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Publié par Messager

21 Décembre 1979 : Signature de l’accord de paix sur la Rhodésie du Sud (futur Zimbabwe)

Fin 1979, l’actuelle République du Zimbabwe s’appelait encore « Rhodésie du Sud » et n’était pas encore indépendante. Depuis quatorze ans, ce pays était confronté à une guerre civile ayant opposé les maquisards du Front patriotique au pouvoir rebelle de la minorité blanche conduite par le tristement célèbre Ian Douglas Smith.

Après quatorze semaines d’âpres négociations à Londres, les belligérants qui étaient représentés entre autres par trois figures historiques sur la photo d'en-bas, à savoir : l’évêque Abel Muzorewa, Joshwa Nkomo, et Robert Mugabe finirent par signer un accord de paix pour la future République du Zimbabwe.

Nous savons tous comment  Robert Mugabe, l’un des leaders ayant signé cet accord  a fini par éclipser les deux autres pour s’imposer comme président à vie du Zimbabwe.

Vous pouvez lire les détails sur cet accord historique à travers cet article d’archives du quotidien du soir Elima du samedi 22 décembre 1979 numérisé aujourd’hui par votre site.

Nous vous promettons la numérisation progressive d'autres archives au fur et à mesure de l'évolution de notre site et,  en fonction des capacités de fonctionnement en notre possession.

P.S. La toile de fond de notre site étant le travail de mémoire,  évitons des invectives à chaque publication des archives de peur de tronquer les faits historiques. Donnons-nous la peine d’analyser les archives avec objectivité dans le but de permettre aux jeunes d’enrichir leur culture.

 

Messager

21 Décembre 1979 : Signature de l’accord de paix sur la     Rhodésie du Sud (futur Zimbabwe)
21 Décembre 1979 : Signature de l’accord de paix sur la     Rhodésie du Sud (futur Zimbabwe)

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Messager 25/07/2014 18:34

Cher Nyanguila,

Etant trop pris par l'installation du nouvel ordinateur, je n'ai pu répondre entièrement à votre dernier commentaire.
S'agissant de Musekiwa, il venait de la Rhodésie du Sud, soit de l'actuel Zimbabwe. D'ailleurs, ce nom de Musekiwa est très populaire au Zimbabwe.
Si vous me permettez, j'aimerais ajouter un point sur l'influence du tribalisme dans l'exercice du pouvoir, même en Afrique du Sud. En effet, Lorsque Mandela était sorti de la prison, l'ANC sous la domination d'une nouvelle génération était dirigée par Cyril Ramaposa, un Suthu.. C'est bien lui qui était présenti par tout le monde pour succéder à Mandela. Mais lorsque ce dernier s'est retiré, tout a été fait pour qu'il soit remplacé par Tabo Mbeki, un Khoxa, comme Mandela dont l'unique mérite fut qu'il était fils de Mbeka le père, un ancien voisin de Mandela en prison. Ramaposa étant Suthu, il fut écarté par "Khoxa connection" dirigé par Winie Mandela, comme on disait en Afrique du Sud, et bombardé comme PDG des Mines d'or jusqu'au décès de Mandela.
Lors des obsèques de Mandela, c'est lui Cyril Ramaposa (le véritable dauphin de Mandela) qu'on a vu à l'œuvre et non Mbeki.
Un autre point, ce sont les Zulu qui furent les premiers leaders historiques de l'ANC, particulièrement le prix nobel LUTULI. Si Zuma a fini par remplacer Mandela, c'est suite à la sagesse de ce dernier qui avait tenu, de son vivant, à céder le pouvoir, à un Zulu, en guise de reconnaissance, malgré l'opposition des ses frères Khoxa qui tenaient à s'éterniser au pouvoir.
Si le temps nous le permet, nous allons poursuivre ce dialogue.

Messager

Nyanguila 26/07/2014 20:41

Cher Messager,bonsoir et je vous remercie pour tout éclairage que vous m'avez apporté sur le Matabéléland et sur Issac-Musekiwa!A l'époque,nous nous intéressions des événements de la Rhodésie du sud suite à la prise de pouvoir,et rébellion,de Ian Smith!Ce faisant,Ian Smith voulait empêcher la prise de pouvoir,en Rhodésie du sud,par des nationalistes qu'il jugeait pas mûrs pour gouverner!Et qu'a fait Robert Mugabe?Le Zimbabwe,ancienne Rhodésie du sud où il y avait une forte population britannique,ancien grenier agricole et d'élevage,est devenu un lieu de misère et mouroir que les Zimbabwéens quittent pour gagner l'Afrique du sud!Et ce Ian Smith a fini sa vie en Afrique du sud,il y a quelques six ans!Enfin,Mugabe s'est comporté comme Mobutu et c'est triste!Dans un livre d'histoire des Anglais,l'origine du mot"Zimbabwe"commence par Ndzubu pour basculer vers Ndzimba et à travers des siècles!Enfin,merci pour cette rétrospective de la fin de la guerre en Rhodésie du sud et bien à vous.

