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Publié par Clément Ossinondé

      Faya Tess

fait vibrer les bacs avec son nouvel album « Désoléééé !!!

 

Une pierre angulaire dans toute la chanson congolaise.

Une étrange voix originale, limpide, un swing de rumba naturel et profond, un « timing » sans défaut, beaucoup de spontanéité et de fraicheur, tels sont les caractéristiques du chant de Faya Tess dans son nouvel album « Désoléééé ». Dans les bacs  depuis, ce mois de Juillet 2014.

Elle est dans cet album, à un tournant de sa carrière, au meilleur de son art, et à l’accompagnement rythmique que lui assure des artistes de renom comme Caien Madoka, Canta Nyboma, Bass, Brice Malonga… constituent un modèle du genre. L’enregistrement est d’une impecable qualité technique.

Surnommée « La sirène de l’eau douce » Faya Tess est l’une des très rares chanteuses actuelles de la Rumba pure, dont le répertoire ne soit pas limité, ni stéréotypé. Bien au contraire, elle mérite indiscutablement de figurer au registre des grandes dames de la chanson congolaise et africaine. Dotée d’une voix tendre, expressive, elle ne craint pas d’appuyer ses efforts par des saisissants coups de gosier. Faya Tess est l’exemple-type de la chanteuse kinoise qui a travaillé jusqu’à ce jour dans une quasi-modestie. Elle a pourtant la préférence des milliers d’adeptes de la chanson congolaise exprimée par la femme, et des meilleurs critiques de celle-ci.

Comme toutes bonne congolaise venue des profondeurs de Kin-La-Belle,  Thérèse Kishila Ngoyi alias Faya Tess a appris a chanté très jeune, d’abord à la maison, dans les chorales d’églises, puis en s’inspirant des figures de légendes comme Lucie Eyenga et Marie Kitoto. Mais,  pas pour en devenir une professionnelle. Faya Tess,  en effet, est l’une des très rares chanteuses congolaises qui ait fait des très bonnes études qui ont abouti au niveau universitaire.

Une brillante carrière aux côtés de Tabu Ley

Dès 1986, Faya Tess est découverte par  le célèbre chanteur Tabu Ley « Rochereau » qui est très marqué par sa voix pure et claire, avec beaucoup de verve et d’aisance. Son intégration dans l’Afrisa International ne se fait pas attendre, en dépit de la résistance opposée au début, par la chanteuse qui tenait beaucoup à son évolution dans son cursus académique. Faya Tess, rejoint Mbilia Bel et participe avec elle à l’enregistrement des titres comme « Nadina », « Contre ma volonté », « Emande »… dans lesquels son impulsion emporte à tous les coups l’adhésion. Elle devient vite une vedette populaire : le timbre séduit, et elle sait admirablement tirer partie de ses ressources vocales, et s’impose par une intelligence formelle peu commune.

Deux titres sortent du lot : « Chérie O » et « Chérie d’amour ». Ils sont devenus des succès populaires à force de passer sur les chaînes de radio et dans les bar-dancings. La  voix de Faya Tess porte les textes qu’elle écrit avec une douceur, un mordant, un cœur qui les font tour à tour comparer à aucune autre chanteuse.

Toujours, en 1986, Tabu Ley, qui tient à s’investir avec une audace et une énergie toute particulière, dans la musique faite pour danser, certes, mais aussi avec des belles voix féminines ; introduit dans son  groupe : Beyou Ciel. Avec elle, Faya Tess enregistre le titre « C’est ma vérité », puis , Beyou Ciel ne participe avec Tabu Ley qu’à un seul album qui contient de bons moments comme « Marina », « Embouroumounkoue », « Elozi » et « Sentimenta », avant de mettre un terme à sa brève expérience.

Dans l’Afrisa, groupe dans lequel Faya Tess a acquis sa notoriété, elle n’apparait qu’épisodiquement, pour offrir sa voix a mi-chemin entre la chanson de qualité et la Rumba. Particulièrement lors des passages de l’Afrisa en Europe, dans l’exil de Tabu Ley  entre 1989 et 1993 et depuis la séparation en 1987 de Tabu Ley et Mbilia Bel.

Une carrière solo exemplaire.

