au Gabon, Pouko de Bangui en RCA, l’ami de Simba Ndaye et notre ami commun, et Blondé de la Côte d’Ivoire, ne font que conforter notre affirmation.

À cet égard, nous venons d’avoir, un contact suivi par courriel avec Blondé à l’issue duquel il nous a envoyé un bon nombre de chansons congolaises qu’il a collectionnées depuis quelques années. Parmi  les œuvres reçues, nous avons remarqué les noms de formations musicales rares, comme Kili Kili et Mabatalaï, qui ne se trouveraient pas sur la liste d’orchestres dressée par notre ami Pedro.

Ayant repéré une chanson de Jeannot Bombenga parmi les chansons envoyées, nous avons en dernière minute demandé à Blondé s’il pouvait nous expédier également une chanson de François Lougah, qui est presque de la génération de Bombenga et dont les chansons étaient souvent diffusées sur les ondes de la RTNC.

À présent , découvrons les variétés concoctées pour les mbokatiers par notre ami Blondé de la Côte d’Ivoire pour ce week-end.

 

Messager

 

Des variétés africaines, concoctées depuis Abidjan par Blondé

La musique congolaise fait partie du patrimoine culturel africain, avons-nous l’habitude de le souligner.  Et les raretés censées perdues offertes au site dernièrement par Amaya Mokihini de Franceville au Gabon, Pouko de Bangui en RCA, l’ami de Simba Ndaye et notre ami commun, et Blondé de la Côte d’Ivoire, ne font que conforter notre affirmation.

À cet égard, nous venons d’avoir, un contact suivi par courriel avec Blondé à l’issue duquel il nous a envoyé un bon nombre de chansons congolaises qu’il a collectionnées depuis quelques années. Parmi  les œuvres reçues, nous avons remarqué les noms de formations musicales rares, comme Kili Kili et Mabatalaï, qui ne se trouveraient pas sur la liste d’orchestres dressée par notre ami Pedro.

Ayant repéré une chanson de Jeannot Bombenga parmi les chansons envoyées, nous avons en dernière minute demandé à Blondé s’il pouvait nous expédier également une chanson de François Lougah, qui est presque de la génération de Bombenga et dont les chansons étaient souvent diffusées sur les ondes de la RTNC.

À présent , découvrons les variétés concoctées pour les mbokatiers par notre ami Blondé de la Côte d’Ivoire pour ce week-end.

 

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Blondé 22/08/2016 12:21

Franchement mon frère Pédro, ton explication m'a fait comprendre beaucoup de choses. Et je me suis dit mais, c'est don l'Afrique! on a vu ce semblant de bonne volonté avec même Houphouët en Côte d'Ivoire où après sa mort des langues ce sont déliées et nous avons compris beaucoup de choses et souvent de mauvaises. Merci.

Pedro 20/08/2016 17:58

Cher Blondè,
C’est maintenant que nous comprenons le rôle joué par les uns et les autres. Entre 1965 et 1970, par exemple, beaucoup de gens, y compris les musiciens de Vox Africa, croyaient sincèrement que Mobutu était le leader qu’il fallait. Tout d’abord, il a dit que les militaires n’avaient pris le pouvoir que pour cinq ans, pour assainir les affaires. Comment ne pas lui croire s’il avait déjà pris le pouvoir pendant le dernier trimestre de 1960, le remettant par la suite aux civils. Quelques jours avant son coup d’Etat de 1965, répondant aux journalistes, il dit : « L’armée est neutre et elle le restera ». Il avait l’air sérieux comme un véritable chef des armées au service du gouvernement. Même Kasa-Vubu, le premier président, l’aimait beaucoup et le considérait comme exemple de patriotisme. La première chose qu’il a faite après le coup d’Etat, c’est de proclamer Lumumba héros national. Comment ne pas lui croire, quand tout le monde savait qu’il avait effectivement été membre du MNC ? En sourdine, on entendait dire qu’il avait eu la main dans la mort de son ancien patron, mais ces « rumeurs » venaient du côté de Brazzaville, et on avait droit de se demander si la République Populaire du Congo ne l’accusait pas tout simplement parce qu’il n’était pas socialiste. Quand il fait pendre l’ancien premier-ministre et trois anciens ministres, qui, sauf ceux qui les connaissaient personnellement, aurait cru que l’histoire d’une conspiration de la haute finance était fabriquée de toutes pièces ? Il faut aussi ajouter que la mentalité congolaise de glorifier le courage (Wana aza’ elombé [celui-là est un vaillant]) l’a beaucoup aidé. Par courage, il faut comprendre « malhonnêteté ». Qu’on se rappelle le débat sur ce blog de ce que c’est qu’un « (mo)yuma ». Si tu es honnête, on te traitera de « yuma ». Wana aza’ yuma (celui-là est un poltron). Même à l’internat, si quelqu’un vole ta nourriture, tout le monde se moque de toi au lieu de s’insurger contre le voleur. Tala yuma wana !