Messager 24/07/2014 13:29

Mom cher Nyanguila,

Le Matébéland est la région habitée par les "Ndebélé" et le dont le chef lieu est Bulawayo. Les Ndébélé parlent une langue proche du Zulu. Il existe d'ailleurs des Ndebélé en Afrique du Sud d'où l'affinité entre cette ethnie et le peuple Sud africain. C'est la région Zimbabwenne qui a plus souffert de la rébellion.


Messager

Messager 23/07/2014 21:33

Chers Nyanguila et Pedro,
J’ai lu la question de notre ami Nyanguila depuis ce matin, mais comme je faisais la grasse matinée, étant en vacances d’une semaine, je n’ai pas pu répondre à temps. Heureusement que Pedro a déjà réagi en avançant une partie de ma réponse, c’est-à-dire que la phrase Dzimba dza Mabue serait d’origine Shona.
Quoi qu’il en soit, cette phrase confirme ce que nous avons toujours soutenu sur ce site que les langues africaines se ressemblent sur le plan structurel et lexical. Dans cette phrase par exemple, on retrouve « Mabwe » qui est le pluriel de « Ebwe » ou « Dibwe », qui signifie Pierre tant au Zimbabwe que dans certaines parties de l’Afrique centrale.
Ainsi, le Shona et le Ndébélé tout comme les autres langues bantou présentent certaines similitudes. Le Ndébélé particulièrement est très proche du Zulu que le Shona qui se rapproche des langues Zambiennes lesquelles sont proches des langues du Katanga et du Kasaï en RDC.
Certains livres d’histoire racontent qu’une partie des peuples de la RDC voire de l’Angola avaient effectué un crochet en Australe avant de remonter vers leurs positions actuelles.
Lorsque je suis arrivé en Afrique du Sud où ma fille aînée a débuté sa scolarité en langue Zulu, j’étais frappé par la similitude de beaucoup de mots Zulu avec nos langues. On y retrouve des mots kikongo, Luba, Lingala, swahili. Zulu ( en haut), Nkulu-Nkulu (Dieu), namutandji (maintenant), etc, etc. Un jour, je voulais savoir ce que signifiait « Inkhata », le parti politique des Zulu. J’étais surpris d’apprendre que « Inkhata » n’était autre que ce rouleau d’herbe ou de linges que les femmes mettent sur la tête afin d’amortir le poids d’une calebasse ou d’un panier. Dans ce mot Inkhata on a I, l’article et Nkhata ou Nkata le radical. Ce même radical Nkata signifie la même chose dans certaines langues africaines et congolaises.

Messager

Nyanguila 24/07/2014 02:36

Chers Messager et Pedro,bonjour et merci pour votre apport dans la compréhension des similitudes des langues dites"bantoues".Le radical Nkhata,en tshiluba,signifie le rouleau en étoffe que les femmes mettent sur la tête pour amortir le poids de toute charge qu'elles portent ou auront à porter quelque soit le poids!En outre,ce même "Nkhata"signifie aussi la roue,toujours en tshiluba,ce qui démontre toute forme enroulée!Enfin,dans ce Zimbabwe,il y a aussi des Matabélés et on y faisait référence en citant le territoire de Matabéléland et qu'en est-il devenu?Pour assoir leur emprise sur tout l'espace de l'actuel Zimbabwe,depuis Cecil Rhodes,les Anglais nommaient les indigènes,révoltés à leur implantation,les "Cafres".Enfin,il y avaient deux Rhodésies,celles du nord et du sud,et notre bon saxophoniste de l'époque,de l'African-Jazz et O.k-Jazz,Musekiwa venait de la Rhodésie du nord,donc de la Zambie actuelle.Et cette Zambie accède à l'indépendance depuis 1964 avec,comme prime Minister,à sa tête Simon Kapwepwe et ensuite Kenneth Kaunda.En attente,bien à vous.

Pedro 23/07/2014 11:55

Un ami Shona dit que c’est dzimba dza mabwe. Il ne connait pas le mot nzubu.