En effet, chanteuse complètement  à l’air du temps, Faya Tess qui est domiciliée en France depuis 1987, a opté pour une carrière solo, où elle s’est attachée à récréer l’ambiance, les climats des musiques actuels et retro, au cours de diverses manifestations et régulièrement sous la houlette du virtuose de  la guitare solo,  Dino Vangu ou du groupe Kekele. De puis elle a sorti les albums : « Keba » en 2000, « La sereine d’eau douce » en 2009 et « Tatiana » en 2010 …

L’album de synthèse de Faya Tess, avec ses dix titres constitue une heureuse surprise dans une musique congolaise envahie par ailleurs, par les clichés, et  les répétitions insipides. Excellent rythme du groupe, avec des paroles qui veulent dire quelque chose. Une œuvre à saisir impérativement.

Clément Ossinondé

 Faya Tess Fait vibrer les bacs avec son nouvel album « Désoléééé !!!

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Pedro 02/08/2014 10:21

Merci, chers Nyanguila, Jules et Messager. J’ai posé cette question pour voir s’il y a des gens qui opèrent comme moi. J’attribue toujours une chanson à quelqu’un d’autre, jusqu’à ce que j’en découvre le véritable chanteur. C’est automatique. Quand Messager explique que notre frère Nyanguila a grandi en Europe, je vois que ce qu’il m’arrive pourrait aussi lui arriver s’il avait grandi au Congo. En 1990, j’atterrissais à Luanda en provenance de Lubango où j’ai passé presque toute ma vie angolaise. Et tous les nsumika (taxi-bus) vomissaient la même chanson : Azalaki awa de Gatho. Vivant à l’intérieur, je n’avais jamais entendu dire qu’il y avait une nouvelle révélation au Congo qui secouait Luanda. Il fallait bien que je devine (automatiquement) qui chantait. Devinez à qui j’ai attribué la voix de Gatho Beevans. J’ai cru que c’était Matolu Papy Tex qui s’était lancé en solo. Maintenant je sais que je suis le seul à avoir vu une équivalence entre ces deux voix, puisque je sais déjà de qui il s’agissait.

Messager 01/08/2014 11:55

Pedro,

Notre ami Nyanguila a grandi en Europe. Faisons tout pour lui permettre de rattraper ce qui lui a manqué durant son absence au pays.

Messager

Jules 01/08/2014 10:04

Ndeko Pedro,
A quelque différence près, sans image, la chanson me rappelera l'autre chanteuse de charme PEMBEY SHEIRO et quant à la bonne musique c'est vers nkondo Jean-Bosco Mwenda mes pensées iront droit, sans oublier Mongali du vieux Kasongo Ngunza Rochereau le Phénoménal.

Pedro 01/08/2014 08:59

Mon frère Nyanguila, puisque vous ne connaissiez pas Faya Tess, si on vous avait fait écouter la chanson Désolée ci-dessus, sans la vidéo, et on vous avait demandé d’essayer de deviner qui chante, quelle serait votre réponse ?

Nyanguila 01/08/2014 22:15

Cher Pedro,bonjour,et merci pour votre question,ma réponse serait nulle car,quand on est pas sur la page,mieux vaut ne pas s'aventurer au risque de se perdre!Enfin,grâce à notre site,nous découvrons des personnages dont les médias,dits modernes,n'en parlent point!Et vive Mbokamosika et le Messager y compris Clément Ossinondé sans oublier Claude Kangudie!

Nyanguila 01/08/2014 03:46

Notre Cher Clément Ossinondé,bonjour et merci pour cette présentation de Faya Tess que je ne connaissais pas!Enfin,grâce à vous dans Mbokamosika,mon ignorance en musique recule.Et bien à vous,salut à notre Messager.

Claude Kangudie 31/07/2014 23:26

Elle est restée dans la légende de son école musicale...qui dji mié ? A déguster sans retenue et sans réserve...RD Congo, mboka ya vieux Kasongo, ezali Libanga ya Talo.

Claude Kangudie.

Sombrero 31/07/2014 21:12

Faya Tess, batu nionso ya Stockholm (Suède) balingaka yo mingi, obeta ba Concerts mibale na Afrisa International na 1992, Vieux Kasongo azalaki, Shaba Emmany, Dodo Munoko, Caien Madoka, Jeefar Lukombo, Huit Kilo, Wawali, Filo Kola, vieux Francois, Sifa, Paulins na danseuse ya mondele, na ba ndulistes misusu.... Faya Tess otikela biso ba souvenirs ya kitoko na mitema... Kanisa lisusu réception batu ya Stockholm basalaki mpo na yo na ndaku ya Vieux Fifi, mokolo mosusu omeka kobetela biso tour Awa na Stockholm.