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Publié par Clément Ossinondé

Une vedette et ses chansons, "Kale Kato" et "Ngai na yo se liwa" de Joseph KABASELE.

La musique fait du bien. Cette nouvelle rubrique à pour but de présenter les auteurs légendaires qui ont mis en avant le rôle social de la musique congolaise, à travers des oeuvres mémorables.

Le nom de Joseph KABASELE "Grand Kallé" évoque l'époque délirante d'enthousiasme qu'a connue la chanson congolaise dans les années 50. Il est indéniable qu'il est parmi les pionniers qui ont apporté une contribution considérable à l'histoire de la musique congolaise.

Dans les deux chansons de 1953 "Kale Kato" et "Ngai na yo se liwa" mélodieusement chantées par Joseph Kabasele avec l'accompagnement de l'African Jazz, on écoute avec délection Fud Candrix, le premier saxophoniste belge qui a su accompagner de façon magistrale, les mélodies congolaises en 1953 aux éditions Opika des frères Moussa Benattar à Léopoldville (Kinshasa)

Bonne écoute.

Clément Ossinondé

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MWENZE 21/07/2016 14:42

Mon frère Mbomo je vous comprends très bien. Ma démarche se circonscrit dans la restitution du contexte de l'oeuvre de l'artiste, selon son époque. Si certains artistes avaient évolué en solo à l'instar de Wendo, Léon Bukasa, Camille Feruzi par exemple, d'autres avient par contre exercé qui en solo, qui en groupe, et à partir de 1955 de manière globale en orchestre. Joseph Kabasellé avait surfé sur les trois genres. Ici il est accompagné par le groupe Opika certes, mais sous la conduite de Déchaud qui en assure les ballades de guitare, comme on le retrouvera avec le même groupe sous la houlette de Tino Baroza (sans Déchaud) ou encore dans "La Voix de la Concorde", embryon de l'African-Jazz, cette-fois avec Tino Baroza et Déchaud mais sans Nico, choriste au Groupe Opika. A mon avis le contexte historique est tout aussi important. Un exemple au hasard, les chansons "Dis Coco", "Elie moké" et "Nzoto na ngai sé moko oyo", ensemble dans une compilation CD de Rochereau Tabu Ley. Il se trouve que Rochereau n'est pas ici en vedette solo mais en orchestre, African-Fiesta, African-Fiesta National 66 et enfin Afrisa, tour à tour avec Nico, Guvano, 8 Kilos, et avec des musiciens différents. Ne trouvez-vous pas que c'est la confusion totale dans la tête des auditeurs qui n'ont pas vécu ces époques? A la différence des vedettes occidentales dont les requins (musiciens de studio) n'intéressent personne, chez nous c'est le concept orchestre qui prime, avec en son sein des têtes de gondole, Kallé, Nico, Franco, Rochereau, Bombenga etc... Tout le sens à donner à mon intervention et rien d'autre.
MWENZE

MBOMO 21/07/2016 00:12

Mr MWENZE, nous pensons que le plus important est de savoir si les deux compositions sont de Joseph Kabasele ou pas ? autrement l'histoire de Opika et l'African jazz comme on peut s'en apercevoir sur les inscriptions de ce disque est bien connue . Entre 1952 -1953 effectivement DECHAUD, Fud Candrix , Tino Baroza et autres ont constitué en quelque sorte l'embryon de l'African Jazz (1953) D'ailleurs toutes ces compositions ont été reprises dans l'African Jazz. Peut-être que l'on peut demander à Mr Ossinondé de nous présenter cette belle histoire Opika - KABASELE - AFRICAN JAZZ, pour un meilleur éclairage. Merci pour la contribution qui est nécessaire pour l'éclairage des profanes.

MWENZE 20/07/2016 09:53

Je présente toutes mes excuses au doyen Clément Ossinondé de confondre dans ma mise au point les chansons "Kallé Catho" au lieu de "African-Jazz" de Joseph Kabasellé, parmi les deux premiers enregistrements de l'orchestre African-Jazz. Le premier disque de l'African-Jazz est bel et bien constitué de "Para Fifi" en face A et "African-Jazz" face B. Cependant les deux œuvres en référence dans le présent article sont exécutées par le Groupe OPIKA et non par l'African-Jazz.
MWENZE

MWENZE 19/07/2016 12:15

Lire: A noter surtout comment se jouait le solo guitare avant l'African-Jazz, comme ici dans "Ngaï na yo sé liwa".
MWENZE

MWENZE 19/07/2016 12:11

MISE AU POINT:
L'étiquette de la chanson "Ngai na yo sé liwa" indique "le guitariste Déchaud et son ensemble dans une composition de de Kabasellé" comme nous pouvons le lire ici. Si effectivement nous sommes en 1953, Kallé est accompagné dans cette chanson par le Groupe OPIKA dont les balades de guitares étaient généralement assurées par Tino BAROZA, et non par l'African-Jazz. Joseph KABASELLE créé ce dernier, l'African-Jazz, en cette même année 1953 avec pour premiers enregistrements "Kallé Catho" et "Para Fifi", joués par Nico KASANDA qui n'a, alors, que 14 ans, à la guitare solo. C'est le premier orchestre de musique moderne du continent africain. Les deux chansons présentées par le doyen Clément Ossinondé marque à bon escient l'époque de la musique de groupes ("Ngaï na yo sé liwa") de celle des orchestres. A surtout comment se jouait le solo guitare avant. En effet, dans "Kallé Catho" et "Para Fifi", Nico KASANDA vient de créer le solo-guitare moderne, tel qu'on le pratique encore aujourd'hui, tout en utilisant le médiator, une première chez les guitaristes d'Afrique Noire. Pour revenir à Joseph KABASELLE, point la peine de faire des économies de mots, tant il est et demeure le père de la musique congolaise moderne avec la création de l'orchestre African-Jazz.
MWENZE