Pedro 23/07/2014 10:06

Cher Nyanguila,
Je ne connais pas l’expression nzubu dza mabwe, mais, même avant d’enquêter, je pourrais dire que c’est en Shona, non seulement à cause de la présence de la consonne affriquée représentée par dz, mais aussi parce que les ruines qui donnent le nom au pays se trouvent dans la province de Masvingo, qui est pays Shona. C’est une question que je vais poser à des amis zimbabwéens, pour savoir s’ils connaissent l’étymologie de Zimbabwe. L’isindebele est une langue du groupe nguni, c'est-à-dire qu’elle est apparentée aux langues sud-africaines isixhosa et isizulu.

Nyanguila 23/07/2014 03:30

Chers Messager et Pedro,bonjour et merci,à vous,pour cette rétrospective sur le dénouement du conflit en Rhodésie du sud,futur Zimbabwe,dans laquelle le raciste Ian Smith déniait aux noirs la compétence de diriger un Etat ou tout territoire structuré en forme moderne!Enfin,le nom de Zimbabwe découle de la signification:Nzubu dza Mabwe,qui signifie la maison en pierres et c'était depuis l'époque du royaume du Monomotapa.Est-ce en Nshona ou en Ndébelé,cette langue?En attente,bien à vous.

Messager 22/07/2014 20:43

Pedro,
Effectivement ,je me suis rendu compte de l'erreur après, Morgan T, est aussi Shona, mais défavorisé par le fait quîl ne fait pas partie des vétérants. Une autre discrimanation.

Messager

Pedro 22/07/2014 19:18

Cher Messager,
Il semble que Morgan Tsvangirai est Shona. Voilà qui explique partiellement ces chances formidables en 2008, où il a gagné le premier tour des présidentielles. Pour notre consolation, les occidentaux sont aussi tribalistes. Quand j’étais à Leeds pendant les élections britanniques de 1987, mes flatmates anglais, qui étaient pourtant supporteurs des travaillistes, ont dit qu’ils ne voteraient pas Labour cette fois-là, de peur qu’un Welshman (Neil Kinnock) ne devienne Premier ministre du Royaume Uni. Il s’agit là des postgraduates, parmi eux, un sociologue.

Messager 22/07/2014 18:05

Pedro,
Ton commentaire n’a rien d’invective, au contraire, il stigmatise le tribalisme dans l’exercice du pouvoir en Afrique.
Lorsque nous étions à l’école, lors de la guerre de libération du Zimbabwe, la presse parlait plus de Joshua Nkomo que de Robert Mugabe. Mais après les négociations de Londres, Mugabe , un Shona (tribu majoritaire) prit le dessus sur Joshua Nkomo, un Ndébélé de Bulawayo, tribu minoritaire qui a fini par être accusé de traîtrise et écarté définitivement du pouvoir.
Ce problème persiste jusqu’à présent. Malgré son âge, Mugabe s’est toujours imposé face aux candidats d’origine Ndébélé, minoritaires comme Morgan Tsvangirai.
J’ai des amis à Bulawayo et à Harare et je connais l’ampleur de ce clivage à caractère tribal au Zimbabwe.

Messager

Pedro 22/07/2014 16:44

Malheureusement, avec des sujets qui frôlent la politique, quoi qu’on fasse, la controverse s’attache même aux mots tels qu’ils étaient utilisés par les acteurs de l’époque. Vous allez voir avec ce commentaire dont le but primaire est de partager mon interprétation d’un bon bout de l’histoire de l’indépendance du Zimbabwe. En 1979, et un peu avant ça, les pays africains dits « progressistes » (tenez !), surtout ceux qui avaient à la tête des gouvernements marxistes-léninistes (sic !) et les autres pays de la « ligne de front » en Afrique Australe et Orientale, croyaient que le véritable patron du Front Patriotique était Joshua Nkomo. Quelle ne fut leur surprise quand le Front Patriotique du Zimbabwe a décidé d’aller aux élections comme ZANU (Robert Mugabe) et ZAPU (Joshua Nkomo), séparément. Maintenant que je suis devenu grand, il n’y a aucun doute dans ma tête que cette disposition profitait à la ZANU. Ce que les progressistes ignoraient, c’est que Joshua Nkomo n’était pas Shona, or les Shona représentaient environ 85% de la population zimbabwéenne et les élections sont une question de nombres d’électeurs, plutôt que d’idéologie. Seule la ZANU pourrait gagner les élections et elle voulait les gagner en dehors du Front Patriotique. Dites-moi qu’il est possible de parler de politique sans toucher au tribalisme.