C’est maintenant que l’Internet nous donne la possibilité d’entendre un autre son de cloche sur toutes ces histoires. Voilà pourquoi les politiques ne parviennent plus à mentir autant qu’ils le faisaient au cours du siècle passé. Quand j’écoute la chanson Kisi ya zaïre mosala, la seule question que je me pose est si Franklin Boukaka était parmi les chanteurs qui l’ont enregistrée, lui qui était plus politique que musicien et qui se rangeait d’ordinaire contre le pouvoir.

Blondé 20/08/2016 15:00

Une autre préoccupation. Dans l'histoire du Congo, nous avons appris ce que Mobutu a joué comme rôle. De l'assassinat de Lumumba mon idole et celle d'ailleurs de les africains. Alors quand j'entends des artistes chanter "Mobutu a raison" comme dans Kisi y a Zaïre mosal", qu'est ce que çà vous fait vous qui comprenez ce que dit la chanson? Vox Africa n'est dailleurs pas le seul à couvrir de fleur dans sa chanson. Même si je ne saisis pas ce que disent ces paroles des indications dans certaines chansons montrent qu'il s'agit de louanges.

Blondé 20/08/2016 14:51

Chers mbokatiers, je prends connaissance de la préoccupation de Pokou et Pédro alors que je suis hors de chez moi. le chanson Lucie bolingo a été numérisée à partir du'un 45 t et permettez que le lundi à la première heure je vous expédie la photo de la pochette et toutes les références. Je termine par dire que c'est moi qui suis le plus heureux de savoir que je procure par ces chansons envoyées ne serait-ce qu'un moment de joie à mes frères africains. A lundi donc.

Pouko 19/08/2016 20:12

Bonsoir et Bon week-end à tous
Il me semble que la chanson LUCIE BOLINGO est plutôt une œuvre de l'orchestre BETO BANTOU Si on peut m'aider à lever ce doute

Messager 20/08/2016 09:31

@ Pouko et Pedro,

Vos remarques sont pertinentes. C'est ainsi que nous pouvons corriger de nombreuses erreurs d'identification de nos chansons. Nous attendons les précisions de Blondé sur le nom de l'orchestre qui a chanté Lucie Bolingo. Quel est le nom repris sur le disque?
En ce qui concerne Lok Lok Lokoko. c'est effectivement un orchestre monté par Kely après la dislocation de Thu Zahina, comme nous l'avons déjà mentionné dans nos publications antérieures.

Messager

Pedro 19/08/2016 19:48

La chanson « Dernier voyage nasali » par l’orchestre Mabatalai aurait dû être exécutée par l’orchestre Kiam. Comme l’a si bien dit quelqu’un sur ce site, les petits orchestres mal connus sont parfois d’une qualité et d’un sérieux incroyables. Et écoutez la « lourdeur » dans la voix de la personne qui chante la deuxième, s’il s’agit d’une deuxième voix.

L’orchestre Lok-Lok Lokoko est évidemment du Thu-Zaïna, sans faille.

Quant à la chanson « Lucie bolingo », le refrain-animation « E mama we kumbanzilang’e mama » était chanté par la Jeunipro, les scouts et la Croix Rouge pendant leurs rassemblements et camps. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, je ne comprends pas comme JEUNIPRO était une abréviation qui signifiait Jeunesse Unioniste Protestante. JEUNUPRO serait l’acronyme exact, à moins que ma mémoire soit en train de se moquer de moi et que le mot Unioniste soit quelque chose d’autre. Qui a étudié dans une mission protestante dans les années soixante ?

Samuel Malonga 20/08/2016 14:18

Pedro,
L'acronyme exact est JEUNIPRO pour Jeunesse unioniste protestante comme tu l'as dit. Le mouvement fut fondé en 1956 par un pasteur protestant dont j'ai oublié le nom. Il n'a pas survécu à l'avènement de la JMPR et à l'incorporation de tous les mouvements scouts en son sein.

Dann kyky 19/08/2016 13:10

content d'écouter les chansons qui marque les générations merci

Dann kyky 19/08/2016 13:07

Bonjour Mr Je cherches la chanson de mon Vieux Jeannot Bombenga ANJELINA EBOMA MABALA SVP pouvez-vous la trouvé merci

Messager 19/08/2016 14:28

Cette chanson doit être sur notre site. Vous pouvez la chercher.

Messager